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le Parti Mauritanien pour la Défense de l'Environnement (PMDE) présidé par M. Mohamed Ould Dellahi a été reconnu par récépissé N° 001/DAPLP du 6 juillet 2003.
Le bureau exécutif du Parti Mauritanien pour la Défense de l'Environnement (PMDE) a rendu public le 27 octobre un communiqué dans lequel il annonce sa décision de se retirer de la mouvance présidentielle. Le PMDE justifie cette décision par la persistance de la crise politique et sociale que connaît le pays. le PMDE dirigé par M Mohamed Ould Dellahi reproche au pouvoir ses promesses non tenues au cours de la présidentielle 2003, les violations continues des Droits de l'Homme, les arrestations arbitraires d'hommes politiques et de la société civile qui se poursuivent et qui ont même redoublé d'intensité ces derniers mois sur un fond de complots imaginaires, selon le PMDE. Aussi, le PMDE se dit dans l'impossibilité de continuer à cautionner un tel pouvoir "dirigé par quelques hommes d'affaires mafieux avec la bénédiction d'une oligarchie militaire corrompue". Le PMDE invite les autres partis de la mouvance présidentielle à suivre son exemple. Reste à savoir la réaction des autres partis à cet appel.

Avant la reconnaissance
Un parti écologiste en Mauritanie : l'idée folle de Ould Dellahi

Un parti écologiste en Mauritanie


Le Parti mauritanien pour la défense de l'environnement (PMDE) est le premier parti " vert " du pays. Il a vu le jour en janvier 2001. Pour son président, Mohamed Ould Dellahi, l'écologie politique a un grand avenir en Mauritanie.

C'est son expérience en tant que secrétaire général de l'Association des exportateurs des produits frais de la mer qui sensibilise Mohammed Ould Dellahi à la défense de l'environnement en Mauritanie. Même s'il n'a pas la prétention de jouer les premiers rôles en politique, son parti, le Parti mauritanien pour la défense de l'environnement (PMDE) permet de faire entrer sur la scène politique du pays un thème développé jusqu'ici par quelques Organisations non gouvernementales (ONG). Interview.

Pourquoi avoir créé un parti écologiste en Mauritanie ?
Mohamed Ould Dellahi : Depuis longtemps, je suis un défenseur convaincu de l'environnement même si, ici, personne n'en parle. Après dix ans passés dans le paysage politique et démocratique du pays - dans le Parti mauritanien pour le renouveau et la concorde, ndlr -, je me suis rendu compte que les politiques menées en Mauritanie n'avaient aucun impact sur la population. Le peuple a besoin de vivre dans un environnement sein et serein. Selon moi, toute action politique ou économique qui ne prend pas en compte l'aspect environnemental est vouée à l'échec. L'environnement, c'est ce que nous respirons, ce que nous buvons, ce que nous mangeons. C'est primordial.

Comment ont réagi le peuple et les hommes politiques mauritaniens ?
Mohamed Oul Dellahi : Les gens m'ont traité de fou. Les politiques ne pensaient pas que cette idée allait prendre de l'ampleur en si peu de temps. Nous avons aujourd'hui 4 000 membres convaincus. Notre bureau exécutif comprend des cadres, des ingénieurs, des juristes. Finalement il n'y a que moi qui ne sois pas diplômé sur 19 personnes ! Je cherche l'intérêt de tous les Mauritaniens, sans distinction de race, de religion ou d'ethnie. Nous avons réussi à porter le débat de la protection de l'environnement dans les salons, les bureaux et la presse.

Quel est votre programme ?
Mohamed Ould Dellahi : La défense de l'environnement et le respect des droits de l'homme. Les résultats de la désertification touchent directement la population, avec un exode rural massif qui entraîne un développement hasardeux et tentaculaire des villes. Avec à la clé : recrudescence du banditisme, recul des valeurs morales, problèmes dans les domaines de la santé et de l'éducation. Le PMDE prône la limitation du volume des déchets et de leur danger, la promotion de l'usage de produits recyclés, l'usage de moyens de locomotion moins polluants.

Comment faites-vous campagne ?
Mohamed Ould Dellahi : Ma vraie campagne a eu lieu dans les bidonvilles, auprès des jeunes et des famille qui vivent dans la misère. Nous avons créé des comités de base dans les quartiers pour sensibiliser la population à la protection de l'environnement, chose qu'elle ignore totalement. Nos militants font du porte à porte, distribuent des brochures, apportent le débat. Nous avons ciblé la région de Nouakchott, de Trarza, de Dakhlet Nouadhibou et de Tiris Zemour. C'est un travail de fourmi long et difficile que nous effectuons dans des conditions assez rudes. Nous n'avons aucun financement à part les collectes parmi nos adhérents, ce qui limite notre démarche.

Qu'espérez-vous des prochaines élections en Mauritanie ?
Mohamed Ould Dellahi : La politique de protection de l'environnement que nous menons est très sensible et on nous combat sur tous les fronts. Face à des partis structurés et solides financièrement, nous ne faisons pas le poids. Nous espérons tout de même obtenir quelques sièges dans les conseils municipaux. Nous n'avons toujours pas reçu notre récépissé pour pouvoir participer au prochain scrutin mais nous ne sommes pas pressés. Les choses doivent aller à leur rythme




Propos recueillis par Olivia Marsaud (Afrik.com)
Mis en ligne le : 13/03/2002

La police ordonne la fermeture du siège d'un parti Nouakchott, Mauritanie (PANA)

"Le Parti mauritanien pour la défense de l'Environnement (PMDE), non reconnu par les autorités mauritaniennes, a été sommé mardi par la police de fermer son siège à Nouakchott. Des policiers s'en sont même pris à l'enseigne du parti qu'ils ont arrachée de l'immeuble où se trouve le siège. Le président du PMDE, Mohamed Ould Dellahi, avait invité les journalistes pour un point de presse mercredi après-midi au siège en vue de "protester contre le retard dans la délivrance d'un récépissé au parti qui avait déposé un dossier de reconnaissance il y a plus de sept mois".