« 2005-07 | Page d'accueil | 2005-09 »

23.08.2005

Mohamed Ould Sidi Ould Dellahi reçu par le colonel Ely Ould Mohamed

medium_dellahy.6.jpg

Mohamed Ould Sidi Ould Dellahi reçu par le colonel Ely Ould Mohamed Vall

 

 

 

 

Nouakchott, 22 août (AMI) - Le président du Conseil Militaire pour la Justice et la Démocratie, chef de l'Etat, le colonel Ely Ould Mohamed Vall a reçu séparément lundi en audience, dans le cadre du lancement du processus de concertations avec les partis politiques, MM:


-Mohamed Ould Haimdoun, du Parti mauritanien du renouveau (Pmr);
-Mohamed El Hafedh Ould Denna du Parti travailliste mauritanien (Ptm);
-Cissé Amadou Cheikhou, de l'Alliance pour la justice et la démocratie (Ajd);
-Ahmed Ould Daddah, du Rassemblement des forces démocratiques (Rfd);
-Mohamed Ould Sidi Ould Dellahi, du Parti mauritanien pour la défense de l'environnement (Pmde);
-Cheikhna Ould Sidi Ould Hanena, du parti Sawab;
-Mohamed Ould Moloud, de l'Union des forces progressistes (Ufp).


Au cours de ces différentes audiences, le President du Conseil Militaire pour la Justice et la Démocratie, chef de l'Etat, le colonel Ely Ould Mohamed Vall a informé les responsables des partis des dispositions prises pour engager la concertation entre le gouvernement et les partis politiques , conformément aux orientations fixées par le
Conseil Militaire pour la Justice et la Démocratie.

22.08.2005

Mohamed Ould Sidy Dellahi Président du PMDE en concertation avec les dirigeants des partis politiques

medium_dellahy.jpg

Mohamed Ould Sidy Dellahi Président du Parti Mauritanien pour la Défense de l'Environnement (Les Verts) en concertation avec les dirigeants des partis politiques mauritaniens

Une serie de rencontres entre le Président du Parti Mauritanien pour la Défense de l'Environnement (Les Verts) et certains dirigeants des formations politiques s'est déroulée durant la semaine écoulée.

Les entretiens ont porté sur la situation née du renversement du régime totalitaire de Ould Taya et des assurances données par les nouvelles autorités pour l'organisations d"élections libres et transparentes.

 

Le dictateur Ould Taya traine ses casseroles au Qatar

 medium_dechu.jpgLe dictateur Ould Taya traine ses casseroles au Qatar

L'ex-président mauritanien Ould Taya a quitté la Gambie pour le Qatar

BANJUL - L'ex-président mauritanien Maaouiya Ould Taya, qui se
trouvait en Gambie depuis le 9 août, a quitté Banjul dimanche en fin
d'après-midi à bord d'un avion de la compagnie "Qatar Airways" à
destination de Doha, a constaté un journaliste de l'AFP.

Selon une source officielle gambienne ayant requis l'anonymat, le
Qatar a accordé l'asile politique à M. Ould Taya, renversé le 3 août
par un coup d'Etat militaire sans effusion de sang.

L'appareil de la compagnie qatarie a décollé vers 17H40 locales (et GMT) de l'aéroport international de Yundum (près de Banjul), où M. Ould Taya, vêtu d'un costume sombre sur une chemise claire, s'était rendu, accompagné par le président gambien Yahya Jammeh et plusieurs membres de son gouvernement.

Aucune déclaration n'a été faite. Le journaliste de l'AFP n'a vu aucun représentant de la communauté
mauritanienne établie dans le pays.

Avant son départ, l'ex-président a reçu les honneurs militaires. Maaouiya Ould Taya a quitté le pays en compagnie de sa femme et de quatre enfants. Son secrétaire particulier, qui l'avait accompagné à Banjul, n'a en revanche pas pris l'avion, selon les constatations du journaliste de l'AFP.

Ce proche de M. Ould Taya devrait retourner à Nouakchott, a indiqué à l'AFP une source officielle gambienne, sans préciser de date.

Un important dispositif de sécurité avait été déployé sur le trajet menant du lieu de résidence de l'ex-président mauritanien à l'aéroport.

Avant son arrivée en Gambie, l'ex-président mauritanien avait trouvé refuge à Niamey, au Niger.

Le putsch du 3 août a eu lieu alors qu'il se trouvait en Arabie saoudite pour les obsèques du roi Fahd.

( /(c)AFP 21 août 2005 21h11)


11.08.2005

Mauritanie : NOUVEAU GOUVERNEMENT

Mauritanie : NOUVEAU GOUVERNEMENT

Nouakchott, 10 août (AMI) - "La Présidence du Conseil
militaire pour la justice et la démocratie communique
par décret 095/2005 en date du 10 août 2005 sont
nommés:

-Ministre des Affaires étrangères et de la
coopération: Ahmed Ould Sid'Ahmed

- Ministre de la Justice: Mahfoudh Ould Bettah

-Ministre de l'Intérieur, des postes et
télécommunications: Mohamed Ahmed Ould Mohamed Lemine

-Ministre des Finances: Abdellahi Ould Souleymane Ould
Cheikh Sidiya

-Ministre des Affaires Economiques et du
développement: Mohamed Ould Abed

-Ministre des Pêches et de l'économie maritime: Sidi
Mohamed Ould Sidina

-Ministre de l'Equipement et des transports: Bâ
Ibrahima Demba

-Ministre de la Culture, de la jeunesse et des sports:
Mehla Mint Ahmed

-Ministre du Commerce, de l'Artisanat et du Tourisme:
Bâ Abderrahmane

-Ministre de l'Energie et du pétrole: Mohamed Ali Ould
Sidi Mohamed

-Ministre de l'Hydraulique: Ely Ould Ahmedou

-Ministre des Mines et de l'Industrie: Mohamed Ould
Ismael Ould Abeidna

-Ministre du Développement rural et de
l'environnement: Gandega Silly

-Ministre de l'Enseignement supérieur et de la
recherche scientifique: Naji Ould Mohamed Mahmoud

-Ministre de l'Enseignement fondamental et secondaire:
Cheikh Ahmed Ould Sid'Ahmed

-Ministre de la Fonction publique et de l'emploi:
Mohamed Ould Ahmed Ould Jek

-Ministre de la Santé et des affaires sociales: Saadna
Ould Behaide

-Ministre chargé de l'Alphabétisation, de
l'orientation islamique et de l'enseignement originel:
Yahya Ould Sid'El Moustaph

-Ministre de la Communication: Cheikh Ould Ebbe

-Secrétaire d'Etat chargée de la Condition féminine:
Nebghouha Mint Tlamid

-Secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre chargée
des Technologies Nouvelles: Maniana Sow Mohamed Deyna

-Secrétaire d'Etat chargé de l'Etat civil: Abdi Ould
Horma

-Secrétaire d'Etat chargé de l'Union du Maghreb Arabe:
Bismillah Elih Ould Ahmed

-Secrétaire général du gouvernement: Bâ Seydou Moussa



Le Directeur de Cabinet Conseil Militaire pour la
Justice et la Démocratie

Mohamed Lemine Ould Dahi."

AMI

05.08.2005

Déclaration du Président du Parti Mauritanien pour la Défense de l'Environnement (Les Verts)

 

 

 

Déclaration du Président du Parti Mauritanien pour la Défense de l'Environnement (Les Verts)

 

 

J’ai accueilli  avec une grande satisfaction l’annonce de la destitution du dictateur Ould Taya. Ce changement était inévitable et souhaité par tous les mauritaniens. Il met fin à plus de deux décennies de gestion catastrophique de la chose publique, d’injustice et de répression.


Je félicite ces hommes qui ont conduit le changement sans effusion de sang.
 
Je prends acte de l’engagement pris par Le Conseil Militaire pour la Justice et la Démocratie concernant l’organisation d’élections libres et transparentes dans les meilleurs délais.
 
Et j’attends d’eux qu’ils répondent aux aspirations de notre peuple. Les chantiers sont nombreux, la tache ardue et le peuple fonde tous ses espoirs sur vos promesses.
 
Le parti  exprime sa disponibilité à travailler avec Le Conseil Militaire pour la Justice et la Démocratie pour une Mauritanie démocratique et prospère.
 
 
Parti Mauritanien pour la Défense de l'Environnement (Les Verts)

Le Président
Mohamed Ould Sidy Dellahi

Coup d'Etat en Mauritanie: parlement dissous, mais gouvernement maintenu

Coup d'Etat en Mauritanie: parlement dissous, mais gouvernement maintenu

(Liberation 05/08/2005)

Le nouveau régime en Mauritanie a dissous jeudi le parlement, tout en proposant au gouvernement de rester en place, au lendemain d'un coup d'Etat sans effusion de sang, condamné par l'Union africaine qui a suspendu ce pays de ses rangs et appelé à un retour à "l'ordre constitutionnel".

La population mauritanienne, habituée aux coups de force, semblait, elle, avoir réagi positivement au changement, et ne pas regretter l'ancien président Maaouiya Ould Taya, au pouvoir depuis plus de 20 ans. Jeudi soir, des milliers de manifestants ont pris d’assaut les principales artères de la capitale mauritanienne pour manifester leur joie.

Le Conseil militaire pour la justice et le démocratie (CMJD) dirigé par le le colonel Ely Ould Mohamed Vall, directeur de la sûreté nationale (police), a annoncé, dans un communiqué lu sur l'antenne de la radio nationale, "la dissolution du parlement et le maintien des dispositions de la constitution du 20 juillet 1991, qui sera complétée par une charte du conseil militaire".

Parmi les principales dispositions de la constitution maintenues, le texte cite "le Conseil constitutionnel, la Cour des comptes, le Haut conseil islamique, les partis politiques et les conseils municipaux, qui doivent continuer à fonctionner normalement", ainsi que les associations et syndicats "légalement constitués".

Le texte précise toutefois que les compétences du Conseil constitutionnel seront "revues".

Les pustchistes s'étaient engagés la veille à "créer les conditions favorables d'un jeu démocratique, ouvert et transparent", et à ne "pas exercer le pouvoir au delà d'une période de deux ans".

Plus tôt jeudi, le CMJD a également demandé aux ministres et au Premier ministre Sghaïr Ould M'Bareck d'assurer la gestion des affaires courantes "pour le moment", a déclaré à l'AFP une source proche de la junte.

Les ministres avaient regagné leurs bureaux dans l'après-midi, a-t-on appris auprès de cette source et de plusieurs ministères.

A Nouakchott, la situation était calme jeudi et les administrations et les commerces, pour la plupart fermés la veille, étaient rouverts, à l'exception des banques, selon des témoins sur place.

Ni couvre-feu, ni postes de contrôle d’identité, le dispositif de sécurité était allégé, les véhicules équipés de mitrailleuses et les soldats en armes étant moins nombreux dans le centre-ville, a constaté un journaliste de l'AFP.

L’aéroport de Nouakchott a été rouvert au trafic dès mercredi soir après une fermeture de quelques heures, selon des sources aéroportuaires.

Dans le reste du pays, la situation était également normale, selon des témoins.

Le CMJD semble vouloir prouver que le changement s’est déroulé dans "la souplesse et dans le calme", explique sous couvert d'anonymat un observateur dans la capitale mauritanienne.

Ils souhaitent "donner confiance aux Mauritaniens et aux partenaires étrangers du pays", estime-t-il.

Le président Ould Taya se trouvait toujours à Niamey jeudi, où il a atterri en provenance de Ryad, et ne s'est pas encore exprimé sur la situation.

En revanche, l’ex-parti au pouvoir, le Parti républicain démocratique et social du président déchu (PRDS) a vivement rejeté le putsch et appelé toutes les forces vives du pays à refuser le "changement anti-constitutionnel".

Les partis d’opposition ont également généralement affiché jeudi matin une position de principe hostile au recours à la force, mais ils s'accordent pour demander des changements démocratiques, validant de fait le coup d'Etat.

Le Conseil de sécurité et de paix de l'UA a, lui, annoncé l'exclusion de la Mauritanie de ses rangs et a précisé que cette suspension serait effective tant que "l'ordre constitutionnel" ne serait pas de retour dans le pays.

En outre, le Conseil a décidé d'envoyer une délégation ministérielle à Nouakchott afin de rencontrer les membres du CMJD.

Le putsch a été condamné par la communauté internationale, et notamment l'Union européenne, les Nations unies et le département d'Etat américain.

Jeudi, le secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa a souligné la "nécessité de respecter la volonté du peuple mauritanien".

Le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, a quant à lui appelé jeudi au retour à "l'ordre constitutionnel et au respect des droits de l'homme et de l'Etat de droit en Mauritanie".

Enfin, l'ambassadeur des Etats-Unis en Mauritanie a été convoqué jeudi par les dirigeants du nouveau régime qu'il a appelés à rendre le pouvoir au président renversé Maaouiya Ould Taya, a annoncé le département d'Etat américain.

Du côté de l'armée, le CMJD semble avoir réussi sa mobilisation, selon plusieurs officiers interrogés par l'AFP.

"L'armée est unanime sur le changement (...) Les ralliements ont été rapides et sans grand problème", a notamment assuré un officier supérieur qui ne faisait pas partie des putschistes

Des partis politiques, parmi lesquels le RFD, et mouvements syndicaux soutiennent le nouveau pouvoir

Des partis politiques, parmi lesquels le RFD, et mouvements syndicaux soutiennent le nouveau pouvoir
(source ami)

(Mauritanie-web.com) - De nombreux partis politiques et organisations syndicales ont exprimé leur soutien au nouveau pouvoir en place en Mauritanie suite au récent changement survenu mercredi dans le pays.

C'est ainsi que l'Union pour la planification et la construction a rendu public une déclaration dans laquelle ce parti convie les formations politiques, les syndicats et l'ensemble des segments de la société civile à se tenir aux cotés des forces armées nationales et de sécurité qui ont opéré le changement à l'aube du mercredi 3 août 2005 et ont redonné au peuple mauritanien l'espoir de connaître la démocratie et de réaliser le progrès et le développement.

Le Syndicat national de l'enseignement supérieur a lui aussi rendu public une déclaration dans laquelle il réitère son soutien aux orientations énoncées dans le premier communiqué du Conseil Militaire pour la Justice et la Démocratie et relatives à l'instauration de la démocratie et de la justice, à la mise en place d'institutions démocratiques efficaces et à la possibilité pour les segments de la société civile d'exercer leurs activités en toute liberté. Le Syndicat a demandé tous de faire preuve de responsabilité, de tenir compte de façon prioritaire des intérêts de la patrie et de sauvegarder la stabilité pour réaliser le progrès et la prospérité dans un climat de sécurité et de respect des libertés individuelles et collectives. Pour sa part, le Parti unioniste démocratique et socialiste a exprimé son soutien au Conseil Militaire pour la Justice et la Démocratie sur la base des principes et engagements énoncés dans le premier communiqué de la nouvelle direction nationale. Le Parti a exprimé sa disponibilité à prendre part à la conception des dispositions constitutionnelles et législatives nécessaires à la mise en place d'une véritable démocratie dans le pays.

L'Initiative des jeunes pour la démocratie a exprimé, elle, sa satisfaction pour le changement, disant que le régime déchu était en crise et ne faisait qu'enfreindre les libertés. Le communiqué de cette initiative a loué la conduite du changement dans la quiétude et sans effusion de sang.

Des personnalités politiques et des intellectuels ont eux aussi rendu public des déclarations similaires dans lesquelles elles réitèrent leur soutien au Conseil Militaire pour la Justice et la Démocratie.

L'Amicale des anciens de la marine a rendu en ce qui la concerne un communiqué dans lequel elle exprime son soutien résolu au Conseil Militaire pour la Justice et la Démocratie.

La communauté mauritanienne installée en Cote d'Ivoire a déclaré son soutien au Conseil Militaire pour la Justice et la Démocratie qui a courageusement mis le pays à l'abri des conflits violents et de la destruction.

Le personnel de l'ambassade de Mauritanie à Berlin et la colonie mauritanienne installée en Allemagne a rendu public un communiqué dans lequel ils louent la bravoure des forces armées nationales et réitèrent leur soutien au nouveau pouvoir.

Le Rassemblement des forces démocratiques a émis une déclaration dans laquelle il souligne qu'il a enregistré avec satisfaction les déclarations d'intention du Conseil Militaire pour la Justice et la Démocratie. Ce parti exprime sa disponibilité à travailler avec le nouveau pouvoir et avec tous ceux qui, armés de bonne volonté, entendent impulser la marche de la Mauritanie vers de nouveaux horizons de démocratie et de développement économique et social durable.

Le parti exhorte tous les segments de la société civile à répondre aux appels de nos vaillantes forces armées et de sécurité.


04.08.2005

Coup d'Etat en Mauritanie : Le film des événements

Coup d'Etat en Mauritanie : Le film des événements


Le dictateur se refugie au Niger

16h15 : Démonstrations de joie dans les rues de Nouakchott. Des centaines de Mauritaniens sont spontanément descendus mercredi après-midi dans les rues de Nouakchott pour manifester leur joie suite au coup d'Etat perpétré dans la matinée en l'absence du président Maaouiya Ould Taya, a constaté un journaliste de l'AFP. Plusieurs défilés ont sillonné dans l'après-midi les principales artères de la capitale mauritanienne, scandant des slogans favorables aux nouveaux dirigeants de la Mauritanie qui n'ont pas dévoilé leurs identités, a constaté le journaliste. Plusieurs groupes de manifestants, venus pour la plupart des quartiers pauvres, sont passés devant le bâtiment de la présidence mauritanienne et ont salué les militaires de la garde présidentielle postés devant les locaux de la présidence.
"Nous sommes opprimés depuis plus de 20 ans", s'est exclamé Moustapha, jeune étudiant.
"La vie est devenue chère. Seuls les corrompus et les voleurs pouvaient vivre dans ce pays", a déclaré de son côté Amadou K..
Le président Ould Taya, qui se trouve à Niamey où il a atterri à la mi-journée en provenance de Ryad, n'avait toujours pas fait de déclaration mercredi dans l'après-midi.

15h56 : L'Union Africaine condamne la " prise de pouvoir " en Mauritanie.
Le président de la Commission de l'Union Africaine (UA), Alpha Oumar Konaré, a condamné mercredi "la prise de pouvoir" en Mauritanie, dans un communiqué. M. Konaré, ancien président du Mali, "condamne fermement toute prise de pouvoir ou toute tentative de prise de pouvoir par la force" et "suit avec préoccupation les informations en provenance de Nouakchott", la capitale mauritanienne, affirme le texte.
"Le Président de la Commission (...) réaffirme le rejet total par l'UA de tout changement anticonstitutionnel de gouvernement et son attachement au respect de l'ordre constitutionnel", ajoute le communiqué.

15h18 : Quatre officiers supérieurs Mauritaniens ont dirigé le coup d'Etat militaire.
Quatre des officiers supérieurs mauritaniens, dont le directeur général de la sûreté nationale, le colonel Ali Mohamed Fal, l'homme fort du régime, ont dirigé le coup d'Etat militaire qui a renversé, mercredi, le régime du Président Maaouiya Ould Sid'Ahmed Taya, a-t-on annoncé de sources concordantes dans la capitale mauritanienne. Outre le colonel Ali Mohamed Fal, officier le plus gradé, le coup d'Etat a été mené par le colonel Mohamed Ould Abdelaziz, chef de la garde républicaine, le colonel Ghazouani, chef des renseignements militaires et le colonel Ould Boubaker, l'adjoint du chef de l'Etat major de l'armée.


14h28 : Le conseil militaire pour la justice et la démocratie " met fin" au régime du président Ould Tayaa.
"Le Conseil Militaire pour la Justice et la Démocratie" formé par les militaires qui ont annoncé le renversement, mercredi, du régime du Président Mouaouiya Ould Sid'Ahmed Tayaa, a annoncé sa décision de "mettre fin aux pratiques totalitaires du régime déchu".Dans un communiqué dont MAP-Nouakchott a reçu copie, le Conseil a indiqué que les forces armées et de sécurité ont "unanimement décidé de mettre fin aux pratiques totalitaires du régime déchu dont notre peuple a tant souffert ces dernières années"."Ces pratiques ont engendré une dérive dangereuse pour l'avenir du pays", affirme le communiqué précisant que "les Forces Armées et de Sécurité ont décidé de la mise en place d'un Conseil Militaire pour la Justice et la Démocratie".Le Conseil "s'engage devant le peuple mauritanien à créer les conditions favorables d'un jeu démocratique ouvert et transparent sur lequel la société civile et les acteurs politiques auront à se prononcer librement ", ajoute le communiqué."Les Forces Armées et de Sécurité n'entendent pas exercer le pouvoir au delà d'une période de deux ans, jugée indispensable pour la préparation et la mise en place de véritables institutions démocratiques", souligne la même source ajoutant que le Conseil s'engage, par ailleurs, "à respecter tous les traités et conventions internationaux ratifiés par la Mauritanie".

14h20 : Les auteurs de la tentative de coup d'Etat ont annoncé qu'un conseil militaire avait pris le pouvoir en Mauritanie. Les auteurs de la tentative de coup d'Etat en cours à Nouakchott depuis mercredi matin ont annoncé qu'un conseil militaire avait pris le pouvoir en Mauritanie, selon un communiqué diffusé par l'Agence mauritanienne d'information (AMI).
"Les Forces armées et de sécurité ont unanimement décidé de mettre fin aux pratiques totalitaires du régime dont notre peuple a tant souffert ces dernières années", indique le communiqué. "Ces pratiques ont engendré une dérive dangereuse pour l'avenir du pays. A cet effet, les forces armées et de sécurité ont décidé la mise en place d'un Conseil militaire pour la justice et la démocratie", indiquent les putschistes. Ces derniers s'engagent à "créer les conditions favorables d'un jeu démocratique ouvert et transparent sur lequel la société civile et les acteurs politiques auront à se prononcer librement".

14h01 : Des putschistes annoncent qu'un conseil militaire va diriger le pays. Des putschistes annoncent qu'un conseil militaire va diriger la Mauritanie (communiqué diffusé par l'Agence mauritanienne d'information).

13h01 : Le président Mouaaiya Ould Taya se trouve à Niamey. Le président mauritanien Maaouiya Ould Taya est arrivé mercredi à Niamey, au moment où une tentative de coup d'Etat semblait être en cours dans la capitale mauritanienne, a indiqué à l'AFP un proche collaborateur du président nigérien Mamadou Tandja.
"Le président Taya est arrivé (mercredi) à 12h20 (locales, 13H20 GMT) à l'aéroport de Niamey où il s'est entretenu avec M. Tandja", a indiqué à l'AFP cette source sous couvert d'anonymat.
"Après environ 40 minutes d'entretiens, le président Taya a été installé dans une villa proche proche de la présidence", a ajouté cette source. Aucune information n'a filtré dans l'entourage du président mauritanien et on ignorait la durée programmée de son séjour au Niger.

12h33 : Ould Taya quitte Ryad ce matin, confusion à Nouakchott. Une tentative de coup d'Etat semble avoir été perpétrée mercredi à Nouakchott par des militaires mauritaniens, pour la plupart des membres de la garde présidentielle, qui ont pris le contrôle du siège de l'état-major, de la radio et de la télévision nationales en l'absence du chef de l'Etat Maaouyia Ould Taya. Le président, qui dirige le pays depuis vingt ans, était parti lundi à Ryad pour assister aux funérailles du roi Fahd. Le chef de l'Etat a quitté l'Arabie saoudite tôt mercredi matin, mais on ignore où il se trouve depuis. Des véhicules équipés d'armes lourdes et des batteries anti-aériennes ont été positionnés à plusieurs points stratégiques de la capitale par les putschistes, dont le nombre n'est pas connu, qui ont aussi bloqué l'accès à la présidence de la République et aux ministères, toujours selon la même source. L'entrée sud de la ville est également contrôlée par la garde présidentielle, a constaté le journaliste de l'AFP. Plusieurs pick-ups équipés de mitrailleuses étaient disposés autour de la présidence et certaines rues menant au bâtiment présidentiel étaient fermées. Il était impossible en milieu de journée de savoir si la tentative de coup d'Etat, qui a commencé vers 05H00 (locales et GMT), a fait des victimes. Cinq tirs d'armes lourdes ont retenti à 10H15 près du centre de la capitale mauritanienne dont les rues se vidaient progressivement, a constaté un journaliste de l'AFP. Vers midi, la situation restait d'autant plus confuse qu'aucun communiqué n'avait été diffusé, sept heures après le début du déploiement des militaires dans Nouakchott.
Interrogé sur la situation et le déploiement visible de militaires dans les rues de la capitale, notamment aux abords de la présidence, un diplomate en poste à Nouakchott reste prudent: "On ne sait pas encore si ces militaires sont là pour faire un coup d'Etat ou au contraire pour défendre le pouvoir. Les deux solutions sont possibles", a-t-il déclaré. Les bâtiments administratifs étaient désertés et l'activité était faible en fin de matinée, avec seulement quelques piétons et véhicules dans les rues, at-on également précisé.
Quant à l'aéroport de Nouakchott, il a été fermé au trafic civil à partir de 10H00 GMT, selon des sources militaires et diplomatiques. Aucun blindé n'était cependant visible à proximité, selon le journaliste de l'AFP. Selon des sources militaires, "plusieurs officiers supérieurs" auraient par ailleurs été arrêtés, mais on ignorait en milieu de journée s'il s'agit de militaires loyalistes ou au contraire de putschistes.

11h25 : L'aéroport de Nouakchott fermé au trafic civil.
L'aéroport de Nouakchott, où une tentative de coup d'Etat était en cours mercredi, est fermé au trafic civil, a-t-on appris mercredi de sources militaires mauritaniennes.

10h46 : Des habitants des quartiers proches de la présidence commencent à quitter leurs habitations.
Des habitants des quartiers résidentiels proches du siège de la présidence de la république à Nouakchott ont commencé à déserter leurs habitations pour se mettre à abri d'éventuels affrontements ou par crainte d'être la cible d'échanges de tirs, alors que des commerçants ont baissé les rideaux de leurs commerces.

Un habitant de la capitale a confié au bureau de la MAP avoir conduit temporairement les huit membres de sa famille hors de Nouakchott en attendant que les choses se clarifient et que la situation se stabilise.

Des tirs à l'arme lourde entendus après 9H00 (locales et GMT) ont semé la panique parmi les habitants de la capitale mauritanienne, particulièrement ceux des quartiers se trouvant à proximité de la Présidence.

Les programmes de la radio mauritanienne restent interrompues et aucun communiqué officiel sur la situation à Nouakchott n'a pour le moment été rendu public.


10h26 : Des militaires contrôlent les point stratégiques de Nouakchott, tirs d’armes lourdes. Des tirs à l'arme lourde ont été entendus mercredi matin à Nouakchott après que la garde présidentielle eut pris le contrôle de plusieurs points stratégiques de la capitale mauritanienne où un coup d'Etat militaire est en cours depuis l'aube, a constaté un journaliste de l'AFP.

Dès 5H00 locales (et GMT), des soldats de la garde présidentielle ont pris le contrôle des bâtiments de l'état-major, de la radio et de la télévision nationales et ont bloqué l'accès à la présidence et aux ministères, selon cette source.

Selon le journaliste de l'AFP, ils ont également positionné des véhicules équipés d'armes lourdes et des batteries anti-aériennes à plusieurs points stratégiques de la capitale.

Cinq tirs d'engins lourds ont retenti à 10h15 (locales et GMT) près du centre de Nouakchott, dont les rues se vidaient progressivement, a constaté le journaliste.

On ignorait à 10H00 GMT si le coup d'Etat en cours a fait des victimes.

Dans la capitale, les bâtiments administratifs étaient désertés et l'activité était faible en fin de matinée, avec seulement quelques piétons et véhicules dans les rues, selon la même source.

Aucun communiqué n'a été diffusé environ cinq heures après que des militaires eurent occupé l'état-major, la radio et la télévision nationales en l'absence du chef de l'Etat Maaouyia Ould Taya, parti lundi pour Ryad pour assister mardi aux funérailles du roi Fahd.

Par ailleurs, une source militaire a évoqué l'arrestation de "plusieurs officiers supérieurs", sans toutefois être en mesure de préciser s'il s'agissait de militaires loyalistes ou au contraire de putschistes.

10h04 : Tentative de coup d'Etat, l'armée dans les rues.
Des unités de la garde présidentielle et de l'armée mauritanienne sont déployées, depuis les premières heures de mercredi matin, dans les principaux points sensibles de la capitale mauritanienne au moment des informations persistantes font état d'une tentative de coup d'état contre le président Tayaa qui se trouve en Arabie Saoudite, a constaté la MAP.

Les militaires de la garde présidentielle ont pris le contrôle des états major des armées, de la Radio et de la Télévision interdisant l'accès aux bâtiments, a-t-on également constaté.

D'autres unités militaires interdisent l'accès aux bâtiments abritant les ministères et la présidence.

Interrogé sur ce qui se passe, Mohammed Ould Abdelaziz, chef de la garde présidentielle, s'est contenté de répondre: "A vous de voir ce qu'il y a''.

Par ailleurs, des véhicules portant des armes lourdes et la DCA sont déployés aux alentours des centres stratégiques sous haute surveillance, a-t-on relevé sur place.

Les forces armées interdisent les voies d'accès et de sortie de Nouakchott au niveau des principaux points conduisant à la ville.

Les émissions de la Radio nationale sont toujours interrompues.

Il n'y a pas eu d'accrochages ni de coups de feu.

Certaines informations non confirmées font état d'arrestations parmi des officiers supérieurs de l'armée.


9h15 : Des tirs à l'arme lourde ont été entendus à Nouakchott. Des tirs à l'arme lourde ont été entendus, mercredi, à Nouakchott au moment où des informations font état de l'avortement d'une tentative de renversement du régime du Président Mouaouiya Ould sid'Ahmed  Taya qui se trouve en Arabie Saoudite.

Les programmes de la radio mauritanienne, dont l'émission se termine à 01h00 GMT pour débuter à 06h00, n'ont pas encore repris.

9h01 : Informations sur l’avortement d’un coup d’Etat en Mauritanie. Des unités de la garde présidentielle se sont déployées mercredi à l'aube dans les secteurs névralgiques de Nouakchott et se sont assurées du contrôle de l'état major général de l'armée mauritanienne.

Selon plusieurs sources, une tentative de renversement du régime du Président Mouaouiya Ould sid'Ahmed Taya qui se trouve en Arabie Saoudite a été avortée. Les mêmes sources précisent qu'il a été procédé à l'arrestation à l'aube de certains officiers de l'armée.

Les programmes de la radio mauritanienne, dont l'émission se termine à 01h00 GMT pour recommencer à 06h00, n'ont pas repris.

Un journaliste de la MAP au bureau de Nouakchott a constaté que la garde présidentielle, la plus importante unité de l'armée mauritanienne, contrôle les commandements de l'armée, de la gendarmerie et de la garde et se déploie dans les principaux artères et points sensibles de la capitale.

Selon certaines sources, la garde présidentielle maîtrise la situation et a réussi à avorter une tentative de coup d'Etat, de même qu'aucun échange de tirs  n'a jusqu'ici été entendu dans la capitale.

8h58 : Tentative  de coup d’Etat de la garde présidentielle en Mauritanie.  Des militaires mauritaniens, pour la plupart des membres de la garde présidentielle, ont perpétré mercredi matin un coup d'Etat à Nouakchott en prenant le contrôle du siège de l'état-major, de la radio et de la télévision nationales en l'absence du chef de l'Etat Maaouyia Ould Taya, a constaté un journaliste de l'AFP.



Avec AFP et MAP


 

Les membres du Conseil Militaire pour la Justice et la Démocratie



Mauritanie-Conseil Militaire pour la Justice et la Démocratie

Le Conseil Militaire pour la Justice et la Démocratie publie un communiqué

Nouakchott, 3 août (AMI) - Le Conseil Militaire pour la Justice et la Démocratie a rendu public le communiqué suivant:

"Le Conseil Militaire pour la Justice et la Démocratie est constitué comme suit:

Président: Colonel Ely Ould Mohamed Vall;

Membres:

Colonel Abderrahmane Ould Boubacar;

Colonel Mohamed Abdel Aziz;

Colonel Mohamed Ould Cheikh Mohamed Ahmed;

Colonel Ahmed Ould Bekrine;

Colonel Sogho Alassane;

Médecin colonel Ghoulam Ould Mohamed;

Colonel Sidi Mohamed Ould Cheikh El Alem;

Colonel Negri Felix;

Colonel Mohamed Ould Meguett;

Colonel Mohamed Ould Mohamed Znagui;

Médecin colonel Kane Hamedine;

Colonel Mohamed Ould Abdi;

Colonel Ahmed Ould Ameine;

Colonel Taleb Moustapha Ould Cheikh;

Colonel Mohamed Cheikh Ould Mohamed Lemine;

Capitaine de vaisseau Isselkou Ould Cheikh El Wely".


03.08.2005

Démonstrations de joie dans les rues de Nouakchott

Démonstrations de joie dans les rues de Nouakchott

Des centaines de Mauritaniens sont spontanément descendus mercredi
après-midi dans les rues de Nouakchott pour manifester leur joie
suite au coup d'Etat perpétré dans la matinée en l'absence du
président Maaouiya Ould Taya, a constaté un journaliste de l'AFP.
Plusieurs défilés ont sillonné dans l'après-midi les principales
artères de la capitale mauritanienne, scandant des slogans favorables
aux nouveaux dirigeants de la Mauritanie qui n'ont pas dévoilé leurs
identités, a constaté le journaliste. Plusieurs groupes de
manifestants, venus pour la plupart des quartiers pauvres, sont
passés devant le bâtiment de la présidence mauritanienne et ont salué
les militaires de la garde présidentielle postés devant les locaux de
la présidence.
"Nous sommes opprimés depuis plus de 20 ans", s'est exclamé
Moustapha, jeune étudiant.
"La vie est devenue chère. Seuls les corrompus et les voleurs
pouvaient vivre dans ce pays", a déclaré de son côté Amadou K..
Le président Ould Taya, qui se trouve à Niamey où il a atterri à la
mi-journée en provenance de Ryad, n'avait toujours pas fait de
déclaration mercredi dans l'après-midi.


L'information continue sur
http://www.mauritanie-web.com






Toutes les notes