« Adil au bord de l’éclatement | Page d'accueil | Ville de Sélibaby: Scandale autour de la distribution du "Guemhé" dans un des quartiers »
29.07.2008
Mauritanie: Plusieurs défections de parlementaires du PNDD
Plusieurs députés du Pacte National pour la Démocratie et le Développement (PNDD-ADHIL), principal parti de la majorité, ont annoncé leur démission au cours des dernières heures à l’occasion de différentes réunions entre élus, a appris mardi la PANA de sources parlementaires.
Parmi ces députés figurent notamment Mohamed Ali Chérif, président du groupe parlementaire du parti, Kaba Ould Elewa, Mohamed Mokhtar ould Zamel.
Le principal parti de la majorité qui compte actuellement 48 députés au Parlement, se retrouverait avec un contingent réduit à une quinzaine d’élus fidèles. En fait, avec ce mouvement, on assiste à une véritable implosion du parti au pouvoir sous l’effet d’une crise politique et institutionnelle qui secoue la Mauritanie depuis plus d’un mois.
Mohamed Ali Chérif, qui était président du groupe parlementaire du PNDD jusqu’à sa démission explique les différentes défections par "une absence de concertation" entre le Premier ministre, Yahya Ould Ahmed Waghf, et les différents segments de la majorité, dans une déclaration faite mardi à la PANA.
Il cite la nomination récente du président et des membres du Conseil économique et social (CES), considérée comme une véritable "provocation" de la part d’un pouvoir exécutif dont l’un des piliers importants, le Premier ministre "ne tient pas ses engagements" vis-à- vis de la majorité.
Ce sentiment d’exclusion de la frange la plus importante de la majorité est à l’origine de l’élargissement des rangs des députés frondeurs. Ainsi, 32 parlementaires parmi lesquels de nouveaux venus chez les élus contestataires ont signé une lettre demandant la tenue prochaine d’une session extraordinaire du Parlement.
Les députés veulent créer une commission d’enquête sur le Programme Spécial d’Intervention (PSI), en cours d’exécution et dont l’objectif est d’aider le pays à faire face à la menace de l’insécurité alimentaire.
Autre point dont l’inscription à l’ordre du jour de la session spéciale du Parlement est préconisée par les députés, une loi organique portant désignation des membres et fixant les règles de fonctionnement de la Haute Cour de Justice (HCJ).
Cette juridiction est chargée de juger le président de la République (en cas de Haute trahison), le Premier ministre et les autres membres du Gouvernement (en cas de crime ou délit commis dans l’exercice de leurs fonctions).
La reprise de la fronde des Parlementaires en Mauritanie devrait aboutir prochainement à la création d’un nouveau parti politique qui aurait la majorité des élus et parviendrait ainsi à gouverner en éjectant l’actuel Premier ministre, très contesté 15 jours après la formation de son nouveau gouvernement.
Nouakchott - 29/07/2008
Pana
20:14 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



Ecrire un commentaire