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31.05.2005

Feuilleton Pouvoir /Islamistes

30 mai 2005 : Feuilleton Pouvoir /Islamistes :Les Islamistes présentés devant le Parquet

Les islamistes ont été présentés à la justice qui a placé dix d'entre eux sous mandat de dépôt, demandé un complément d'enquête pour douze autres, au moment où dix sept islamistes retrouvaient l'air de la liberté.

Nous sommes partis pour un nouveau épisode dans lequel les "cellules d'AlQaida" dont il était question dans les communiqués de police auront été absentes. En effet, dans ses qualifications, la justice retiendra plutôt la constitution d'association non autorisée, les actes qui exposent les mauritaniens à des représailles et la violation de la loi sur les mosquées.

Après un garde à vue de plus d'un mois à l'école de Police de Nouakchott, les islamistes arrêtés le 25 avril dernier ont été présentés à la justice, le vendredi 27 mai.

En milieu de matinée quatre détenus menottés ont été présentés au parquet dans un dispositif de sécurité exceptionnel.

Ce groupe comportait Mohamed Vall Ould Chrif Taher, Mohamed Sidiya Ould Jdoud dit "Newewi", Ahmed Ould Mezid et un journaliste à la Télévision nationale, Mohamed Ould Abderahmane. Ce dernier a d'ailleurs été remis en liberté par la police, avant sa comparution devant le procureur de la République.

Et parallèlement au déferrement de ce premier groupe, la police a relâché de son école qui servait de lieu de détention quelques autres détenus. Parmi eux, Habib Ould Hemdeitt conseiller du ministre de la communication, Cheikhani Ould Beiba, Bounena Ould Ahmed Salem, Sidi Mohamed Ould Seyidi, Me Mohamed Ahmed Ould Haj et l'Imam Sidi Mohamed Ould Moustapha et plusieurs autres.

Déferrement et relaxe par petits groupes allaient se poursuivre tout l'après midi du 27 mai.

Le procureur de la République Mohamed El Ghaith Ould Oumar qui a remis en liberté deux autres prévenus, l'imam et Djibril Ndiaye a scindé les autres accusés en deux groupes en retenant contre eux des accusations distinctes. A l'encontre d'un groupe de quatorze détenus, il retiendra l'accusation de "constitution, appartenance et direction d'une association non autorisée" avec responsabilité d'" actes non autorisés par le Gouvernement qui exposent les mauritaniens à des représailles ".

Un deuxième groupe de huit accusés se sont vus accusés de violation de la loi sur les mosquées avec " provocation de querelles et de propagande abusive au sein de la mosquée pour des objectifs politiques, tendancieles et sectaires ".

Ces qualifications convient- il de le rappeler ont précédé le transfert des prévenus devant le juge du 1er cabinet d'instruction Sall Aliou Moussa. Mais auparavant le procureur de la république avait ordonné de ramener douze prévenus dans des commissariats de police, pour "complément d'enquête".

Comme on le voit, après plus d'un mois d'enquête, un "complément d'enquête" est encore demandé pour la justice. Dans cete première journée du 27 avril seuls, dix prévenus ont été placés sous mandat de dépôt à la prison civile de Nouakchott.

Parmi ces prévenus figure le Cheikh Mohamed El Hassen Ould Deddow et l'ex-ambassadeur Moctar Ould Mohamed Moussa. C'est le retour à la case départ. Décidément.

IOM

Note:
Info source : Nouachott Info


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Mauritanie : Suivi des engagements internationaux



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L'élan contestataire gagne progressivement du terrain


L'élan contestataire gagne progressivement du terrain

Essalam aleikoum,

L’élan contestataire qui gagne progressivement la Mauritanie semble irréversible. Car notre population prend conscience que le régime des voyous s'obstine à franchir toutes les limites bafouant toutes les libertés
fondamentales en tête desquelles la liberté de culte, leur dernier pré carré qu’ils souhaitent rester sacré et intouchable.

Les accusations dramatiques montées par la police politique, même si elles ont pu un moment impressionner d’aucuns, sont définitivement démasquées à l’extérieur comme à l’intérieur du pays. L’accusateur est maintenant
unanimement accusé et les Mauritaniens en ont assez de cette mentalité, aussi mercantile que honteuse, qui ne recule devant aucun mensonge fut ce-t-il incroyable.

Les symboles de la Mauritanie sont en prison, mais la population –jusqu’ici très conciliante et tolérante vis- à vis des violences répétées du pouvoir- brave quotidiennement les interdits et rentre dans une logique de
contestation pacifique réclamant plus de liberté et de véritables réformes (au-delà du simple sort des personnalités qui ont su donner l’exemple et assumer le sacrifice)*
Pas un jour ne passe sans qu’il y ait une action fut ce –t-elle symbolique Celle d'aujourd'hui a été remarquable : trois manifestations non autorisées ont été organisées grâce au "bouche à oreil" et ont pu partir de
différents points de la capitale pour se rejoindre devant la prison centrale, malgré le déploiement sécuritaire dans la capitale.
http://www.isslah.net/modules.php?name=News&file=article&sid=1916
http://www.alakhbar.info/page1.php?id=3298&catid=2
et sur les média étrangers
http://www.aljazeera.net/NR/exeres/9FC35B04-C192-41E4-AF79-F5BDC5DA6D50.htm

Gageons que désormais plus rien ne sera plus comme avant en Mauritanie


-----------------------------------------
* nous reprenons l’hommage à ces symboles vivants qui a été rendu par l’un de nos intellectuels engagés et révoltés contre la médiocrité ambiante :

« Vous êtes hantés par la bestialité d'une action qui ne s'enracine pas dans une éthique.

Vous vous êtes arraché à la pesanteur des lustres de pacotille.
Vous vous regardez paisiblement dans le miroir de la conscience.
Vous habitez les étages supérieurs du cœur et de l’esprit.
Votre morale est aérienne puisque humble, sereine puisque détachée,
lointaine etsure puisque ressourcée dans l'absolu.

Vous êtes présence au monde et repère dans la nuit.
Que la maffia vous traite de terroristes, cela ne surprend pas.
Vous êtes la torture de son refoulé, sa mauvaise conscience et la mémoire de sa bassesse.

Qu’elle vous traite de terroristes, il n'y a rien à redire : Vous êtes cette tolérance et ce juste milieu qu’elle pourchasse. »




--
Forum Mauritanien pour la Réforme et la Démocratie
http://www.isslah.net

28.05.2005

Le chef du mouvement islamiste de Mauritanie, Mohamed Elhacen Ould Dedaw, a été officiellement inculpé


Le chef du mouvement islamiste de Mauritanie, Mohamed
Elhacen Ould Dedaw, a été officiellement inculpé

AFP 27.05.05

Le chef du mouvement islamiste de Mauritanie, Mohamed
Elhacen Ould Dedaw, a été officiellement inculpé
vendredi par le procureur de la République et renvoyé
devant un juge d'instruction avec plusieurs de ses
proches, a appris l'AFP de source judiciaire.M. Ould
Dedaw, un érudit connu pour ses nombreuses conférences
religieuses dans les mosquées, a été inculpé de
"direction d'une association non-autorisée et actes de
nature à exposer le pays à des représailles
étrangères".Selon Brahim Ould Ebetty, l'un des avocats
des accusés islamistes, 16 personnes sur 37 déferées
devant le parquet vendredi, dont l'un des compagnons
proches de Ould Dedaw, Ould Moctar Ould Mohamed
Moussa, écopent du même chef d'inculpation.Huit autres
personnes, en majorité des imams, ont été inculpées
"d'appartenance à une association non-autorisée,
provocation de troubles et propagande néfaste dans les
mosquées pour des motifs politiques, tendancieux et
sectaires".Sur les 37 personnes déférées, une seule a
été libérée: un journaliste de la TV mauritanienne,
Mohamed Ould Abderrahmane. Les autres ont été
renvoyées dans les commissariats de police pour
"complément d'enquête".Selon l'avocat Ould Ebetty,
tous les prévenus "ont refusé de signer leurs
procès-verbaux de police qui, de leur avis, ne
correspondraient pas à leurs déclarations" et certains
d'entre eux affirmé avoir "subi des tortures sauvages
durant l'enquête".De sources islamistes, on apprend
d'autre part que l'un des quatorze islamistes libérés
plus tôt dans la journée de vendredi, l'imam Mohamed
Lemine Ould Elmoustapha, a de nouveau été arrêté par
la police après avoir dirigé la prière du vendredi
dans une mosquée de Nouakchott.Les autorités affirment
que les islamistes arrêtés depuis le 25 avril
voulaient lancer "une véritable révolution islamiste"
dans le pays, conformément à des "plans et stratégies"
découverts au cours de perquisitions de mosquées à
Nouakchott, version démentie par le mouvement
islamiste.Selon les autorités, les coups de filet
menés depuis le 25 avril sont liés à l'interpellation
peu auparavant de sept islamistes présentés comme
membres d'un groupe "salafiste jihadiste" et qui
avaient inculpés de "constitution d'association de
malfaiteurs".Selon des sources judiciaires, plusieurs
dirigeants islamistes mauritaniens sont accusés d'être
les principaux chefs de ce groupe lié à des
organisations étrangères "dangereuses", dont le Groupe
salafiste pour la prédication et le combat (GSPC),
groupe armé islamiste algérien qui a fait allégeance à Al-Qaïda.

27.05.2005

MAURITANIE : Fatimata Mbaye


MAURITANIE : Fatimata Mbaye Par BIOS DIALLO


Présidente de l'Association mauritanienne des droits de l'homme, cette avocate de 47 ans a choisi le droit pour être au service des « sans-droits ».

Le ministère de l'Intérieur mauritanien a annoncé le 15 mai la reconnaissance de trois organisations de défense des droits de l'homme : l'Association mauritanienne des droits de l'homme (AMDH), le Groupe de recherches et d'études pour le développement économique et social (Gerdes) et SOS-Esclaves. S'il est quelqu'un qui peut se féliciter de ce geste de décrispation de la part du pouvoir, c'est bien Me Fatimata Mbaye, qui préside l'AMDH depuis août 2003.
À 47 ans, ce bout de femme qui ne se presse pas derrière un fourneau et rivalise dans la parole avec les hommes est un phénomène à part dans le pays. Le 26 septembre 1999, elle est devenue la première africaine à recevoir le prix de Nuremberg, en Allemagne. Créée en 1995, cette distinction récompense tous les deux ans une personnalité remarquée par son combat pour le respect des droits de la personne humaine.

Unique femme du barreau mauritanien, Fatimata Mbaye dit être née pour s'opposer à toute forme de discrimination. « Je ne me vois pas comme une Noire, confie-t-elle de sa voix assurée. J'aurais pu naître blanche, jaune, mongole ou kurde. Et je me serais reconnue dans chacun de ces êtres. Pour moi, poursuit-elle, la valeur humaine est au-dessus de tout. »

Noire et femme, Fatimata Mbaye porte bien des poids sur ses frêles épaules. La société halpulaar (peule) dont elle vient est non seulement éminemment phallocratique, mais elle a connu aussi les castes et l'esclavage en plus des pratiques de l'excision et de la polygamie. Quant à la communauté maure, elle a longtemps pratiqué, sans en avoir l'exclusivité, l'esclavage sur les populations noires qui l'entourent.

Cette accumulation d'injustices heurte la jeune femme qui, âgée d'à peine 13 ans, se voit livrée à un homme de loin son aîné. « C'est là qu'on m'a volé mon enfance », murmure-t-elle. Pendant dix ans, telle une hache, elle renvoie à l'arbre sa violence. « Je ne pouvais plus voir mes amies, et mon mari m'a sommée d'arrêter mes études. Il me voulait au foyer, un point c'est tout ! » dit-elle dans une colère contenue. Lassé par ses interminables fugues, le mari cède. Elle obtient le divorce et entame des études en droit. « Ayant connu le mariage forcé, côtoyé des filles qui mouraient à la suite d'une excision, mon chemin ne pouvait être que celui-là », explique-t-elle. En 1986, un groupe d'intellectuels noirs publie le Manifeste du Négro-Mauritanien opprimé. Le pamphlet tombe sur la table des chefs d'État africains réunis à la Conférence des non-alignés au Zimbabwe. Le président Maaouiya Ould Sid'Ahmed Taya n'apprécie pas. À son retour à Nouakchott, il ordonne l'arrestation des auteurs du brûlot. Plusieurs enseignants et étudiants sont incarcérés.

Des grèves sont organisées, à l'instigation de l'Union des étudiants mauritaniens stagiaires, pour demander leur libération. Nouvelle répression. Premier séjour en prison pour Fatimata Mbaye, qui écope de six mois fermes pour distribution illégale de tracts. Transférée à la prison de Beyla, réservée aux femmes, elle découvre l'univers des maisons d'arrêt. En plus des rudes corvées, les détenues doivent se plier aux pulsions de leurs geôliers. Une fois hors des murs, elle dénonce ces dramatiques abus.

Mais le moment charnière de sa vie reste les événements de 1989. Cette année-là, un banal incident qui oppose des paysans à la frontière des deux pays mène la Mauritanie et le Sénégal au bord de l'affrontement. Prises de panique, les autorités rapatrient leurs ressortissants de part et d'autre après des journées d'horreur.

Si elle a choisi de faire le droit, ne cesse de répéter Me Fatimata Mbaye, c'est pour être au service des « sans-droits ». Elle se met à la disposition des rescapés et prend en charge le « Comité des veuves », constitué des femmes de militaires et de civils tués entre 1989 et 1994. Ses prestations sont bénévoles. Membre fondateur de l'association SOS-Esclaves, elle parle au nom de tous les opprimés. Ce qui lui vaut, en février 1998, un nouveau séjour en prison, après la diffusion en France d'un documentaire sur les séquelles de l'esclavage en Mauritanie.

Pour Me Fatimata Mbaye, la décision du gouvernement de reconnaître l'AMDH, le Gerdes et SOS-Esclaves, pour appréciable qu'elle soit, n'est pas suffisante. « Des dizaines d'autres organisations attendent de pouvoir agir légalement dans le pays. Et elles sont loin d'oeuvrer pour sa destruction. »

JEUNE-AFRIQUE-INTELLIGENT DU 22 mai 2005

MAURITANIENS ARRETES EN GAMBIE ET BLOQUES AU SENEGAL

MAURITANIENS ARRETES EN GAMBIE ET BLOQUES AU SENEGAL


Les services de sécurité gambiens, sur demande
expresse de l'Ambassadeur de Mauritanie à Banjul, ont
procédé, depuis 25 mai, à l'interpellation de deux
compatriotes , aussitôt remis aux agents locaux de la
police politique mauritanienne, la fameuse Direction
de la Sûreté de l’Etat (DSE), que conduit le
commissaire Deddahi Ould Abdallahi, cousin du Chef de
l’Etat, le Colonel Ould Sid’Ahmed Taya.
Le plus connu des deux, Abdallahi Ould Nafa, est un
commerçants influent en Gambie; il avait déjà été
arrêté, dans les mêmes circonstance, avant les
élections présidentielles de 2003, pour sa
participation à une liste de soutien au candidat Ould
Haïdallah. Après quelques mois d’expulsion au Sénégal,
il était parvenu à regagner Banjul.

Le second, Mohamed Ould Lehbouss, n’a pas
d’antécédents connus avec les autorités mauritaniennes
et semble subir les conséquences de sa proximité avec
le premier.

Or, le 26 mai, au passage de la frontière avec les
Sénégal, les gardes frontières de ce pays immobilisent
le véhicule et ses occupants, après avoir découvert
qu’il s’agissait, là, d’un enlèvement. Ils signifient,
à l’équipage, le refus de permettre le transit des
ravisseurs et de leurs victimes, par leur territoire,
à destination de la Mauritanie.

Les citoyens Mauritaniens en Gambie sont
particulièrement vulnérables aux intimidations,
essentiellement à cause de l’ascendant, de plus en
plus affirmé, de Nouakchott sur Banjul. Les deux
régimes entretiennent des rapports privilégiés où le
Pouvoir du Colonel Ould Sid’Ahmed Taya tente de
neutraliser la contagion du modèle d’alternance en
œuvre au Sénégal. Faut-il le rappeler, après la Guinée
Bissau, Banjul est devenu le principal point de
passage de l’aide financière et armée que le régime
mauritanien apporte à la rébellion de Casamance. Hier
cantonnées à un degré consulaire, les relations entre
les deux Etats se sont élevées, depuis un an, au stade
des ambassades.

L'Ambassade de Mauritanie fonctionne, essentiellement,
en officine de renseignements, sous le contrôle de la
Direction Générale de la Sûreté Nationale (DGSN) et de
la Direction de la Sûreté de l'Etat (DSE).

Nous attirons l'attention des ONG et autres instances
de défense des droits humains, sur nos craintes quant
au sort de ces détenus expatriés, au moment où le
Pouvoir du Colonel Ould Sid'Ahmed Taya, tente,
désespérément et jusqu'ici sans succès, de prouver
l'existence, en Mauritanie, de réseaux terroristes
liés à Al Qaida. En réalité, il ne s'agit que de ses
propres opposants, pour ne pas dire des plus résolus
d'entre eux.


SOURCE : CONSCIENCE ET RESISTANCE

24.05.2005

PETITION NATIONALE - nouvelles signatures



Je me joins à mes compatriotes pour signer cette pétition et exiger la libération des oulémas et personnalités arretées arbitrairement.
Mohamed Ould Sidy Dellahi
Le Président du
Parti Mauritanien pour la Défense de l'Environnement (Les Verts)



PETITION NATIONALE - nouvelles signatures

Démasquée à l'extérieur, notamment par le rapport de l'ICG, la campagne
de répression du régime contre l'une des composantes les plus crédibles de
son opposition est également largement condamnée par l'opinion nationale
dont les principales institutions libres et les plus éminentes personnalités
condamnent l'arbitraire du régime.


PETITION NATIONALE - nouvelles signatures

Nous, signataires de la présente, condamnons la campagne d’arrestations
contre les Oulémas et les personnalités nationales : l’érudit Cheïkh Mohamed
Al Hassen Ould Dedew, le docteur Al Mokhtar Ould Mohamed Moussa et leurs frères
dont l’arrestation a commencé le 25 avril 2005. Nous exigeons leur
libération immédiate.


Signés :

1 - Ahmed Ould Daddah, Président du RFD
2 - Messoude Ould Belkheir, Président de l’APP
3 - Cheikh Ould Hourma, Président du PCD
4 - Bâ Mamedou Alhassen, Président du PLEJ
5- Mouhamed Almoustahpa Ould Bedre El Dine, Député et vice-président
de d’UFP
6 - Cheikh Ould Emheimed, Député et vice-président du FP
7 - Me Mouhamed Mahmoud Ould Lemmatt, Député et vice-président du RFD
8 - Brahima Sarr, Député et vice-président de l’APP
9 - Diawara Gagny, Député et sécréteur général du PCD
10 - Mouhamed Vall Ould Mouhamady, Sénateur et sécréteur général
adjoint de
l’APP
11- Alalem Ould Ahmed Yaekoub, Député
12- Kane Hamidou Baba, Député
13- Kabady Ould Cheikh ben Endé, Député
14- Mouhameden Ould Babah, Vice-président du RFD
15- Samoury Ould Beya, Sécréteur général de la CLTM
16- Abdallahy Ould Mohamed dit Nahah, Sécréteur général de la CGTM
17- Mouhamed Ahmed Ould Saleck, Sécréteur général du SIPRS
18- Abdalahi El saleh Ould Loughmane, Sécréteur général de SNM
19- Ladje Traoré, Sécréteur général de l’APP
20- Ely Ould Allaff, Ancien ministre
21- Boubacar Ould Messaoud, Président de SOS-Esclaves
22- Yacoub Diallo, Avocat et ancien bâtonnier
23- Nanna Bint Cheikhna, Membre du bureau du RFD
24- Mouhamed Salem Ould Bamba, Maire de Teyaret
25- Chamekh Ould Meijine, Maire adjoint de Toujounine
26- Mohamed Lemine Ould Naty, Universitaire, responsable de
communication de
l’APP
27- Mouhamed Lemjade Ould Lebbate, Universitaire
28- Mohamed Elmoukhtar Ould Bleile, Sécréteur chargé de l’organisation
au SAWAB
29- Abed Assalam Ould Hourma, Universitaire
30- Professeur Saleck Ould Sidi Mahmoude, Sécréteur politique du PCD
31- Professeur Abdouty Ould Aly, Sécréteur à la communication du PCD
32- Yahya Ould Alhamed, Journaliste
33- Alkhalil Ould Mawloud, Universitaire
34- Ahmed Yacoub Ould Sidi, Directeur de publication du journal As
Safir
35-Daya Ould Mouhamed
36-Jily Ould Mouhamed Mahmoud
37 - Cheikh Ould Mohamed Aicha, économiste
38- Mohamed Elmoukhtar Ould Hamed, Comptable de la commune de
Toujounine
39- Semmethou Ould Bellale, CLTM
40- Eydda Ould Atih Allah, CLTM
41- Mouhamed Yaeckoube Ould Ahmed Vall, CLTM
42- Fatima bint Alalem, CLTM
43- Sid Ahmed Ould Albannane, CLTM
44- Jibrille Ould Heiriya, CLTM
45- Mohamed Ould Yarg, CLTM
46- Massoude Ould Demba, CLTM
47- Leghdhaff Ould Ndack, CLTM
48- Mohamed Ould Zahaff, CLTM
49- Seide Ould Bleile, CLTM
50- Sgheire Ould Alatique, CLTM
51- Raghiya Mint Alalem, CLTM
52- Rahmatou lah Kyti, CLTM
53- Kamla Bint Beye, CLTM
54- Iselamou Ould Elmoustapha, Journaliste
55- Alhassen Ould Medou, Journaliste
56 - Ahmed Ould Cheikh, Journaliste
57- Mohamed Elmoukhtar Ould Mohamed Vall, Journaliste
58- Mohamed Ould Mohamed Lemine, Journaliste et directeur de
publication de Al
Wihdawi,
59- Sidi Mohamed Ould Youness
60 - Sidi Mohamed Ould Ebâ, Directeur de Al Badil
61- Abdalahi Ould Ethvagha Elmokhtar, Journaliste
62- Mohamed Abdelwadoude Ould Jeilany, Journaliste
63- Thiam Mamadou, Journaliste
64- Badou Thiam, Journaliste
65- Ahmed Ould Alhoubae, CGTM
66- Mohamed Ould Sid Ahmed, CGTM
67- Bâ Aly Mokhtar, CGTM
68- Mbou Othman, CGTM
69- Samba Digo, CGTM
70- Nebghoha mint Mohamed Vall, Economiste
71- Oumokoulthoum Bint Mohamed Elhafedh, Economiste
72- Cheikha Mint Mohamed Alhafedh, Ingénieur
73- Economiste Mariem Mint Mohamed Elmoukhtar, Economiste
74- Aicha Mint Babah, Comptable
75- Jaevare Ould Yarg, Commerçant
76- Massouda Bint Damba, CLTM
77- Fatima Ibnt Mohamed Elhafedh
78- Deidda Bint Haidalla
79- Fatima Bint Haidalla
80- Sidi Mohamed Ould Aly
81- Professeur Ahmed Salem Ould Almostapha
82- Professeur Ahmed Salem Ould Aminou
83- Professeur Sidi Mohamed Ould Cheibany
84- Professeur Ahmed yaeckob Ould Ella
85- Ahmed Ould Saidna
86- Professeur Yaeckoub Ould Aemer
87- Sidi Mohamed Ould Aly
88- Cheikh Sall
89- Professeur Habiben Ould Habiben
90- Salma Mint Yarah
91- Ely Ould Sid Ahmed, Homme d’affaire
92- Ahmed Ould Vaktach
93- Lemna Mint Sedoum
94- Ahmed Salem Ould Bakar, Homme d’affaire
95- Ahmed Ould Ahmed Kowry
96- Professeur Habib Ould Ahmed Yahdih
96- Cheikh Ould Maeta, Journaliste
97- Ahmed Salem Ould Alboukhary, Journaliste
98- Mohamed Salem Ould Khalifa, Journaliste
99- Mohameden Ould Mohamed, Journaliste
100- Sidi Ould Al Alem, Homme politique
101- Boubeker Ould Mohamed Mahmoud
102- Mohamed Lemine Ould Balla
103- Biram Demba, Maire adjoint
104- Mohamed Ould Rabah, Membre du bureau du RFD
105- Elbou Ould Mohamed Lemine, Maire adjoint
106- Ekhdeija mint Echbih Elmahjoube, Maire adjoint
107- Mariem Mint Ghaly et chef de service, Maire adjoint,
108- Emoukelthoum mint Yahya Diop
109- Professeur Yaeckob Ould Jiddou
110- Elhadj Oumd Lefrak
111- Elmoukhtar Ould Babah, Fonctionnaire
112- BrahimeOuld Elkeihil, Homme d’affaire
113- Elmoukhtar Ould Embeirick, Sécréteur général de SI
114- Eboubacker Ould Babah, Vétérinaire
115- Professeur Abdalahi Ould Mohamed Mahmoud
116- Mohamed Abdalahi Ould Hayani, Comptable
117- Brahim Ould Dey, Avocat
118- Mohamed vall Sidi Abdoullah, Inspecteur
119- Mohamed Said Ould Mohamed Sidya, RFD
120- Boubakar Moussa, Ingénieur
121- Abdalahi Ould Mohamed Vall
122- Mhamed Mahmoud Ould Jiddou
123- Assiya Seck
124- Sarr Mamadou, Ingénieur, Ingénieur
125- Mokhtar Ould Efcou, Commerçant
126- Brahim ouldAhmed, Commerçant
127- Belkheir Ould Selmane
128- Mhamed Mahmoud Ould Abou Almaaly, Journaliste
129- Sidna Ould Jiddou, Commerçant
130- Elwali Ould Sidi
131- Sidaty Ould Heidra
132- Dieng Yéro Abdou
133- Abdarrahman Ould Sewla
134- Baba Ould Mouhamed
135- MohamedAbdarrahmane Ould Rassoul
136- Mohamed Ould Barickallah
137- Brahim Oumd Alhassen
138- Mohamed Mahmoud Ould Ahmed Jiddou
139- Maire, Aly Ould Mohamed Lemine
140- Eboubacker
141- Mariem Traoré
142- Mahjouba Bint Salck
143- Ebeibe Mint Hmeddan
144- Salak Ould Saleck
145- Sidi MohamedOuld Mahmed Mahmoud
146- Bouchra Mint Elmoukhtar
147- Mohamed Salem Ould Teyib
148- Ahmed Salem Ould Degla
149- Brahim Ould Ebety, Avocat
150 – Abdoulaye Diagana, président du GREM
151 – Mohamed Aly O. Louly, SG de l’OMDH
152 - Diagana Mamadou Youssouf, Porte Parole de L’OCVIDH
153 - Souelymane Ould Sidi Aly, Medecin, France
154 - Mamadou Bocar Ba, Président du FOME
155 - Beddy Ould Ebnou, Porte-Parole du FOME
156 - Cheikh Ahmed Ould Sidi, Boston USA
157 - Dia Ousmane, Trésorier Général de l’OCVIDH
158 – Abdel Nasser Ould Othman Sid’Ahmed Yessa, Porte parole de
Conscience et
Résistance
159 - Cherif Ould Cheikh, Coordinateur Europe de Conscience et
Résistance
160 - Dr. Abdallah ould Mohamed Salem, dit alchimiste, France
161 - Mohamed Dogui, FAAS
162 - Moctar Cheine, Porte parole MFD (Mauritanian Foundtion for
Democracy)
163 - Moustapha Ould Ibn Mogdad, President MFD (Mauritanian Foundation
for Democracy)
164 - Jemal OULD MOHAMED, JURISTE, FRANCE
165 - Abdallah O. Ismail, cadre d'entreprise
166 - Mohamed Ould Ahmed Tolba, professeur New York USA
167 - Abdallah Ben Aly, Membre du bureau du FOME
168 - Tah Ould Mohamed Mahmoud, Limoges, France
169 - SOUMARE Abdoul Aziz, Secretaire général de l'OCVIDH
170 - Mahamadou SY, Président de l'OCVIDH
171 - DIOP Moustapha, Lieutenant de vaisseau, Porte-parole et chargé
des
relations extérieures de l'Alliance Patriotique
172 - Ahmedou Wadiaa, Responsable de communication du FMRD, président
de la
section de Belgique
173 - Hacen Ould Lebatt
174 - Aboubakr Maroini, SG du FMRD
175 - Boubacar Demba Thiam, Président de la COMEB
176 - Mohamed O. Bamba, Ingénieur, France
177 - Baba Ould Sid'Ahmed, Journaliste, Belgique
178 - Mokhtar Ould Mohamed Laqghaf, Président de Conscience et
Résistance -
Section de Belgique
179 - Mohamed Mahmoud Ould Abdallahi, Economiste, Belgique
180 - Moussa Ann, président des FLAM - Section de Belgique
181 - Ahmed Mokhtar, Economiste, Belgique
182 - Sidi Al Moustaf Ould Taleb Mohamed, Economiste, Belgique
183 - Alhassen Ould Chace, Belgique
184 - Ely O. Amar, Virginia, usa
185 - Idoumou Ould Bombay, Journaliste, Belgique
186 - Kebe Abdoulaye ex député de l'opposition
187 - Ibrahima Sow, Universitaire
188 – El Arby Ould Salek, Président de SOS-Esclaves, Section Europe
189 - Abidine Merzough, Conscience et Résistance, RFA
190 - Traore Gaye, étudiant en sciences de l'éducation à Paris 12
191 - Ahmed Salem Ould Tah, RFD, France
192 - Fatimata TAGOURLA
193 - NGAM Mouhamadou
194 - TOURE Moctar
195 - SY Mamadou Saidou
196 - SOW Mohamed El Bechir
197 - WANE Moussa
198 - TOURE Moustapha
199 - DIALLO Djibril
200 - TOURE Oumou
201 - Moussa Mamadou dit Galo
202 - BAH Mamadou Gando
203 - SOW Daouda Mamadou
204 - SOW Mamadou
205 - NDIAYE Amadou
206 - NGAM Ibrahima
207 - AW Mamadou Abass
208 - Ibrahima SALL dit Kalidou
209 - Oumar DIALLO
210 - Demba Samba DIA
211 - NGAIDA Ibrahima, USA
212 - Salah Eddine Sy, Juriste
213 - DIALLO Amadou juriste FRANCE
214 - THIOYE Mamadou juriste France



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Forum Mauritanien pour la Réforme et la Démocratie
http://www.isslah.net

LE POINT SUR LES ARRESTATIONS EN MAURITANIE


Liste des personnes interpellées et détenus á partir du 25 avril, selon les informations recueillies à la date du 19 Mai 2005
LE POINT SUR LES ARRESTATIONS EN MAURITANIE
Par SOS ESCLAVES

Liste des Détenus:


1. Cheikh Mohamed El Hacen OULD DEDDEW, Jurisconsulte, Imam
2. L’Ambassadeur Moctar OULD MOHAMED MOUSSA, Président Conseil National du Parti de la Convergence Démocratique (PCD, non reconnu)
3. Maître Mohamed Ahmed OULD EL HADJ SIDI, Avocat, militant de SOS Esclaves Mauritanie
4. Cheïkhany OULD BEÏBA, Ancien Secrétaire Général de EL HIKMA, ONG
5. Mohamed Lemine OULD MOUSTAPHA, Imam Rabi’ wal Ichrine ( Nouakchott)
6. Aminettou MINT TCHFAGHA MOCTAR, Professeur Université de Nouakchott)
7. El Hassen OULD HABIBOULLAH, Imam Mosquée Tawfiq au Carrefour ( Nouakchott)
8. Bounnena OULD BABAH, Professeur
9. Eness Ould MOHAMED VALL, Etudiant
10. Habib OULD HEMDEÏTT, Conseiller au Ministère de la Culture
11. Mohamed OULD ABDERRAHMANE, Journaliste, correspondant de aljazeera.net
12. Ahmed Yacoub OULD ISSELMOU, Homme d’affaires
13. Sidaty OULD ELY EL-KOTY, Professeur Université Nktt
14. Sidi Mohamed OULD SIDI, Homme d’affaires
15. Ahmed OULD EL-KORY, Professeur
16. Abdellahi OULD AMINOU, Imam mosquée El Ikhlass à Tensouilim (Nouakchott)
17. Mohamed Sidya OULD JDOUD, Imam et gérant de Mahadra dans la banlieue de Boutilimit
18. Mezid OULD ABD EL HAGH,
19. Mohamedine OULD SIDI OULD AHMEDNA dit Béden’na, directeur de la législation et traduction au ministère de l'intérieur de la poste et télécommunications
20. Sidi Mohamed OULD SEYIDI, Commerçant au marché de la Capitale
21. Ahmed OULD MEDALLA,
22. Bah OULD JAH,
23. Billil OULD MOHAMED VALL, Journaliste et Rédacteur en Chef du Journal El Joumhouriya (journal du PRDS, parti au pouvoir)
24. Mahfoudh OULD IDOUMOU, Professeur
25. Abdallahi SARR, imam de mosquée El Khère de SEBKHA ( Nouakchott )
26. Khaled OULD ISSELMOU imam de la mosquée Al Hidayatt à Ryad ( Nouakchott)
27. Mohamed Lemine OULD DYA, muezzin de la El Ikhlass de Tensoulim (Nouakchott)
28. Mohamed Lemine OULD EL HASSEN, imam de la mosquée Chourava de Tevragh Zeïna ( Nouakchott)
29. Mohamed Lemine OULD EL MOCTAR, arrêté à Néma, transféré à Nouakchott vers le 10 mai
30. Boubacar OULD BITTY arrêté et transféré de Rosso
31. Meyne OULD SALEM arrêté et transféré de Rosso
32. Mohamed Mahmoud OULD ABOUL MAALY, rédacteur en chef de l'hébdomadaire arabophone AKHBAR Nouakchott

D’autres étudiants et personnes font également l’objet d’arrestations dont il reste difficile de déterminer le nombre et l’identité. La plupart ne sont pas connus pour un engagement antérieur.

Les personnes déférées:

33. El Khadim OULD SEMANE
34. Ahmed OULD HEINI OULD MAOULOUD
35. Hamad OULD MD LEMINE OULD MD KHAÏROU
36. Abdarahmane OULD CHEIKH SID’AHMED
37. Sidi Mohamed OULD MOHAMED VALL
38. Sidi OULD ABDELLAHI OULD HABATT
39. Sidi OULD BAH OULD LIMAME

Ils sont au nombre de sept (7), déférés lundi, 09 mai 2005. Après leur première comparution, le juge d’instruction les envoie d’abord à la prison civile, avec mandat de dépôt et, quelques heures plus tard, se ravise et établit une commission rogatoire, pour la Direction de la Sûreté de l’Etat aux fins de complément d’enquête.

Les personnes libérées :

1. Me Mohamed Abdallahi OULD V’GHIH, avocat , libéré le 14 mai 2005
2. Ahmed Yacoub OULD ABDERRAHMANE, Libéré le 14 mai 2005
3. Ahmed Yacoub OULD Isselmou, commerçant
4. Aminetou MINT ETCHFAGHA EL MOCTAR , professeur à l'université de Nouakchott
5. Mohamed Abdallahi OULD BILIL, responsable de la communication du PRDS
6. Mohamedine OULD SIDI OULD AHMEDNA dit Béden’na, directeur de la législation et traduction au ministère de l'intérieur de la poste et télécommunications.


Les personnes recherchés

(Noter que cette liste circule à Nouakchott mais n’est confirmée auprès d’aucune autorité)

1. Jemil Mansour, vice président du Parti de la Convergence Démocratique (PCD, non reconnu)
2. Kattry OULD HAMED, Chef de Service au Ministère de la Culture
3. Abdellahi OULD HBIB, Journaliste (au Journal El Marsad)
4. Mohamed GHOULAM, Imam de mosquée
5. Sid’Amar OULD CHEIKHNA, Imam de mosquée
6. Mohamed Mahmoud OULD SEYIDI, ex-professeur à l’Institut Supérieur d’Etudes et de Recherches Islmaiques (ISERI)
7. El Hassen OULD MOHAMED, Homme d’affaires
8. Abdarahmane OULD HADI, Responsable d’une école enseignant l’Arabe aux non arabisants
9. Mohamed OULD AHMED dit CHAER, Imam
10. Mohamed OULD DOUA, Imam
11. Ismael OULD ABDARAHMANE OULD CHEIKH SIDYA, notable religieux
12. Ahmed OULD ELEYA, Professeur
13. Oumar Ould VETH Ould ABDEL KADER, Imam de mosquée
14. Mohamed OULD ELHAJ SIDI, Imam de mosquée
15. Hamoud OULD SYAM,
16. Mohamed Vall OULD CHRIF TAHER,
17. Mohamed Mahmoud OULD LEMATT, Député, vice-président du RFD
18. Eness OULD MD ABDELLAHI OULD LEMATT,
19. Mohameden OULD EL HACEN,
20. Mohamed Lemine OULD MD MOUSSA
21. Garry OULD NOUNNOU,
22. Cheikhna OULD SIDI EL HADJ, Imam de mosquée
23. Mahfoudh OULD BRAHIM VALL, Imam de mosquée
24. Yacoub OULD HAMOUD,
25. Emenna OULD HABBALLA
26. Mohamed Vall OULD SIDI, Commerçant
27. Isselkou OULD EBIHAH
28. Moulaye Ahmed OULD EL BECHIR
29. Mohamed Lemine OULD ISMAEL, Imam de mosquée
30. Moustapha OULD MOHAMED,
31. Yacoub OULD BRAHIM OULD ETHMANE,
32. Mohamed Lemine OULD VALL,
33. Mohamed Vall OULD ABDEL KHADER,
34. ELGHOUTH OULD MOHAMED MEWLOUD,
35. Moulaye OULD AHMED CHARGHY,
36. Mohamed Mahmoud OULD IDOUMOU,
37. HAMZA ELLIBIY (Mohamed ELHOUCEINE),
38. El Alem OULD MOHAMED LEMINE,
39. Mohamed OULD SIDI OULD BAH,
40. Mohamed OULD MOHAMEDEN VALL,
41. Moukhtat OULD BOUNA,
42. Ahmed Bezeid OULD BOUNA,
43. Mohamed OULD N’TALLA,
44. Hamoud OULD MOUD,
45. Bettar OULD SALECK,
46. El Moctar OULD SID’ELEMINE,
47. AGHAYLEH,
48. Cheikh OULD MOHAMED VALL,
49. Mohamed Vall OULD SIDI KOUNTA,
50. EL Yedahi OULD ABDALLAHI,
51. Aly Hamid LOUBNANY,

20.05.2005

Parti SAWAB Note sur le Dialogue Politique


Parti SAWAB

Note sur le Dialogue Politique
De plus en plus de gens réclament le dialogue politique, de plus en plus de gens parlent de dialogue, comme s’il était amorcé ou envisagé par ceux qui l’ont toujours refusé. Certains ont même entretenu la confusion qu’un récent forum avait organisé le dialogue politique et, d’Akjoujt, ils ont reçu ce renfort sibyllin en forme d’oracle : le forum a été positif ! Pour qui ? Certainement pas pour la démocratie, certainement pas pour le dénouement de la crise politique qui étreint le pays, certainement pas pour la misère des pauvres et la paupérisation des classes moyennes. Pourquoi ? Parce que simplement ces questions n’étaient pas à l’ordre du jour du forum.

Peut-on encore espérer tromper une population debout dans un van de braises, ou peut-on, à ce stade de l’évolution des choses, se tromper encore à ce point sur les nécessités de la situation, les exigences du moment et les urgences du chaos rampant ?

Une mentalité d’épicier pense pouvoir gagner du temps, en attendant les retombées du pétrole et croit, sincèrement, que les pétrodollars résoudront non seulement la crise politique – en quoi le peuvent-ils ? Démontrons ! – mais aussi tous nos problèmes quels qu’ils soient, présents et futurs.

Le Parti SAWAB ne croyant nullement que les pétrodollars noieront nos problèmes et n’étant pas prédisposé à tromper qui que ce soit de l’opinion publique, de la population, de ses amis de l’opposition, ni même du régime gouvernant, n’avait pas cru nécessaire d’autoriser certains de ses membres invités au débat sans objet pertinent à prendre part à une manœuvre.

Le Parti avait, il y a un an, jour pour jour, à l’occasion de sa fondation, formulé son analyse de la situation qui prévaut dans le pays et les causes profondes de la crise.

Ces causes se ramènent principalement à l’absence de démocratie et à l’exercice solitaire du pouvoir, sur un fond d’injustices et d’accaparement des richesses par une minorité infime.

Toute discussion, tout dialogue, dans le contexte actuel de la Mauritanie qui ne viserait pas le rétablissement de l’équilibre des pouvoirs et l’instauration d’institutions démocratiques véritables équivaudrait à gratter une montagne avec ses ongles. Le mal vient de ce Gouvernement sans pouvoirs, de ce Parlement sans droits et sans devoirs, de cette Justice alliant incompétence et servilité et de cette gestion dont personne ne répond.

Devant les problèmes nombreux et ardus qui nous tiraillent de toute part et face à l’ouragan qui en est la source, les discussions sectorielles ou théoriques s’avéreront rapidement oiseuses et fastidieuses.

Discuter des valeurs démocratiques et de citoyenneté ? Où ? Dans une démocratie ou dans un régime de pouvoir personnel ! Chez M. Gbagbo et chez M. Hosni Moubarak ou en Suède et en Suisse ?

Parler des problèmes culturels ? Il y a toutes les chances que nous ne tombions jamais d’accord. Nous avons déjà des religions établies sur ces questions et il serait sage de ne pas remuer le couteau dans la plaie.

Etudier les questions économiques ? Nous étalerons inutilement nos divergences irréconciliables. Menés depuis 20 ans par le fouet du FMI et de la Banque Mondiale, beaucoup n’arrivent pas à accepter de se livrer d’eux-mêmes à la « main invisible » qui guide le libéralisme sauvage et inhumain, comme ils ne découvrent aucune vertu au « Consensus » de Washington.

La liberté pour les forts d’écraser les faibles, l’opulence des grands groupes, plus de richesse pour les riches, plus de misère pour les pauvres, la concentration de la richesse entre des mains de plus en plus réduites, les monopoles officiels ou de fait, protégés par le Pouvoir, cette situation vécue au quotidien ne peut être l’objet d’accord.

Le Parti SAWAB pense que l’économie est faite pour les hommes, non l’inverse. Elle est faite pour le bonheur des hommes, elle doit être organisée en conséquence pour leur bien. Si elle écrase les faibles, les pauvres, les travailleurs, les classes moyennes, les ruraux, comme c’est présentement le cas, si elle est une machine infernale de production de la misère et de la pauvreté, elle doit être reconnue pour ce qu’elle est : un système d’oppression, de domination et d’exploitation diabolique intolérable. Personne dans les couches populaires ne peut l’accepter, mais tout le monde peut la subir avec douleur, comme c’est le cas.

Si nous parlons politique étrangère, le récent tollé général, contre les relations avec Israël, a suffisamment montré combien il était inutile d’en discuter, combien nous n’étions pas au même diapason et combien les choix en la matière sont maintenus par la répression pure. Par la répression on ne peut rien construire, ni maintenir de durable. Et, en tout état de cause, on ne réunira dialogue et répression que le jour où on conciliera l’eau et le feu. Ou c’est l’un ou c’est l’autre.

C’est dire qu’il est impossible de dégager des solutions et des opinions unanimes sur les nombreuses questions qui nous tiennent à cœur et nous préoccupent. Cette chimère est dépassée. Elle est non seulement impossible, mais elle n’est même pas nécessaire à la solution de nos problèmes. Nous continuerons, comme tous les peuples, à avoir des point de vue différents ou divergents. Il n’y a pas de solution miracle ou unanime. Il n’y a que des approches – des approches seulement – fondées sur la Raison qui peuvent nous réunir, des approches rationnelles ouvrant les conditions de possibilités de solutions alternatives, multiples et différentes, mais acceptables pour tous, le jour où elles seront sanctionnées par le scrutin populaire libre et honnête.

Nous devons déterminer ce que nous cherchons par le dialogue, grâce à une anticipation synthétique de l’esprit, sinon nous risquons de ne jamais le trouver. Il est d’ailleurs à découvrir, non à déduire, et c’est toute la subtilité de la démarche ; ce que nous cherchons, ce que nous pouvons chercher c’est organiser nos différences et nos divergences. Cela s’appèle mettre en place la démocratie. C’est ce nœud fondamental qui conditionne tout qui manque, qui peut être consensuel et qui permet toutes les approches et ouvre les possibilités de solutions non conflictuelles.

Comment mettre en place une vraie démocratie, c’est le seul objet possible et honnête d’un dialogue politique dans les conditions actuelles de la Mauritanie. Toute autre tentative de noyer le sujet, de le contourner ou de l’ignorer équivaut à préserver une situation volatile, échappant au contrôle de tous – sans exception – et à maintenir à l’optimum le climat où a prospéré jusqu’ici la dangereuse crise politique qui rend l’avenir chaque jour de plus en plus incertain.

Le temps des fronts nationaux, des unions nationales, de l’unanimisme réducteur et trompeur, prétendant réduire toutes les opinions politiques à quelques slogans, est révolu, comme le temps où un parti dominant par les moyens de l’Etat ou un pouvoir en place maître de l’appareil d’Etat organise son attelage à sa guise et y accroche quelques autres wagons vides n’est plus convainquant. Une franchise du jeu s’impose désormais.

L’ère que nous vivons est une période de différences et d’opinions libres divergentes et c’est l’acceptation de cet ABC de la démocratie qui nous a manqué jusqu’ici. Jusqu’ici une seule opinion politique a droit de cité, c’est le règne de la culture de la pensée unique et du monolithisme sans partage. Cet état de sous-développement intellectuel et politique est devenu inacceptable et dépassé dans le monde d’aujourd’hui. Des virages aigus sont nécessaires, des remises en causes déchirantes s’imposent si l’on sait déchiffrer tout ce que tracent les illettrés, tout ce que murmurent les gens sans opinion politique connue.

La diversité des opinions et la multiplicité des organisations ne peut plus être un crime dans le monde moderne, comme l’infaillibilité des dirigeants, du fait simplement qu’ils disposent de la force publique, n’est plus crue. La vérité est relative et partagée.

Si personne n’a le monopole de la vérité, si personne n’a de vérité révélée à imposer, si les opinions ne sont plus des crimes, alors, c’est une atmosphère favorable pour que le dialogue s’engage.

Mais le dialogue politique doit d’abord être reconnu et promu par ceux qui l’ont toujours refusé et empêché. S’il est nécessaire, s’il est utile, s’il s’impose il doit faire l’objet d’une déclaration publique et des indices et des signes probants doivent montrer qu’il n’est pas une mascarade et qu’il n’est plus tabou. Un vrai dialogue n’est pas une assemblée de compagnons. On n’y met pas qui on veut. On n’en écarte pas qui on veut. Là encore, il faut jouer franc jeu. La crédibilité du dialogue est à ce prix.

Le dialogue en Mauritanie, en 2005, ne se fait pas sur une page blanche. Il doit tenir compte du contexte conjoncturel où il intervient. L’ombre d’un lourd passif pèse sur ses destinées. Ces lourdes peines prononcées à Ouad Naga, dans une caserne, lui donneront toujours un goût amer, une teinte surréaliste tant qu’elles ne sont pas amnistiées. La perte des droits civiques et politiques de certains hommes politiques à la fin de l’année 2003 est une véritable bourde inexplicable qui n’honore pas la « démocratie » à la mauritanienne. Ces exilés volontaires ou forcés qui ne peuvent rentrer dans leur pays sont une autre anomalie à corriger d’autant plus qu’on ne leur connaît pas de crime, autre que celui d’opinion. Les récentes arrestations, s’il s’avérait qu’elles ne sont pas liées au terrorisme islamiste, auront été un mauvais épilogue du forum passé et un très mauvais prologue à un dialogue véritable. Dans tous les cas dialogue et arrestations ne riment pas.

Certes, une entente entre toutes les parties participantes à un dialogue visant l’établissement d’une vraie démocratie devrait subséquemment entraîner automatiquement un engagement tacite ou écrit de bannir la violence dans l’action politique et l’arbitraire dans l’exercice du pouvoir.

En ce 18 mai 2005, premier anniversaire de sa fondation, le Parti SAWAB proclame solennellement sa disposition à tout dialogue visant à mettre en place une réelle démocratie et à étouffer, avant qu’il ne soit tard, les flammes de la crise qui menace d’emporter le pays. Il rappelle à tous les partis du pouvoir et de l’Opposition l’urgence d’une telle tâche et en appelle à leur sens de la responsabilité, à leur conscience et à leur esprit patriotique. Il renouvelle sa disponibilité à travailler honnêtement et sincèrement avec tous dans cette mission commune. Mais il avertit d’avance, également toutes les parties qu’il ne participera pas aux réunions et forums de complaisance, de parade ou de tricherie.


Nouakchott, le 18 mai 2005

17.05.2005

GAMBIE Deyda Hydara : mort d'un journaliste sous surveillance

GAMBIE
Deyda Hydara : mort d'un journaliste sous surveillance


Cliquez ici pour le rapport complet :
http://www.rsf.org/article.php3?id_article=13789

Dans un deuxième rapport de mission, Reporters sans frontières apporte un élément nouveau dans l'enquête sur l'assassinat du journaliste gambien Deyda Hydara, en montrant que celui-ci était menacé et surveillé par les services de renseignements, quelques minutes encore avant sa mort.

Cinq mois jour pour jour après l'embuscade qui a coûté la vie au cofondateur du trihebdomadaire The Point, par ailleurs correspondant de l'Agence France-Presse (AFP) et de Reporters sans frontières à Banjul, l'organisation exhorte une nouvelle fois le président gambien Yahya Jammeh à donner les moyens à sa police de mener une enquête crédible. En conclusion de son rapport, elle incite notamment le chef de l'Etat à « demander officiellement l'intervention d'un tiers neutre, indépendant et professionnel » (Š) et lui suggère « de se tourner vers les autorités britanniques ou américaines pour obtenir une assistance policière ».

Deyda Hydara a été assassiné par des inconnus au volant de sa voiture dans la soirée du 16 décembre 2004, alors qu'il raccompagnait chez elles deux employées de son journal.

« L'assassinat de Deyda Hydara dépasse le cadre de la Gambie, a déclaré Reporters sans frontières à l'occasion de la publication de son rapport intitulé : 'Mort d'un journaliste sous surveillance'. L'embuscade dans laquelle il est tombé a envoyé un signal effrayant à tous les journalistes africains, lesquels ont immédiatement témoigné de leur stupéfaction et de leur solidarité. C'est pourquoi nous ne comprenons pas pourquoi l'Union africaine (UA), dont la Commission africaine des droits de l'homme et des peuples (ACHPR) siège à Banjul, n'a toujours pas cru bon de condamner l'assassinat du plus éminent journaliste du pays. En effet, dans la déclaration finale de sa 37e session ordinaire, datée du 11 mai 2005, le nom de Deyda Hydara n'apparaît pas. L'ACHPR montre ainsi que l'organisation panafricaine est soit sous l'influence inacceptable de son hôte, soit infiniment éloignée des préoccupations des peuples africains. »

Au terme d'une nouvelle enquête, menée à Banjul et Dakar du 25 avril au 4 mai, Reporters sans frontières démontre, témoignages à l'appui, que « Deyda Hydara était harcelé et surveillé par les services de renseignements gambiens. (Š) Le durcissement de la législation sur la presse et la question stratégique du secteur sinistré de l'arachide a occupé une place privilégiée dans ses derniers articles. Il a été assassiné par des professionnels, lors d'une embuscade préméditée pendant laquelle, pour des raisons encore inexpliquées, les forces de sécurité présentes aux alentours ont failli à leur mission d'intervention et de protection. »

Cette nouvelle mission a été motivée par le fait que l'enquête officielle menée par la police, puis par les services de renseignements gambiens, est stérile et « enferrée dans des hypothèses absurdes ». L'organisation s'étonne notamment que « la piste du crime politique, qui apparaît pourtant comme la plus vraisemblable », ne soit pas examinée.

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11.05.2005

Communiqué des Verts de Mauritanie



Communiqué des Verts de MauritanieDevant la gravité de la situation sécuritaire et les dérives de l’appareil répressif : tortures des détenus et arrestations tout azimut, le Parti Mauritanien pour la Défense de l'Environnement (Les Verts)
- dénonce la torture sauvage et les traitements inhumains et dégradants infligés aux détenus de Wad Naga et exige l’arrêt immédiat de l’assassinat programmé de ces détenus.
- Lance un appel urgent à toutes les associations des droits de l’Homme pour une mobilisation active en vue de sauver la vie des détenus dont l’état de santé ne cesse de se détériorer jour après jour.

Le Parti Mauritanien pour la Défense de l'Environnement (Les Verts) exige la libération immédiate et inconditionnelle de tous les réformateurs islamistes arrêtés arbitrairement et dénonce la propagande mensongère du dictateur visant à faire croire en l’existence de groupes liés au terrorisme qui ne sont en réalité qu’un pire produit de l’imagination d’un tyran à la recherche d’appui extérieurs pour se maintenir au pouvoir.

Le Parti Mauritanien pour la Défense de l'Environnement (Les Verts) appelle tous les démocrates mauritaniens à mettre de côté leurs différents et à unir leurs efforts pour faire cesser la dictature.

Le 11 Mai 2005

Parti Mauritanien pour la Défense de l'Environnement (Les Verts)

Le Président
Mohamed Ould Sidy Dellahi

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