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19.04.2008
DEUX VIDEOS EXCLUSIVES : des militaires français ratent une chasse aux terroristes en Mauritanie

.0Trois morts, huit blessés, trois terroristes en fuite ! C’est le triste bilan de la chasse à l’homme menée en Mauritanie pour capturer les tueurs des quatre touristes français assassinés le 24 décembre au nord de Nouakchott.
Un journaliste ami de « Bakchich » a filmé la dernière fusillade, lundi 7 avril, dans la capitale, entre la police mauritanienne et les terroristes présumés. Ses images et son enquête montrent que des agents secrets français pilotaient une partie des opérations. Il raconte
Regardez bien ces images, des passants en jogging ou en boubou sont dans une rue de Nouakchott, quand soudain des coups de feu claquent. Qui tire sur qui ? Cinq hommes armés sont aux fenêtres d’une villa blanche, ils visent un terrain vague en contrebas, où six policiers de la toute nouvelle brigade d’intervention rapide de la police mauritanienne, dotée d’une trentaine d’hommes, s’abritent du feu derrière les portes de leur 4x4 à l’arrêt.
Le pick-up blanc, qu’on voit sur les images arriver en renfort, est celui du commandant de l’unité, Mohamed Salem Ould Ghallah. Lui n’a pas le temps de descendre de son Land cruiser, il se prend une rafale et décède sur le coup.
A ce moment-là, nous avons pu amener la caméra derrière un mur, d’où l’on peut voir les policiers tirer depuis leur véhicule. Les tirs s’intensifient, les balles secouent le sable, les policiers coincés, démoralisés par la mort de leur commandant, profitent d’une pause et se replient en emportant huit blessés. Dans les rues, l’information circule vite et on parle de cinq terroristes retranchés dans la villa blanche. Tout le monde sait que depuis plusieurs mois, les policiers mauritaniens sont engagés dans une chasse à l’homme contre le commando salafiste qui a assassiné quatre touristes français dans le désert, la veille de Noël.
Un mystérieux français dirige les policiers mauritaniens
Quelques minutes plus tard, comme le montre cette seconde vidéo, les policiers sont repliés à couvert derrière un mur, rejoints par des renforts. On peut voir les gradés, décapités après la mort du commandant, en plein flottement. C’est là qu’au milieu d’eux, soudain, apparaissent trois Occidentaux.
L’un deux, un beau blond athlétique en pantacourt, s’agite et donne aux forces mauritaniennes des directives de la main droite. On l’aperçoit au tout début de la vidéo, au premier plan, avant qu’il ne disparaisse derrière l’homme en boubou bleu. On le revoit au centre de l’image vers 0’33, puis marchant de dos vers 0’42.
Un répit dans la fusillade permet de traverser le champ de tir et d’approcher ces hommes, caméra à la main. Le blondinet vient aussitôt vers nous dans sa tenue de vacancier international, exception faite du pistolet qu’il tient à la ceinture en lieu et place du téléphone portable ou de la banane du touriste moyen. « Robert », appelons-le ainsi (c’est le surnom préféré des barbouzes…), nous demande en français sans accent, et
sèchement, de ne pas être filmé.
On demande à « Robert » ce qu’il fait ici, il répond qu’il travaille pour la coopération, en mission de formation pour la police mauritanienne.
- Mais que faites-vous au coeur de cette fusillade ?
- Pure coïncidence, affirme-t-il.
- C’est quand même étonnant de vous voir ici, en train de diriger une attaque sur le sol mauritanien… Vous chapeautez la brigade ?
- Je vous le répète, on est arrivés là PAR HASARD, insiste notre beau blond.
- Et par hasard, vous ne seriez pas des services de renseignement français ?
- Pas du tout ! termine l’homme qui tombe à pic, avant de nous demander de déguerpir.
vidéo
Que faisaient ces trois « coopérants » français sur la scène de la fusillade ? A l’ambassade de France, on répond d’abord à Bakchich un grand « Ah bon ? », en affirmant ne rien savoir de cette affaire. On leur mentionne une preuve filmée, et le ton change : « s’il y a eu des Français sur le terrain de la fusillade, de toute façon, ce ne serait que très anecdotique. Ici, on n’a que quatre coopérants militaires chargés de faire de l’assistance technique aux Mauritaniens ». Arrivée non prévue, donc, d’un simple coopérant militaire qui passait par hasard sur les lieux ? Si l’on en croit les policiers mauritaniens, les Français sont vraiment trop modestes !
Mardi 8 avril, au lendemain de la fusillade, des hauts gradés de la police de Nouakchott nous dévoilent en effet ce que les Français ne voulaient pas dire : la planque des Salafistes, dans la villa blanche, leur a été révélée par les Français… Comme quoi, le beau « Robert » n’était pas vraiment en train de cueillir des dattes avec son pistolet à la ceinture, quand par hasard il aurait entendu des coups de feu et se serait précipité pour estimer si tout va bien. Le même jour, l’information se précise. Un de nos contacts diplomatiques nous confie que « Robert » et ses deux amis, qu’on voit sur nos images, sont « trois agents de la DGSE qui suivent l’enquête depuis l’assassinat des quatre touristes français ». On comprend mieux !
La DGSE, déjà à l’origine de l’arrestation de deux terroristes du même groupe en Guinée-Bissau en janvier, poursuit donc sa traque en Mauritanie, et a servi d’indicateur aux Mauritaniens. Très efficace : elle a mené les policiers mauritaniens sur le quartier occupé par les terroristes. Sauf que les Français ont oublié un détail : à l’intérieur de la villa, les djihadistes étaient lourdement armés. Et parmi les policiers mauritaniens qui ont mené l’assaut, certains le gardent un peu en travers.
Un haut gradé est même un rien accusateur : « C’est sur information des Français que la brigade est partie sur les lieux pour repérer dans le quartier. Sauf qu’on ne savait pas dans quelle maison les terroristes étaient retranchés. On a reçu une information incomplète qui a conduit à la mort d’un commandant mauritanien et à 8 blessés dans nos rangs ». Autrement-dit, à tort ou à raison, des flics mauritaniens jugent que nos services tricolores ont un rien manqué de rigueur et de professionnalisme. Et qu’à cause de cela, le repérage a mal tourné et a dégénéré en fusillade.
Ce qui est sûr, c’est que le bilan de l’opération n’est pas à la hauteur du professionnalisme, reconnu, de nos espions français. Un policier mauritanien est tué, huit autres blessés. Un jihadiste est trouvé mort dans le garage de la villa, ses quatre compagnons prennent la tangente. Leur trace est retrouvée dans la nuit nouakchottoise après qu’ils aient braqué un automobiliste. L’un d’eux, blessé lors de la fusillade est ramassé mourant sur la banquette arrière. Présenté par la police mauritanienne comme l’artificier de la bande, il décèdera samedi 12 avril.
Restent trois jihadistes encore dans la nature, parmi lesquels se trouverait l’un des trois tueurs présumés des quatre touristes français, Sidi ould Sidina, alias « Abou Jendel », un jeûnot de 20 ans aspirant à faire partie des pontes de l’ancien GSPC, qui se réclame d’Al Qaida. Arrêté en Guinée Bissau grâce à la DGSE, puis extradé vite fait à Nouakchott, le gamin a fait la nique à tout le monde au début du mois. Profitant d’une pause pipi lors de son audition avec le juge chargé du dossier des quatre touristes, il s’est échappé en plein jour du palais de justice ! En dépit des affiches Wanted (13 000 euros pour sa capture) collées dimanche aux murs de la principale artère de la capitale, Sidina court toujours.
Pour vérifier nos révélations, Bakchich a joint le ministère des Affaires étrangères et celui de la Défense. Au Quai d’Orsay, on nous nous affirme qu’aucune information ne leur est remontée sur cette affaire. Au la Défense, après un temps de vérification, on nous répond ceci : "nous sommes désolés, mais pour cette fois, nous ne communiquerons pas sur ce dossier". Pas même un démenti ? Eh non. Rien de rien.
Capture d’un des tueurs présumés des quatre touristes français
Cette troisième vidéo montre la capture en plein Nouakchott d’un de ses complices présumés, trois jours après la fusillade. Cela se passe le jeudi 10 avril. Un chauffeur de taxi est alpagué pour une course. Il croit emmener une femme vêtue de l’habit traditionnel (mélhafa), quand il s’aperçoit, damned, que cette beauté porte au visage des poils peu féminins ! Une femme à barbe ? Le chauffeur n’en croit rien et tente de donner l’alerte. Vénus tente de s’enfuir mais elle se prend les pieds dans la mélhafa et ce sont des passants qui l’attrapent…
Reviennent alors les flics de la brigade d’intervention, qui d’un tissu couvrent son doux visage, la menottent sans égards et l’embarquent, pied au plancher, vers la prison de la ville. Aujourd’hui, les autorités affirment que le travesti serait en fait le troisième assassin et chef présumé de la bande, Maarouf Ould Haiba. En cavale depuis le massacre des Français, fin décembre, il a semble-t-il été bien cuisiné, car dès le lendemain, vendredi 11, deux caches d’armes sont découvertes dans le quartier où a eu lieu la fusillade lundi.
La suite de notre grande chasse à l’homme franco-mauritanienne au prochain épisode, si « Robert » et ses gars, nos limiers de la DGSE, parviennent à retrouver les trois fuyards encore en cavale.
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Mauritanie: un "coopérant militaire" français blessé par des militaires

Un "coopérant militaire" français a été "légèrement blessé à la cheville" jeudi soir à Nouakchott par des militaires mauritaniens devant le commandement de la garde présidentielle et évacué vers Dakar, a-t-on appris vendredi de source sécuritaire mauritanienne.
Dans un premier temps, la télévision mauritanienne avait indiqué que "deux étrangers" avaient été "légèrement blessés" par balles. Mais la source sécuritaire a précisé vendredi que le deuxième Français se trouvant à bord du véhicule n'a pas été blessé.
Sollicitée par l'AFP, l'ambassade de France à Nouakchott s'est refusée à tout commentaire.
A Paris, la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Pascale Andréani, a reconnu qu'un "coopérant technique" français avait été "légèrement blessé", sans donner de précisions sur ses activités. Mme Andréani a aussi fait état de "deux étrangers non-français" blessés.
Selon les premiers éléments de l'enquête, les deux Français à bord d'une voiture aux verres fumés se sont arrêtés devant le portail de la garde présidentielle. Les gardes ont ordonné au conducteur de s'en aller mais la voiture n'a pas bougé. Les militaires ont alors tiré, selon la source sécuritaire.
Mercredi, une voiture avait forcé à vive allure les barrières d'accès de l'ambassade de France à Nouakchott avant d'être immobilisée. Selon les premiers témoignages, "il semblerait que le conducteur ait été pris d'un accès de démence".
Interrogé sur la nature de ces deux événements, Mme Andréani a estimé qu'il s'agissait d'"accidents". "C'est fortuit. Nous n'en tirons pas de conclusion particulière en matière de sécurité", a-t-elle ajouté.
Ces deux incidents interviennent dans un climat sécuritaire très lourd en Mauritanie, avec des forces de sécurité mauritaniennes particulièrement nerveuses.
Le pays a connu, entre fin décembre et début février, trois attaques de la mouvance d'Al-Qaïda qui ont fait sept morts (quatre touristes français et trois militaires mauritaniens) et provoqué l'annulation du rallye Dakar 2008.
Début février, une attaque revendiquée par Al-Qaïda contre l'ambassade d'Israël à Nouakchott avait fait trois blessés, tous Français, dans un restaurant se trouvant à proximité.
Lundi, le procureur de la République de Nouakchott, Mohamed Abdallahi Ould Tiyib, a indiqué que des combattants islamistes, qui ont affrontés le 7 avril les forces de sécurité à Nouakchott, étaient "sur le point de mener" des attentats en Mauritanie.
AFP - Nouakchott
12:29 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Le rescapé du carnage mauritanien parle sur RTL
Le 24 décembre 2007, en fin de matinée aux environs d'Aleg (Mauritanie), cinq touristes français piquent-niquent sur le bord de la route. Ils

sont attaqués par trois Mauritaniens armés de Kalachnikov qui tirent sur les Français.
Quatre sont tués sur le coup. - François Tollet, seul survivant de cette tuerie, a été rapatrié en France et il est hospitalisé à Lyon. Il ne s'était encore jamais exprimé dans les médias. Il le fait en exclusivité sur RTL.
Myriam Alma
RTL+ : le témoignage exclusif de François Tollet, unique rescapé
"En moins de 2 minutes, on était tous à terre, flingués..."
Quelques jours après ces assassinats, les organisateurs du Dakar ont annulé l'épreuve en raison des conditions de sécurité en Mauritanie. Le rallye devait traverser le pays. C'est la première fois depuis la création de l'épreuve en 1979 que la course est annulée.
12:20 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15.04.2008
Aujourd'hui sur Cridem : Mardi 15 Avril 2008 - 12:38:15

En 1980, la «vente» de M’barka Ghaidour avait été à l’origine des événements ayant conduit à l’arrestation des militants d’El Hor (mouvement antiesclavagiste) et au vote d’une loi abolissant l’esclavage. 28 ans après, Ghaidouma Kaka Mint Ahmed, fille de M’barka, a été libérée par une mission de la commission nationale des droits de l’Homme. Elle se trouve actuellement à Nouakchott et va rejoindre sa mère à Atar la semaine prochaine. La CNDH a également libéré une autre femme, Barakatou Mint Said
Esclavage : Ghaidouma Mint Ahmed
« Ils sont tous partis ». En plus de Barakatou, la mission de la CNDH a ramené de la localité Ghroumbeit (Tagant) Ghaidouma Kaka Mint Ahmed et ses sept enfants (six filles et un garçon). C’est par l’intermédiaire de Salka, une des filles de Ghaidouma que SOS Esclaves s’est saisie de ce cas.
Salka, l’aînée de Ghaidouma avait quitté, il y quelques mois, Ghroumbeit pour accompagner une des fille de ses « maîtres » à Nouadhibou. Après quelques jours passée dans cette ville, elle a pris la direction d’Atar, d’où elle serait originaire et où habite sa grand-mère M’Barka. A Atar, Salka a rencontré un militant de SOS Esclave. Elle est arrivée avec ce militant à Nouakchott le 25 mars. Le cas a été porté à la CNDH qui a envoyé une mission pour plus d’informations.
Une fois au Tagant, la wali a fait accompagner la mission de gendarmes pour aller à Ghroumbeit. Ghaidouma, après quelques réticences a fini par affirmer qu’elle vit habituellement en brousse, loin de la localité de Ghroumbeit pour garder les animaux. Le lieu où se trouvent les animaux serait à quatre ou cinq kilomètres de cette localité. Finalement elle a accepté de venir à Nouakchott avec la mission.
Deux des enfants de Ghaidouma qui se trouvaient dans d’autres localités de la zone ont été amenés par les gendarmes. Ghaidouma et ses enfants, avec les missionnaires de la CNDH, ont pris le chemin de Nouakchott. La femme et ses enfants on été présenté à la CNDH. Elles sont libres et ont décidé d’aller à Atar où se trouvent la grand-mère maternelle des enfants ; M’barka.
Sur la carte d’identité de Ghaidouma, établie en 2006, elle est née en 1968. Quand on lui demande l’identité du père ou des pères de ses enfants, elle baisse la tête et répond « Ils sont tous partis.» Elle a éprouvé la même gène, même honte que l’on perçoit chez les femme libérée de l’esclavage à l’évocation du père de leurs enfants.
La mère de Ghaidouma, M’barka (Ghaidour) n’est autre que la femme qui, en 1980, avait été à l’origine des événements ayant conduit à l’arrestation des militants d’El Hor à Atar et Nouadhibou. Les troubles avaient commencé après l’annonce de la « vente » de M’barka à Atar. L’histoire, en Mauritanie, parfois, ça donne l’impression de tourner en rond.
Barakatou Mint Said : « Je veux être indemnisé »
La semaine dernière, une mission de la Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH), conduite par Boubacar Ould Messaoud, s’est rendue à Aioun pour s’enquérir du cas de Barakatou Mint Said, âgée d’une quarantaine d’années, «maintenue en esclavage depuis son jeune age.» Barakatou a été ramenée à Nouakchott et présentée au procureur de la République. Elle est libre et demande à être indemnisée pour des décennies de travail non rémunérée.
Nous avons rencontré Barakatou au domicile de Boubacar Ould Messaoud à Nouakchott. A Aioun elle avait été présentée au procureur de la République avant d’être libérée. Un des ses fils né en 1987, lui aurait été arrachée et affecté au gardiennage des troupeaux quand il était en sixième année de l’école fondamentale. Barakatou a trois enfants (une fille et deux garçons), tous de pères différents. Elle a affirmé avoir perdu de vue ses « trois époux » au moment où elle attendait les enfants conçus en leur compagnie. Ces enfants connaissent-ils leurs pères ? La fille de Barkatou, Oumoulkhairy, serait à Atar.
La mère de Baraktou, qui se trouvait à Akjoujt est venue à Nouakchott pour récupérer sa fille des mains de la CNDH. Lundi 14 avril, à Nouakchott, elle s’est retrouvée avec elle dans le bureau du Procureur de la République. Il y avait aussi Me Fatimata M’baye, présidente de la sous commission violation des droits de l’Homme à la CNDH et Boubacar Ould Messaoud, membre de cette sous commission.
Barakatou aurait, dans le bureau du procureur, reproché à sa mère de n s’être jamais occupée d’elle et de n’avoir pas cherché à la voir. Elle aurait également dit avoir travaillé pendant des années, chaque jour, de quatre heures du matin jusqu’au coucher du soleil sans aucune rémunération. Toujours dans le bureau du procureur, Barakatou aurait affirmé n’avoir jamais été battue parce qu’elle faisait son travail presque naturellement. La mère aurait dit à sa fille « Tu n’es pas esclave. Tu étais chez les filles de nos amis qui n’avaient pas d’enfants.»
Barakatou aurait répondu « Je suis libre. Je partirai quand je voudrai.»
Pour que Barakatou ne replonge dans la servitude, des défenseurs des droits de l’Homme s’organisent pour lui trouver un logement et une activité génératrice de revenus. Le représentant de SOS Esclaves à Aioun, un biologiste en service à l’hôpital régional, qui avait le premier signalé le cas de Barakatou Mint Said, a été interpellé après le départ de la mission de la CNDH. Il a par la suite, était relâché.
Khalilou Diagana
khalioubi@yahoo.fr
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13.04.2008
Ils veulent boycotter les jeux ? Qu’ils les boycottent donc !...

Par Maître Lô Gourmo Abdoul.
A mesure que se rapproche la date d’ouverture des JO à Pékin, s’intensifie une campagne systématique de dénigrement de la Chine Populaire comme pays organisateur, dans le cercle condescendant des donneurs de leçons occidentaux en matière de droits de l’homme.
Bien sûr, c’est par pur hasard que le Dalaï Lama, Grand combattant de l’harmonie entre les peuples, dont le nom pour l’éternité restera attaché aux grandes causes des peuples opprimés, comme naguère la lutte des peuples indochinois contre ses amis américains, celle du peuple sud africain contre le régime d’apartheid ou de la Palestine encore aujourd’hui contre l’occupation et l’oppression israélienne etc.., fut reçu au Congrès américain, juste avant les troubles de Lhassa, comme un véritable Chef d’Etat d’un Tibet dont nul ne peut ( pas même lui !) contester l’appartenance à la Chine, à quelques semaines du démarrage du fameux périple de la torche olympique.
Pur hasard également si, juste après, le relais est pris par la chancelière allemande pour tenter d’ouvrir le dossier tibétain sur une scène internationale sans voix ou doucereuse devant les massacres de masse de Tsahal à gaza, contre des vieillards, des femmes et des enfants de Palestine.
Pur hasard bien sûr, si, subitement, comme une furie sortie de nulle part, l’étrange révolte des moines tibétains, en complète rupture avec leur profession de foi , va se déchaîner avec une rare violence non seulement contre les autorités en place, mais surtout contre certaines communautés nationales ( les han et les ouigours d’origine musulmane) comme peinent à le reconnaître les grands medias internationaux qui, pour l’occasion, réglés comme du papier à musique, ont ressorti des placards les vieux poncifs politiciens et ethnicistes antichinois de l’époque de la guerre froide voire de l’ère coloniale et leur arme favorite de l’indignation sélective.
Le Darfour devait être le principal cheval de bataille de ceux qui, en occident n’ont jamais supporté de voir une autre nation qu’occidentale mettre en scène une réussite aussi fulgurante qu’exemplaire comme le fait la Chine, avec une déconcertante simplicité et dans le respect le plus scrupuleux des autres peuples du monde, particulièrement ceux d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine. Kouchner et Rama Yade s’y étaient préparés et s’apprêtaient, avec les amis américains de M. Sarkozy, à assurer le commandement général de l’offensive darfouriste antichinoise, lorsque, patatras, vint à éclater l’énorme scandale de l’arche de Zoe -qui ne révèlera pas de sitôt tous ses grands et petits secrets d’Etat -et l’offensive des rebelles tchadiens et ses suites diplomatico-militaires.
Subitement, la Chine a donc cessé d’être le principal soutien du régime de Khartoum en raison de ses achats pétroliers ( ou du régime Birman pour la même raison) et devant à ce seul titre être voué aux gémonies. Elle redevient elle-même, dans la casuistique des donneurs de leçon occidentaux, en termes de violation des droits de l’homme, par le Tibet. Cette spécification « interne » a un avantage comparatif incommensurable par rapport au Darfour : c’est qu’elle ne suppose plus une évaluation globale des rapports extérieurs de chacun avec tous et de dresser, au besoin, le tableau noir des soutiens aux principaux dictateurs et régimes infractionnels des règles communes de la planète…
Mais, « Si ce n’est toi, c’est donc ton frère… ».Que ce soit le Darfour ou le Tibet, peu importe. La Chine, de toute façon, devait s’attendre dès le début de son aventure olympique, à une lutte d’image sans merci de la part des milieux intégristes occidentalistes forcenés, contre sa consécration comme grande puissance sereine, pacifique et respectée par les plus humbles, qui tranche tant avec ce que l’histoire a légué de toutes les puissances et a fortiori superpuissances préexistantes. Tel était, tel est en fait, l’enjeu de l’agitation antichinoise actuelle.
Toutes les contradictions de ce monde éclatent dans le sort que d’aucuns voudraient réserver de force à la Chine, en attendant, peut-être, de reprendre la main sur la marche des évènements : la confiner dans son rôle très pratique de pourvoyeuse de croissance mondiale, d’exportatrice de biens de consommation puis de grande consommatrice de produits de haute technologie et de forte valeur ajoutée, tout en reconnaissant aux autres la splendeur exclusive de leur civilisation et l’éclat éternel de leur culture pour ce qui reste à l’humanité de vivre sur cette terre. Un « géant économique » mais un nain politique et culturel : c’est l’actuelle tentative de nipponisation des nations émergentes qui a tant réussi au cours de ces cent dernières années pour le maintien de l’hégémonie occidentale sur la planète et qui fait de toute réussite d’une nation non occidentale, une simple anecdote historique ou un accident de trajectoire dans l’appréhension hégélienne de l’histoire du monde qui domine encore notre univers.
Ceux qui, au nom de leur propre interprétation de l’idéal olympique ont peut-être inspiré les troubles de Lhassa, Katmandou, Paris et Londres, les tentatives de sabotage sur le parcours américain ou tanzanien (par le débauchage d’une prix Nobel Kenyane boycottiste de la dernière minute) de la torche se donnent pour la conscience du monde. Que n’eussent-ils point été aussi pugnaces lorsque les images d’Abou Ghraïb ou de Guantanamo vinrent rappeler ce que pouvait être la responsabilité de la plus grande démocratie représentative du monde -dans laquelle se discute par ailleurs, ouvertement, les conditions d’une légalisation de la torture par simulation de noyade des prisonniers ? Que ne manifestent-ils point leur dépit aux nombreuses occasions que ne cessent de leur offrir les principaux responsables politiques de toutes ces autres violations des droits humains qui nous indignent tout autant au quotidien, nous les peuples des pays faibles et opprimés et qui étranglent le monde de rire de leur menace de boycott …des cérémonies d’ouverture des jeux?
Partout cependant, sauf à Paris et Londres où Reporters sans Frontières, délaissant son rôle de protection de la juste cause des journalistes de par le monde, joue les gros bras du néoconservatisme et des partisans d’une résurgence dangereuse d’une nouvelle guerre froide aux relents identitaires antichinois évidents, la fête olympique a commencé.
Une poignée d’intégristes néoconservateurs new look tiennent à gâcher la fête, l’une des rares occasions qu’offre encore cette vallée de larmes qu’est notre planète, aux gens de toutes conditions dans tous les pays. La Chine qui l’organise est une puissance pacifique montante qui n’est pas à l’abri des critiques en matière des droits de l’homme et de pluralisme démocratique. Pas plus cependant que nombre de pays qui excellent dans l’art de la communication de masse et le détournement de conscience des gens pour camoufler leur propres détestables pratiques en la matière, par la vertu de la dédramatisation des pires violations des droits de l’homme comme les bombardements de villages entiers ou l’utilisation massive d’armes de guerre prohibées.
Quant à la Chine, en dépit des critiques légitimes dont elle pourrait faire l’objet en ce domaine sensible des droits de l’homme, force est de reconnaître, qu’aucune nation, jamais, n’a fait, en si peu de temps autant d’efforts et de progrès pour améliorer le sort de ses centaines de millions de ressortissants, sans aucun égoïsme vis-à-vis des autres pays moins bien lotis, sans donner la leçon à personne, sans prendre à quiconque, quoi que ce soit de force, dans l’humilité la plus complète. Et l’on voudrait que ceux qui, chez eux-mêmes, n’appliquent pour leurs banlieues ou leurs minorités aucune règle spécifique plus avantageuse, soutiennent des actes d’agression étrangère, occupent les territoires d’autrui et appuient des régimes anti-populaires notoires, que ceux-là poussent le reste du monde à faire sienne leur vertueuse indignation sélective et à s’aplatir devant leur arrogance morale ?...
Naguère, à l’époque pas si lointaine que cela où l’ANC (dont le leader N. Mandela reste encore à ce jour sous le coup de la grotesque accusation de terrorisme aux USA) et l’OLP étaient des mouvements « terroristes » pour nombre des grandes démocraties de ce monde et où le régime d’apartheid était un des fleurons du monde libre, le sport et la politique ne rimaient pas, alors que le commerce et l’indignation vertueuse étaient impérativement détachables et séparés. Nos néoconservateurs occidentaux s’en souviennent-ils ? Les peuples du monde et les progressistes du monde entier eux s’en souviennent encore très clairement, comme si c’était hier.
Les opinions publiques non fanatisées par un matraquage incessant d’une presse aux ordres de grands magnats néoconservateurs connus, aspirent à la paix et à la fraternité des peuples. Elles ont hâte de voir s’ouvrir ces jeux à Pékin, en août 2008, et à vivre un grand évènement dans leur quête d’un bonheur commun. Que ceux qui n’en veulent pas, pour des raisons avouables ou non en tirent eux-mêmes la conclusion : qu’ils ne viennent pas à Pékin, ne détournent pas les symboles sacrés de l’olympisme, ne cherchent pas à éteindre la flamme éternelle du sport de masse et laissent aux autres leur droit d’apprécier l’hospitalité respectueuse d’un grand peuple désormais éveillé. Celui de la Chine.
Maître Lô Gourmo Abdoul
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Encore et toujours la politique de deux poids, deux
A bas la Chine ! Non aux violations des droits l’homme en Chine ! Non aux massacres collectifs au Tibet ! Oui pour le boycott des jeux olympiques ! Tels sont, entre autres slogans, les mots d’ordres que véhiculent à travers les médias et les ONGs les services spéciaux occidentaux.
Et, à leur tour les opinions occidentales suivent, comme les moutons de Panurge, qui en manifestant leur indignation qui en collectant des fonds pour aider le peuple tibétain et la démocratie au Tibet. Et à l’occasion du circuit de la flamme olympique tout est là, savamment orchestré, pour diaboliser la Chine et chanter les vertus pacifistes du Dalaï Lama.
Cette campagne, ainsi orchestrée, en faveur du Tibet et du respect des droits de l’Homme en Chine est faite avec tellement de zèle à tel point que ses investigateurs deviennent plus dalaï-lamistes que le Dalaï Lama. En effet, ce dernier ne demande ni l’indépendance de la Chine, ni le boycott des jeux olympiques de Chine que réclament les manifestants occidentaux manipulés.
Et si on faisait le parallèle entre ce qui se passe au Tibet et ce qui se passe dans les Territoires palestiniens, et particulièrement à Gaza, on se rend à l’évidence que l’Occident n’est ni sincère ni conséquent dans ses prises de position. Et que les principes de liberté, de démocratie et des droits de l’homme dont il se réclame ne sont qu’un « machin » qu’il manipule à sa guise suivant ses intérêts égoïstes…
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Al-Qaida Mauritania Ltd.
Ouf, quelle semaine…! Celle qui vient de s’écouler. Tout le monde s’accorde qu’elle a été particulièrement agitée à Nouakchott. Les habitants de la capitale en ont vu de toutes les couleurs. La ville a essuyé un véritable cauchemar digne d’un film américain d’horreur du type de "la Maison des 1000 Morts" de "Rob Zombie" ou de "Hostel" de Eli Roth.
Le chamboulement des faits malheureux les plus divers a été aussi disproportionné que maladroit. Depuis l’évasion de Sidi des mains de la justice. Bien entendu, je parle de Sidi Ould Sidna, en passant par le départ impromptu de l’Emir du Qatar qui était en visite officielle chez nous, aux les accrochages meurtriers de "Tevragh-Zeina-Lemghayti 2.0.", le fiasco de la nouvelle échappée des jeunes salafistes, la "visite officielle" du président de la république à l’hôpital national, le point de presse du porte-parole du Gov.mr, la bavure policière à l’issue du carnage au quartier "Sukuki" et enfin, l’arrestation "très musclée" de Maarouf Ould Heiba, le jeune salafiste travesti.
Une véritable ambiance de "sauve-qui-peut" du célèbre film suisse de Jean-Luc Godard. Au passage, je ne vous cache pas, "vilmoujib", que je suis consterné par l’attitude incongrue de nos "défenseurs agréés" des droits de l’homme qui ont brillé, cette fois-ci, par leur mutisme intrigant. Ils sont, peut-être, partis en vacances aux Iles Salomon. Mais c’est scandaleux quand même! Aucune voix ne s’est élevée jusqu’à présent pour dénoncer la manière avec la quelle l’arrestation du jeune salafiste Maarouf a été opérée. Pourtant, des images obscènes, dignes d’un "Abu Ghreib" à la mauritanienne, ont été relayées avant hier par la plupart des chaines de télévisions du monde entier.
Quels bizarroïdes de mauritaniens sommes-nous! On se hâte pour dénigrer les infamies "d’Abu Ghrib", de "Guantanamo", etc… etc, on passe sous silence nos propres grossièretés! N’est ce pas nos "machins" là des droits de l’homme ne devraient-ils pas dire clairement que ces comportements sont tout simplement indignes d’un état de droit? État de droit, citoyenneté, changement, des trucs comme ça…, pourtant si chers à nos politiques et à nos orateurs existent-ils réellement en dehors de la télé? Demandez à Ban Ki-moon!
Eh bien, qu’est ce qu’ils attendent donc, pour dénoncer ces outrances nos machins? Je pense que s’ils n’attendent pas "un geste" de quelque part, ils ne doivent pas avaler leurs langues du jour au lendemain. Sinon, on attendra, de nouveau, les autres: les FIDH, les RADDHO, l’Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT), les Human Rights Watch, les Amnesty International, etc…, après on va réagir en échos.
Chez nous, nos machins sont toujours l’écho de quelque chose qui existe en dehors de nous même. Alors, ça c’est ce qu’on appelle dans les manuels l’hypocrisie, la schizophrénie, la salafisto-phobie, le deux poids deux mesures, etc…! Bon, je n’ai pas besoin de rappeler, ici, à nos machins des droits de l’homme que la présomption d’appartenance à "Al-Qaida", "BAQMI", "Salafistes", etc…, n’autorise aucune soustraction aux droits de la personne. Le droit de l’homme c’est le droit de l’homme. Ça s’applique ou ça ne s’applique pas! Un point à la ligne.
Alors, n’étant ni salafiste, ni machin de droit de l’homme, je n’éprouve aucune envie d’aller plus loin. Ça je le dis comme ça, mais sincèrement, ce n’est pas mon boulot! Moi, ce qui m’intéresse c’est tout à fait autre chose. La question pertinente pour moi, c’est pourquoi il n’y a pas eu de trêve entre les belligérants durant ce week-end?
Les belligérants pour moi sont clairs: le peuple mauritanien, Sidi et Zein n’étant pas dans le coup, eh bien l’affaire est strictement entre les "salafistes" et les "CMJDeistes".
Mais pourquoi cette profusion de psychose qui semble être perpétuée à dessein? Ou bien, s’agit-il des prémisses d’un autre plan d’urgence, à base de névrose, en guise d’avant-goût sulfurique du très attendu "Plan national d’urgence" dit spécial initié nous dit-on pour sauver les populations de la disette qui s’annonce?
C’est curieux, il paraît qu’il y a eu durant la journée de vendredi quelques escarmouches au quartier de "Carrefour" et plusieurs villas ont été assiégées dans la zone du "centre émetteur" à "Tevragh-Zeina". Bon dieu, mais ce n’est pas vrai tout ça!
Visiblement, ces nomades mauritaniens sédentarisés accidentellement, n’ont plus aucun respect pour la sainteté du vendredi. Allez-y voir le statut spirituel du vendredi dans les nomenclatures classiques du "Hadith echérif". Ou bien référez-vous à l’interprétation du mythe du "vendredi" par la très brillante sociologue camerounaise Axelle Kabou, dans son chef d’œuvre "Et si l'Afrique refusait le développement". D’autant plus que le vendredi est une journée payée et chômée! Les gens ont droit, quand même, à un peu de sérénité chez eux avec leurs enfants et leurs familles. Ne serait-ce que pour casser la croute.
Et puis, plus grave encore, beaucoup de gens n’ont pas pu aller à la prière de la "Djouma" de peur d’être pris pour cibles dans cette chasse aux sorcières engagée un peu à l’aveuglette contre des jeunes salafistes ISO 9001, made in RIM. S’il vous plait, arrêtez-moi cette pagaille…
Vous n’avez même pas de respect pour les réfugiés fraichement revenus du Sénégal! Les pauvres réfugiés et les esclaves, forts de "leurs" lois savamment concoctées, ils sont tous fières de retrouver leur patrie et leur liberté perdues, hélas, les salafistes et les CMJDeistes les accueillent avec des Paf, Paf, Paf, alors, ça ce n’est pas sérieux! C’est du sabotage!
Mais donc, qu’est ce qui a ouvert la boîte de Pandore?
Personnellement, je suis persuadé que tous les maux du pays viennent d’abord par les "médias publics", les "établissements publics" et les "machins publics". Absolument! C’est comme ça. Bon, je sais que les gens de "ADIL-sa" et du consortium "El-Mithaq.Inc" ne partagent pas nécessairement le même avis que moi. Mais, c’est là l’unique preuve tangible de notre démocratie à la mauritanienne. La règle de jeu est toute simple: Moi je dis ce que je veux et eux ils font ce qu’ils veulent. Le reste étant des parures, des banderoles et des "histoires".
Comment vous expliquer tout ça? Ce n’est pas facile du tout. Il me faudra de longues séances avec l'émission de "radio citoyen" pour y arriver. Si seulement, quelqu’un d’entre vous pourra me contredire, il n’a qu’à me rendre service. La police a raison, le fond du problème de la Mauritanie il faut le chercher du coté du "centre émetteur".
N’est-ce pas, tous les coups de force et tous les coups de sang en Mauritanie ont cherchés à tout prix à passer, d’abord, par les ondes pour conquérir les esprits d’une population de bédouins envoutés par le mythe de la technologie de l’information. Tous les coups sont passé, ou à défaut, ont essayé de passer à travers les micros de la Radio et de la Télé: Les 10 Juillet, les 16 Mars, les 12-12, les 8 Juin, les 3 Août, etc.… Il n’y eu, à ma connaissance, aucune dérogation à cette règle.
Ce n’est pas pour rien que les jeunes salafistes ont choisi la fameuse zone du "centre émetteur" pour installer leur quartier général. C’est normal que les villas de cette zone servent d’entrepôts et de caves pour les armes et les minutions d’Al-Qaida à Nouakchott. Ils savaient pertinemment que pour passer à l’action le jour-J, le mieux c’est d’être le plus proche des machins des média publics. Comme ça le moment venu, ils passeront leur premier "communiqué au peuple" à la radio et à la Télé sans problème.
C’est pour cette raison, et pour bien d’autres, que je souhaite vivement que le parquet de Nouakchott et les forces de l’ordre, tout corps confondus, opèrent une minutieuse perquisition immédiatement chez Radio Mauritanie (RM), chez Télévision de Mauritanie (TVM) et chez l’Agence Mauritanienne d’informations (AMI). C’est là-bas où se trouvent les germoirs du mal, c’est ça là-bas la boite de Pandore, cette malédiction qui attise tous les démons sur notre pays. Mais, pourquoi ne pas les fermer, au moins pour une journée ou deux? Une journée ou deux sans tabac, sans voitures et sans RM et TVM! Ça c’est fantastique.
Alors, devant cette inquiétante situation de véritable bric à brac de malheurs qui s’abattent actuellement sur notre pays, nous avons décidé, les enfants à la maison, "leur mère" et moi-même, de faire quelque chose.
Voilà, nous avons l’idée de "faire" une "initiative" comme on dit dans notre pays. Vous savez, en Mauritanie, il y a trois choses qui sont extraordinairement importantes: le thé à la menthe, le lait de chamelles et les initiatives. En plus, une initiative c’est comme une ONG, une épicerie ou un parti politique, ça peut rapporter gros! Vous voyez les gens là qui sont bien aisés, qui roulent en VX ou en limousines feutrées, au départ, ils avaient, chacun sa propre initiative.
Très flexible, une initiative peut servir à appuyer un tel "Vlan" ou bien à ruiner un tel "Vlan". Et, hop.. Un bon matin, le coup de chance arrive par la cheminée! Le mec se réveille…il est PM, Ministre, SG, Maire de Nouakchott, Député, Ambassadeur, Sénateur, Directeur de la télévision, Chef d’état major, que sais-je ? C’est ça les bonnes initiatives.
En tout cas, nous, notre initiative est beaucoup plus modeste. Mais elle commence quant même à prendre de la forme. Jusqu’à présent, nous avons reçu l’adhésion à notre initiative de la part d’un pique-assiette "Tekoussou", du gardien de la station Total à coté, du vendeur de fruits et du blanchisseur.
En réalité, j’hésite encore à y associer le boutiquier du coin. Son attitude ne m’inspire pas confiance. Certains disent que c’est un "salafiste" déguisé en marchand, d’autres le prennent pour une taupe. Mais nous sommes quant même très enthousiasmés pour y aller de l’avant avec notre initiative. "Bismillah".
Concernant nos objectifs, nous n’avons que deux grands objectifs seulement, pas plus. On n’a pas voulu se casser la tête avec trop de baratin. Et puis, on n’a même pas le temps pour toutes ces interminables réunions et discours "à sec".
Ainsi donc, nous avons décidé de mettre en valeur notre foi en Allah et notre indéfectible confiance au peule mauritanien pour créer une initiative appelée "Peuple De Rien Du Tout" (PDRDT). Notre logo, c’est une marmite vide. Notre devise, c’est : "Pain, Paix et Pomme de terre". Notre slogan, c’est "Tous les gens de la marmite, unissez-vous".
Mais, il y un mais! Je n’ai pas encore informé le Hakem sur notre initiative, j’ai horreur qu’il ne soit tenté de nous entrainer dans le cercle vicieux des " journées nationales de concertation" ne serait-ce que pour avoir un peu de carburant. N’est ce pas, comme on dit: si vous voulez tuer une bonne idée, prenez-la dans des journées de concertation. Et, c’est fini pour de bon, on n’en parlera plus jamais!
Alors, je sais que déjà vous brûler d’envie pour savoir quels sont nos deux objectifs? Mais bon, on ne dit pas tout de suite ses objectifs à chaud comme ça. Regarder chez le Parti ADIL, on fait murir à feu doux ses objectifs avant de bondir en saut libre. Si vous êtes végétarien, allez-y voir le projet de parti politique du candidat Zein, ça ne va pas, non plus, comme sur des roulettes. En fait, rien ne sert de courir, il faut "parti-r" à point. De toute façon, nous "on" est bien décidés à aller de l’avant, c’est parti, c’est parti.
Dans le premier point de presse que nous allons tenir bientôt, nous allons dire, grosso modo, ceci: "Mauritaniens, mauritaniennes! O, peuple de héros! Notre mouvement citoyen "Peuple De Rien Du Tout" (PDRDT) à l’honneur de vous présenter ses deux objectifs. Premièrement, nous allons opérer une réconciliation nationale à travers des bons offices que nous allons entreprendre pour lever tous malentendus entre les forces vives et les différents leaderships du pays afin d’être unis pour servir l’intérêt suprême de la nation, sa stabilité et son développement durable.
Deuxièmement, nous allons œuvrer pour remplir la marmite de chaque citoyen, afin que la disette, la pauvreté et la famine ne soient pas les alliés naturels de la violence et de l’extrémisme de tout bord dans notre pays". Stop. Le spot publicitaire, à vous de jouer.
Enfin, ce n’est pas mal comme discours! Je suis certain que des speechs comme ça augurent des beaux jours qui attendent notre mouvement citoyen. C’est du moins l’avantage de la clarté par rapport à tous les autres acteurs! Notre mouvement fera contre mauvaise fortune bon cœur.
A défaut de popularité, nous allons "vendre" la clarté. Oui, oui, "vendre" c’est vendre, je le dit sans complexe! D’autres vous dirons pratiquement la même chose en arabe malmené, mais avec beaucoup de détours, de paraboles et des interminables Euuu, Euuu, Euuu. Bien plus tard, vous allez réaliser qu’ils vous ont, tout simplement, vendu.
Mais bon, en Mauritanie, c’est comme ça! Nous sommes tous des commerçants et nous en sommes fiers. Pensez seulement un instant au nombre de boutiques qui prolifèrent, malgré la crise, comme des champignons dans tout le pays. À Nouakchott, la concentration des boutiques par rue est la plus forte par rapport à la norme internationale! Le nombre de boutiques sur l’axe "Carrefour – Toujounine" seulement, bas tout les records du Monde.
Il y a beaucoup plus de boutiques sur cet axe là qu’il en existe sur la rue commerçante de Rivoli à Paris! Je connais des villes et des villages à l’intérieur qui sont quasiment des villes-boutiques et des villages-boutiques. A Nouakchott, il y a des "Moughataas" qui sont entrain de devenir des Moughataas-boutiques. C’est le cas "d’El Mina", de "Sebkha" et du "Ksar"!
Mais, ça ce n’est pas notre problème au sein du mouvement citoyen "Peuple De Rien Du Tout" (PDRDT). A mon avis, le problème des boutiques c’est vraiment insoluble. Il n’y a rien à faire. La meilleure approche en la matière reste celle adoptée par la Communauté Urbaine de Nouakchott: interdire les boutiques aux autres pour promouvoir ses propres boutiques.
Bon, dépassons ces détails anodins. Moi je sais que vous allez me demander tout de suite comment nous allons atteindre nos deux objectifs cités dans le cadre de l’initiative "Peuple De Rien Du Tout" (PDRDT). Je sais parfaitement que le peuple est un problème.
Il est toujours impatient, exigeant et embêtant. Mais attention, moi je ne me laisse pas faire. Je sais que même si je vous explique comment nous allons faire la réconciliation nationale entre tous les antagonistes de la scène politique, vous allez me dire: et la marmite, et la marmite? Eh bien, attendez s’il vous plait! Un peu de patience!
Voici donc note plan d’action: La réconciliation nationale touchera tout le monde. Elle commencera par des bons offices entre ceux qui mangent le couscous et ceux qui mangent "El-Aich", ceux qui mangent le poisson et ceux qui mangent le chameaux, ceux qui mangent les dattes et ceux qui mangent "tougue", ceux qui mangent les pastèques et ceux qui mangent les arachides ou le niébé en passant par la réconciliation entre éleveurs et agriculteurs, entre Charg et Guebla, entre Sahel et Valée, entre maitres et esclaves, entre réfugiés et expatriés, etc.…
Ensuite, la réconciliation sera menée entre arabisants et francisants, entre économistes et juristes, entre nationalistes et islamistes, entre socialistes et libéralistes, entre tribalistes et régionalistes, entre démocrates et fascistes, entre optimistes et pessimistes, entre "Sidistes et "Zeinistes", entre policiers et taximans, entre Tijanistes et Kadiriste, entre Dadahistes et Maaweyistes, entre salafistes et CMJDeistes, etc…
Notre priorité pour le moment c’est d’arriver à un cessez-le-feu entre les "salafistes" et les "CMJDeistes" qui se chamaillent actuellement du coté "centre émetteur". Après quoi, nous allons, avec le concours de M. Ban Ki-moon, définir les termes d’un armistice à signer entre les deux parties. Si on y arrive, ça y est, c’est le déclic pour toute la dynamique de la réconciliation entre tous les autres belligérants de la scène nationale.
Je sais que vous allez me demander encore comment! Et même si je vous dirai le comment, vous allez me dire, comme d’habitude, et la marmite, et la marmite! Ouf, le peuple.. Ça ne change pas! C’est vraiment ingérable le peuple. Je me demande comment nos politiciens résonnent pour s’aventurer dans des tanières de loup comme ça! Moi, si seulement, j’avais eu un boulot pendant un seul mois au Niger, je n’aurai jamais accepté de me présenter comme candidat.
Si seulement j’avais eu une boutique de vente de pièces détachées qui marche bien, je n’aurai jamais accepté de me présenter comme candidat. Si seulement j’avais eu une palmeraie "Zeriba" d’une centaine de palmiers bien arrosés, je n’aurai jamais accepté de me présenter comme candidat. Ils sont vraiment incompréhensibles les politiques!
Bon alors, puisque vous insistez quant même, je vais vous dévoiler notre "Feuille de route" avant même d’en discuter avec notre sœur lady Condi et notre ami le Dr. Kouchner. Vous savez, Kouchner c’est l’intime ami à Mario Bettati et M. Bettati c’est le conseiller et l’inspirateur de Kouchner à propos du droit d'ingérence humanitaire. Et puisque M. Bettati était mon prof de droit, je pense que les choses vont évoluer facilement pour aboutir à quelque chose de solide?
La signature de l’armistice aura lieu peut-être à Versailles. Bon alors s’il vous plait… Maintenant, pas de "micro" et pas de flash! Ce que je vais vous présenter hélas, c’est les grandes lignes de notre "Feuille de route" pour la paix en Mauritanie. Rappelez-vous notre devise: "Pain, Paix et Pomme de terre". Dans la vie il faut être cohérent et aller directement au but.
Préambule: Afin d’éviter de se faire tuer inutilement, tuer bêtement des innocents, ou perdre son temps et ses moyens en vain dans des poursuites, des encerclements et des assauts dangereux, fatigant et sans issue, les mouvements "salafiste" et "CMJDiesite" de Mauritanie acceptent sans réserves les bons offices du mouvement citoyen "Peuple De Rien Du Tout" (PDRDT) à l’effet de signer le présent armistice et d’établir immédiatement un cessez-le-feu mutuel, effectif et continu entre les deux parties.
Article premier : MM. Sidi Ould Sidna et El Khadim Ould Semane, administrateurs salafistes de l’ordre de mérite national, sont promus, malgré leur jeunes âge, aux grades de généraux de division des corps d’armées à partir du 2 vvril 2008 ;
Article 2 : La filiale mauritanienne d’Al-Qaida-Maghreb est érigée en société publique à caractère commercial, appelée "Al-Qaida Mauritania Ltd." à capital mauritanien à hauteur de 51% des actions libérées ;
Article 3 : Tous les avoirs, mobilier, immobilier et fonds de commerce de l’ex filiale mauritanienne d’Al-Qaida Maghreb prohibée, sont rétrocédés au Commissariat à la protection Sociale et à la Sécurité alimentaire (CPSSA) à titre de contribution au plan national d’urgence "famine 2008";
Article 4 : 3000 permis polyvalents de recherches (pétrole, gaz, mines, argent, voitures, villas, drogue, etc.…) sont accordés "Al-Qaida Mauritania Ltd." sur l’ensemble du territoire national pour une durée indéterminée;
Article 5 : "Al-Qaida Mauritania Ltd." s’engage à bouffer convenablement sans bruit comme tous les autres et, à coller la paix à la Mauritanie, aux mauritaniens, à leur jeunesse, à leur police, à leur Mahdéras, à leurs femmes, à leur ex.CMJD, ex. CMSN, ex.PRDS, etc…
Article 6 : Les deux mouvements "salafiste" et "CMJDeiste" sont dissouts conformément aux stipulations de la constitution, des lois et règlements en vigueur, toutefois, les membres de leur personnel ayant rendu des services d’utilité publique à la nation ont droit à une pension viagère au prorata de leurs services rendus.
Article 7 : La grande place publique entre le Sénat et le Ministère de l’intérieur sera rebaptisée "place de la marmite" à l’instar des places de la concorde ou du Trocadéro à Paris, de la Place des Martyrs à Damas, de la Place Puerta del Sol à Madrid, de la Place de l’indépendance à Dakar, de la Place de Trafalgar Square à Londres, de la Place Hassan II à Rabat. Le Boulevard de la route de Nouadhibou sera rebaptisé "Boulevard de la paix". Le centre émetteur sera transformé en musée national de tolérance, à ce titre il abritera, pour mémoire, tous les objets, pièces, ouvrages restituant la semaine noire de Nouakchott ;
Article 8 : La loi de finances 2008 sera révisée et revotée la semaine prochaine par le Parlement. Une nouvelle nomenclature budgétaire tout à fait révolutionnaire sera appliquée. Cette novelle nomenclature budgétaire ne comporte plus des absurdités du type titres, chapitres, libellés de dépenses, fonctionnement, hôtel, carburant, pièces détachées, entretien, photocopie, reluire, bla-bla, etc…
Désormais, il n’y aura plus qu’une seule et unique dépense éligible au budget de l’état mauritanien. Cette dépense c’est la marmite. Point c’est tout. On n’aura plus besoin des services de nos brillants économistes, au pouvoir comme à l’opposition, qui tâtonnent comme des petits écoliers engourdis. D’autant plus que les fluctuations du marché international des denrées alimentaires ne permettent plus de prendre des risques inutiles avec le pain des gens. On ne badine comme ça pas avec la marmite. Personne n’a plus envie de revoir les émeutes de Kankoussa! La prochaine fois risque d’être fatale.
Article 9: Le plan national d’urgence spécial est annulé. C’est du mauvais humanitaire pour faire du bon business. Demandez à M. Kouchner, cet homme est dans l’humanitaire, le gros humanitaire (les corridors humanitaires avec des avions, des convois, etc…) depuis plus de 30 ans! Il vous dira qu’on ne fait pas de l’humanitaire avec des Walis qui, entre autres, rançonnent, en toute impunité, les dépenses publiques de leurs régions jusqu’à hauteur de 30%.
Un programme comme ça, quelques soient les états d’âme de ses initiateurs, n’est pas dans l’intérêt de la Mauritanie. La marre de frustrations qu’il engendrerait risque de faire voler en éclats le peu de stabilité précaire et plonger le pays dans une situation implosive.
Article 10: Le présent armistice est rédigé en deux exemplaires dans toutes les langues vivantes du monde. Les institutions ci-après sont invitées, à titre de témoins oculaires, pour valider la signature du présent armistice entre les deux belligérants: Les Nations Unies, la Fondation KB, le groupe Pizzorno & Dragui, la fédération nationale des bouchers, le Parti ADIL, l’ordre national des avocats, la mairie de "Tevragh-Zeina", le laboratoire des travaux publics, le syndicat de la pêche artisanale, Le Journal Echtari, l’Unicef, l’Université de Nouakchott, "Weylmac Yelwarrani", l’association des diplômés chômeurs, le Calame, la Direction générale des douanes, 3 journalistes, 2 cuisiniers et 2 représentants du marché "Tebtabe".
Fait et clos à Nouakchott, le 13 Avril 2008
Les signataires
Pour les Salafistes Pour les CMJDeistes
Un billet de: Mohamed Saleck Ould Brahim
msaleck02@yahoo
14:13 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : hommage à feu habib ould mahfoud
Comment Marouve a été arrêté

L’arrestation surprenante de Marouve Ould Haiba constitue un fait important dans les opérations de recherche menées par la police, visant à démanteler les cerveaux présumés du groupe terroriste en Mauritanie, même si cette capture n’a pas officiellement été assortie d’une récompense pour son auteur, ou toute autre personne qui donnera des informations utiles.
L’homme supposé être le pivot de la bande, arrêté le vendredi 10 avril, était en cavale depuis l’attaque meurtrière contre les touristes français à Aleg. Contrairement aux informations qui attribuaient son arrestation à un officier de la garde, le vrai instigateur de sa capture s’avère bien être un chauffeur de taxi. Javar Hamel Simbin Bâ nous livre dans le témoignage ci-après comment il a réussi à neutraliser un homme dangereux. Récit d’un exploit qui mérite une récompense…
"Je m’appelle Javar Hamel Simbim Bâ, natif de Bourguina (Kiffa) en 1980. La capture de Marouve Ould Haiba a eu lieu le vendredi 10 avril aux environs de 12 heures. Je sortais à pied d’un garage mécanique où je faisais l’entretien de mon taxi, quand j’ai aperçu un homme habillé en saroual basin bleu et une chemise courant à vive allure et poursuivi par un groupe de jeunes. Quand le fuyard passa à côté de moi, j’entendis des mots du genre, prenez-le, c’est un assassin en fuite.
Je me lance à mon tour à sa poursuite et le pris par derrière le col de la chemise et il se mit à se débattre de toutes ses forces pour se soustraire de mon étreinte. Quand la foule s’est formée autour de nous, certains voulaient le lyncher, le prenant pour un meurtrier qui vient de commettre un crime dans le quartier de la Socogim sans même s’assurer de la véracité de l’acte.
Grâce à l’intervention d’un homme d’âge mûr qu a dissuadé les gens, la foule s’est un peu ressaisit. C’est alors qu’il déclara à la surprise de tous, en tapant fortement sa poitrine : sachez que je suis Marouve Ould Haiba, l’auteur de l’attaque d’Aleg. La confusion était totale ! La nouvelle arrive à la police. Je continuai à l’aide d’autres personnes à le tirer jusqu’à la proximité du commissariat du Ksar, Socogim PS. C’est alors que deux policiers le conduisirent au commissariat et un troisième braqua sur lui une arme.
La capture proprement dite, l'apaisement des jeunes emportés, l’arrivée de la police, le tout aurait duré environ 10 minutes. Les habits que Marouve avaient abandonnés (une djellaba et une robe) furent aussi remis à la police. Ma surprise était grande quand la police se mit à nous brutaliser en nous sommant de quitter alors que sans moi Marouve allait échapper à cette capture. Est-ce une récompense de la part de citoyens qui ont mis à prix leur vie pour servir la nation ?
Ma deuxième surprise c’est d’entendre que c’est un officier de la garde qui est l’auteur de cette capture. Je pense qu’il est nécessaire de clarifier les choses. Tous ceux qui étaient venus ce jour-là, savent bien que je suis l’auteur de la capture de Marouve...Et je le dis modestement, mais fièrement"
Marouve, sous les verrous
Pendant que la traque policière se poursuit activement pour arrêter la bande de Ould Sidina en cavale et au moment où les avis de recherche continuent d’être diffusés à la télévision nationale, Marouve Ould Haiba, l’un des présumés tueurs des touristes français a été capturé comme un caïman loin d’une lagune. Ce cerveau du mouvement salafiste en Mauritanie avait réussi à brouiller toutes les pistes et a pu regagner le pays sans éveiller le moindre soupçon.
C’est le vendredi 10 avril aux environs de 12 heures que Maarouve a été arrêté dans le quartier de la Socogim PS alors qu’il s’apprêtait à prendre un taxi. Déguisé en femme et drapé d’une djellaba, un simple échange de mots avec le chauffeur de taxi, aurai suffit par révéler son identité masculine. Maarouve tentera alors de se soustraire des regards d’une foule qui commençait à se former. L’étau se resserra autour de lui.
Contrairement à ce qui circulait, il ne dissimulait aucune arme sous ses habits, raison qui explique sa capture sans grande peine, ni résistance. Un duel s’engagea entre lui et un taximan qui arriva à l’immobiliser sous les yeux médusés d’une meute de curieux alertés par la nouvelle. Dans la mêlée, un élève officier de la garde se réappropria l’exploit du chauffeur avant que la police ne vienne se lancer avec rage sur un homme devenu facile à ligoter.
Marouve dépossédé de son argent
Au moment où se déroulait la bataille pour mettre Marouve hors de tout état de nuire, un profiteur plongeât sa main dans la poche du saroual du travesti vestimentaire pour s’emparer d’une somme importante d’argent. Dans la confusion, le détrousseur se fondit dans la nature. S’avouant vaincu, sachant que sa cavale a pris fin, le salafiste n’opposera aucune résistance. La police le conduisit sous une haute sécurité vers une destination inconnue.
Aussitôt, la nouvelle de sa capture fit le tour de Nouakchott. Les commentaires et supputations allaient se poursuivre. Dans la même soirée, des rumeurs ont fait état de la fuite de Marouve Ould Haiba. Ce que les autorités judiciaires finiront par démentir systématiquement.
Découvert d’une cache d’armes et d’explosifs
Le vendredi 10 avril a été aussi un jour très chargé pour les services de sécurité qui n’en finissaient pas d’essuyer des revers des bandes salafistes. Une importante quantité d’armes automatiques, des munitions et des explosifs prêts à être utilisés ont été découverts dans deux villas mitoyennes aux lieux des accrochages entre les islamistes et les forces de sécurité. Le matériel dangereux avait été abandonné, une bonne partie avait été minutieusement enfouie dans une réserve d’eau.
La bande de Ould Sidina se préparait vraisemblablement à commettre des attentats monstrueux dans le pays. Certaines ambassades occidentales étaient semble t-il visées par les frappes terroristes dont le moment d’exécution était presque proche, si le réseau n’était pas démantelé in extremis. Cette quantité de matériel destructeur qui n’avait pas au départ attiré la moindre attention de la police, très occupée à retrouver les fugitifs, pouvait toujours être employé par des présumées bandes salafistes que les forces de sécurité n’arrivent pas à circonscrire et décapiter.
Décédé
Ahmed Ould Radhi, l’’un des principaux combattants djihadistes salafistes, grièvement blessé, après les violents accrochages du lundi dernier entre les forces de sécurité et les retranchés islamistes avant d’être admis à la réanimation à l’hôpital militaire, est décédé hier. Les médecins ont déployé d’énormes efforts pour le sauver.
Les services de sécurité et de renseignement comptaient beaucoup sur son rétablissement pour obtenir des informations utiles qui peuvent les aider pour démanteler le réseau islamiste dont les principaux cerveaux, par leur volatilité et discrète mobilité dans la capitale sèment la panique parmi les populations.
Cheikh Tidiane Dia
13:47 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.04.2008
Mauritanie: une cache d'explosifs découverte, les islamistes traqués

La police mauritanienne a découvert vendredi une cache d'explosifs dans une maison de Nouakchott, dans le cadre de ses recherches contre plusieurs islamistes ayant réussi à fuir après des affrontements ayant fait deux morts lundi.
La cache a été découverte à Tevregh Zeina, quartier chic situé dans le nord-ouest de Nouakchott, a précisé à l'AFP une source sécuritaire. "Nous avons découvert dans cette maison beaucoup d'explosifs entreposés, nous sommes en train de les examiner, de connaître leur nature et leur provenance", a indiqué cette source qui a requis l'anonymat.
La maison qui était encerclée depuis l'aube par les forces de l'ordre est actuellement isolée du reste du quartier "pour circonscrire les risques liés à à la présence de ces explosifs", a ajouté la même source. Selon la police, des femmes ont souvent été vues dans cette maison, "fort probablement les épouses des salafistes recherchés".
Le bâtiment se trouve dans le même quartier où les islamistes avaient été attaqués lundi dans une maison où la police a découvert un "laboratoire" d'explosifs "prêt à fonctionner".
Les recherches se sont par ailleurs poursuivies vendredi à Nouakchott pour retrouver les islamistes. "La traque continue, au nord, au sud et au centre de Nouakchott. Nous sommes sur des traces bien sûr mais nous ne négligeons aucun élément de renseignement supplémentaire qui pourrait nous guider dans le cadre de la lutte contre les terroristes", a affirmé une source sécuritaire sous le couvert de l'anonymat.
Au moins trois combattants islamistes avaient réussi à échapper aux forces de sécurité lundi soir en périphérie nord de la capitale, après des affrontements entre jihadistes et policiers, soutenus par des renforts de l'armée.
Deux des trois islamistes ont été formellement identifiés.
Il s'agit d'un des assassins présumés de quatre touristes français en décembre en Mauritanie, Sidi Ould Sidna, évadé du palais de justice de Nouakchott le 2 avril, et Al-Khadim Ould Essemman, inculpé dans le cadre de l'attaque de l'ambassade d'Israël le 1er février dans la capitale.
Selon la source sécuritaire, la police a égalerment mené dans la nuit de jeudi à vendredi des descentes "infructueuses" contre des domiciles suspects, notamment dans le centre-sud de la capitale. Ces opérations ont eu lieu dans la zone où un des trois assassins présumés de quatre touristes français en décembre 2007, Maarouf Ould Haiba, émir (chef) du groupe des salafistes, a été arrêté jeudi.
La télévision continue de son côté de diffuser les photos des personnes recherchées. La publication est assortie d'une mise en garde adressée par le parquet aux populations contre toute aide qui pourrait être donnée aux "terroristes en fuite" et des sanctions pénales qui en découleraient.
Pays en grande partie désertique, deux fois grand comme la France mais peuplé de seulement un peu plus de 3 millions d'habitants, la Mauritanie avait jusqu'à récemment été relativement épargnée par les actions terroristes.
Mais le pays a été la cible, entre fin décembre et début février, de trois attaques de la mouvance d'Al-Qaïda qui ont fait sept morts (quatre touristes français et trois militaires mauritaniens) et provoqué l'annulation du rallye Dakar 2008.
AFP / 11 avril 2008 19h39)
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11.04.2008
Nouakchott devient un lieu de prédilection pour les services de renseignements occidentaux

La France est traditionnellement présente et l’assassinat récent de touristes français en Mauritanie, n’a fait que renforcer cette présence.
La CIA est venue avec son frère jumeau le Mossad pour couvrir toute la Mauritanie. Mais que cherchent-t-ils au juste ? Le malheur est que eux seuls peuvent répondre à cette question.
Et nos services de renseignements mauritaniens à nous ! Que font-ils ? Où se forment-ils ? Quels moyens ont-ils ?
Autant de questions que se pose aujourd’hui le citoyen mauritanien, après la mise en déroute de notre système sécuritaire par une poignée de petits truands prétendant appartenir à la mouvance Salafiste, ce qui reste encore à vérifier ?
Décidemment avec un premier ministre zinzin, tout devient zinzin, y compris les renseignements eux-mêmes !
Le carnage ce Mercredi 9 Avril 2008 au sein d’une Mahadra dans la moughataa du Ksar, sur des élèves de Coran entrain de cuire paisiblement un chevreau (Jdi) pour réviser avec leur maître (guaray), est la preuve éclatante, si besoin était, de l’incompétence notoire de nos policiers qui confondent les quartiers de chevreau (adham jdi) dans une marmite avec des fusils mitrailleurs de Salafistes. Rien qu’avec l’odeur que dégage la marmite, le plus cancre des policiers, peut discerner entre la présence de bandits en fuite et celle des élèves de Mahadra à la recherche du savoir (talebetou ilmin).
Si ce genre de bavure se répète, eh bien, adieu la Mauritanie !
Et les officiers de la police, genre commissaires principaux, commissaires divisionnaires ! Où sont-ils ?
Ils seraient entrain de se chamailler à la DGSN pour le partage de crédits, comme un troupeau de chacals sur une charogne.
Pour une fois, nos députés se sont réveillés de leur long sommeil d’ignorance, ce Mardi 8 Avril 2008 pour fustiger le gouvernement zinzin pour son incapacité à garantir la sécurité pour les citoyens, ce qui est son premier devoir.
Monsieur zinzin, puisque votre incompétence est donc aujourd’hui plus d’une fois prouvée, pourquoi ne pas disparaître à la Al Thani en visite à Nouakchott ce mois d’Avril 2008 ?
En tout cas, personne ne vous regrettera, même pas Nani Ould Chrougha, votre pseudo-direcab.
Qu’allez-vous également répondre au Tout Puissant pour ce massacre des enfants de la Mahadra du Ksar, vous qui fréquentez souvent la Mosquée Al Atigh pour la prière hebdomadaire du Vendredi ?
La Mauritanie a connu d’autres premiers ministres, mais aucun n’a été aussi guignard que vous !... lol
De grâce, zinzin, disparaissez avant qu’un désastre n’efface la République Islamique de Mauritanie de la carte du monde ! Et le spectre n’est plus très loin selon les observateurs avertis.
17:55 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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