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29.07.2008

Ville de Sélibaby: Scandale autour de la distribution du "Guemhé" dans un des quartiers

 

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Décidément, il se passe des choses incroyables dans notre société malgré cette crise économique aiguë qui gangrène nos foyers. D'autres pourtant ne semblent pas être inquiets de cette situation vu les pratiques auxquelles ces gens s'adonnent.

Pendant que notre administration exécute le fameux programme de "Vivres contre travail" pour parer à la hausse des prix des denrées de première nécessité, à la ville de Sélibaby il se passe autre chose autour la distribution de ces vivres. On apprend le lundi soir tard dans la nuit que des responsables d'un quartier de la ville dit "kocci nkhollé" sont dans les locaux du commissariat.

Il s'agit entre autres tenez vous bien du chef de quartier, de l'imam, du trésorier ainsi qu'une quatrième personnalité tous responsables de la distribution du blé destiné à notre pauvre population. Que reproche-t-on à nos fameux chefs ? Il semblerait que ces derniers auraient détourné des dizaines des sacs de blé. Nos chefs sont ils devenus des "cheef" ?

Si ces accusations sont fondées, il est à déplorer ces genres de comportements irresponsables de nos "élus" de quartier. Hier c'était autour de la distribution injuste du poisson par notre chère commune, aujourd'hui c'est le tour de nos chefs de quartier qui nous déshonorent surtout quant il s'agit des nos imams qui s'adonnent à de telles pratiques honteuses.

En attendant la suite de l'enquête de notre brave commissaire, nous lançons un avis de vacance de poste pour imam de mosquée de notre quartier.

Maroufa Diallo
Sélibaby

Mauritanie: Plusieurs défections de parlementaires du PNDD

 

Plusieurs députés du Pacte National pour la Démocratie et le Développement (PNDD-ADHIL), principal parti de la majorité, ont annoncé leur démission au cours des dernières heures à l’occasion de différentes réunions entre élus, a appris mardi la PANA de sources parlementaires.

Parmi ces députés figurent notamment Mohamed Ali Chérif, président du groupe parlementaire du parti, Kaba Ould Elewa, Mohamed Mokhtar ould Zamel.

Le principal parti de la majorité qui compte actuellement 48 députés au Parlement, se retrouverait avec un contingent réduit à une quinzaine d’élus fidèles. En fait, avec ce mouvement, on assiste à une véritable implosion du parti au pouvoir sous l’effet d’une crise politique et institutionnelle qui secoue la Mauritanie depuis plus d’un mois.

Mohamed Ali Chérif, qui était président du groupe parlementaire du PNDD jusqu’à sa démission explique les différentes défections par "une absence de concertation" entre le Premier ministre, Yahya Ould Ahmed Waghf, et les différents segments de la majorité, dans une déclaration faite mardi à la PANA.

Il cite la nomination récente du président et des membres du Conseil économique et social (CES), considérée comme une véritable "provocation" de la part d’un pouvoir exécutif dont l’un des piliers importants, le Premier ministre "ne tient pas ses engagements" vis-à- vis de la majorité.

Ce sentiment d’exclusion de la frange la plus importante de la majorité est à l’origine de l’élargissement des rangs des députés frondeurs. Ainsi, 32 parlementaires parmi lesquels de nouveaux venus chez les élus contestataires ont signé une lettre demandant la tenue prochaine d’une session extraordinaire du Parlement.

Les députés veulent créer une commission d’enquête sur le Programme Spécial d’Intervention (PSI), en cours d’exécution et dont l’objectif est d’aider le pays à faire face à la menace de l’insécurité alimentaire.

Autre point dont l’inscription à l’ordre du jour de la session spéciale du Parlement est préconisée par les députés, une loi organique portant désignation des membres et fixant les règles de fonctionnement de la Haute Cour de Justice (HCJ).

Cette juridiction est chargée de juger le président de la République (en cas de Haute trahison), le Premier ministre et les autres membres du Gouvernement (en cas de crime ou délit commis dans l’exercice de leurs fonctions).

La reprise de la fronde des Parlementaires en Mauritanie devrait aboutir prochainement à la création d’un nouveau parti politique qui aurait la majorité des élus et parviendrait ainsi à gouverner en éjectant l’actuel Premier ministre, très contesté 15 jours après la formation de son nouveau gouvernement.

Nouakchott - 29/07/2008

Pana

28.07.2008

Adil au bord de l’éclatement

De sources généralement bien informées, la démission de plusieurs députés d’Adil de leur parti, ne serait plus qu’une question d’heures.
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Ces sources indiquent que le Président de ce groupe parlementaire Mohamed Ali Chérif a fait part de la décision de son groupe de se retirer du parti de Ould El Waghef dans les 48 heures qui suivent.

Cette décision s'expliquerait par la volonté des députés frondeurs de  marquer leur totale désapprobation vis-vis des dernières décisions prises par le premier ministre avec la nomination d’un gouvernement jugé non représentatif auquel vient s’ajouter les dernières nominations  jugées arbitraires et impopulaires.

Les nouvelles forces du changement qui viennent de sortir d’une réunion de concertation viennent de rendre public un communiqué de presse dans lequel, elles déclarent leur soutien aux députés frondeurs et leur ferme volonté d’adhérer à la nouvelle formation politique qui verra le jour sur les cendre du parti de Ould Waghef.

27.07.2008

Les sénateurs réagissent aux propos tenus par la première dame en Espagne

Au ImgNew_27_07_2008_18_10_55.jpgcours d’une conférence de presse organisée, aujourd’hui au sénat, les sénateurs initiateurs du projet de mise en place d’une enquête concernant les fonds accumulés par la fondation KB, ont réagi en réponse aux propos tenus, il y a de cela plus de trois jours en Espagne par l’épouse du Président de la République.

Les sénateurs ont qualifié la déclaration de Mme Khattou Mint Elboukhari de « propos orduriers à la fois outrageants, injurieux et diffamatoires », soulignant, en même temps, que ces propos tenus en présence de son époux, le Président de la République constituent «des faits graves et un cumul d’infractions pénales distinctes».

Nous publions, ci-joint, le texte intégral de la déclaration que les sénateurs ont rendu publique en marge de leur conférence de presse :

                                                     Déclaration

Le mardi 22 juillet 2008,  la  Dame Khatou mint El Boukhary a délibérément choisi le sol étranger (Espagne) pour proférer publiquement à l’endroit des Sénateurs de la République en présence de son époux, Son Excellence Monsieur le Président de la République des propos orduriers à la fois outrageants, injurieux et diffamatoires.
En effet, au cours de l’entretien accordé par le Président de la République aux représentants de la colonie mauritanienne à Madrid et en présence de la presse nationale et internationale la Dame Khatou mint El Boukhary a, sans gêne et en violation de toutes les règles élémentaires de politesse et de courtoisie humaine, qualifié certains sénateurs mauritaniens « de menteurs », « d’usurpateurs », et « d’imposteurs ».
Ces faits graves forment un cumul d’infractions pénales distinctes :
-         Le délit d’outrage envers les dépositaires de l’autorité publique, fait prévu et puni par l’article 204 et suivants du Code Pénal ;
-         Le délit de calomnie, de diffamation et d’injure, faits prévus et punis par les articles 348 et 349 du Code Pénal.
Mais en application de la lettre de l’esprit de l’article 5 du Code Pénal qui dispose « qu’en cas de confusion de plusieurs crimes ou délits, la peine la plus forte est seule prononcée » et par souci de concision nous retenons comme infraction principale le délit d’outrage envers les dépositaires de l’autorité publique.
L’article 204 du Code Pénal dispose : « lorsqu’un ou plusieurs magistrats de l’ordre administratif ou judiciaire, lorsqu’un ou plusieurs jurés auront reçu dans l’exercice de leurs fonctions ou à l’occasion de cet exercice quelque outrage par paroles, par écrit ou dessin non rendus publics, tendant, dans ces divers cas, à inculper leur honneur ou leur délicatesse, celui qui leur aura adressé cet outrage sera puni d’un emprisonnement de quinze jours à deux ans. »
La substance de cet article décline clairement les éléments constitutifs de cette infraction pénale qui sont au nombre de cinq :
1.      Il faut en premier lieu que l’outrage soit adressé à l’une des personnes que la loi protège. Ces personnes sont d’une manière générale les divers citoyens exerçant une fonction publique ou remplissant un service public.
Aujourd’hui, le droit positif et la jurisprudence sont unanimes pour considérer que le mandat parlementaire est une fonction publique dont les membres des Assemblées sont investis par l’élection et dont le contenu est déterminé par la Constitution.
« Chargés de vouloir pour la Nation », les représentants du peuple obéissent à un régime juridique fortement protecteur de leur honneur et de leur délicatesse. Immunités parlementaires apparaissent dans ce cas comme des protections pour garantir l’indépendance du parlementaire et éviter toutes les formes d’entrave qui pourraient être apportées au libre exercice de son mandat.
Ces protections, fonctionnelles et personnelles, sont instituées, no dans l’intérêt du parlementaire mais dans celui du mandat, ce qui leur confère un caractère objectif. Il s’agit donc de mesures (immunités) d’ordre public pour mettre le pouvoir législatif au-dessus des atteintes.
La notion de magistrat de l’ordre administratif, au sens de l’article 204 du Code Pénal, est englobante et la jurisprudence, nationale et internationale, est constante pour y faire inclure : le Président de la République, les Ministres, les Parlementaires, les Secrétaires d’Etat, les Conseillers à la Cour des Comptes, les Walis, les Hakem, les Conseillers des Tribunaux administratifs et les membres des Commission municipales des révisions des listes électorales.
2.      Il faut en deuxième lieu un fait matériel d’outrage. constitue un outrage, au sens de l’article 204 du Code Pénal, en réalité tout ce qui par l’un des modes déterminés par la loi, tend à déprimer et à mépriser la fonction. L’outrage par parole signifie toute expression blessante, touchant à l’honneur ou à la délicatesse de la personne visée et/ou de nature à diminuer le respect et la considération que les citoyens doivent avoir pour la fonction qu’elle exerce.
En qualifiant de « menteurs », « d’usurpateurs », et « d’imposteurs » les Sénateurs de la République, Khatou mint El Boukhary n’a-t-elle pas jeté le discrédit sur la souveraineté nationale qui, selon l’article 2 de la Constitution, appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants élus ? N’a-t-elle pas violé l’honneur et la conscience collective de tout un peuple ?
3.      Le troisième élément constitutif de cette infraction tient au fait que l’outrage doit être adressé au dépositaire de l’autorité publique dans l’exercice de ses fonctions ou à l’occasion de cet exercice. En incriminant l’outrage, le droit pénal ne veut pas créer une sorte de privilège personnel mais de faire respecter l’autorité de la fonction.
La Dame Khatou mint El Boukhary a violenté l’honneur et la délicatesse des sénateurs de la République parce que l’exercice régulier et légitime de leurs prérogatives devait amener ceux-ci à déposer auprès de leur Chambre une procédure de constitution d’une commission d’enquête devant faire la lumière sur les modes de financement de la Fondation qu’elle dirige.
C’est donc bien, à l’occasion de l’exercice de leurs fonctions que les sénateurs ont été pris à partie, vilipendés et outragés.
4.      Le quatrième élément constitutif du délit d’outrage a trait au mode de publicité par lequel les propos blessants ont été portés à la connaissance du dépositaire de l’autorité publique. La jurisprudence est constante pour admettre que l’outrage est punissable, même si les paroles injurieuses ont été prononcées hors la présence du dépositaire de l’autorité publique.
Dans le cas d’espèce, Khatou mint El Boukhary a choisi dans un monde plus que médiatisé, le mode de conférence de presse, en présence de son époux, Président de la République, pour adresser ses invectives et blesser l’amour propre des sénateurs de la République.
5.      Le cinquième élément constitutif du délit d’outrage n’est rien d’autre que l’intention coupable.
Le prévenu doit non seulement avoir connu la qualité du dépositaire de l’autorité publique mais encore avoir su que son acte tendait à amoindrir son autorité.
Par quels moyens, Khatou mint El Boukhary, au regard de son statut et des conditions matérielles de son forfait, peut-elle se défaire de son intention coupable ?

 

Date publication : 27-07-2008 16:10:55

23.07.2008

PARTIS DE LA CONVERGENCE NATIONALE COMMUNIQUE DE PRESSE

PARTIS DE LA CONVERGENCE NATIONALE

Nouakchott, Le 22 Juillet 2008.  

COMMUNIQUE DE PRESSE

Chers compatriotes,

La situation politique instable dans notre pays et le désordre qu’elle a engendré apporte la preuve de la justesse et de  la crédibilité des positions que nous avons exprimées récemment concernant la démission du Président de la République. Plusieurs forces vives ont rejoint nos partis pour exhorter le Chef de l’Etat à se retirer pour éviter un autre désastre au pays.

Notre vision était claire et dénotait d’une lucidité politique profonde. C’est dans ce contexte que nous avons exprimé notre rejet du Gouvernement dirigé par Ould Waqef, nous l’avons fait sur la base d’une appréciation à la fois réaliste et objective, car ce Gouvernement n’était pas en mesure de faire face aux priorités du pays. Les récents événements ont démontré clairement que notre pays a emprunté une voie hasardeuse qui nous fait craindre le pire, notamment un glissement dangereux vers la banqueroute et les conflits civils.

Il ne fait aucun doute que cette dégradation grave de la situation résulte du refus du Président de répondre aux aspirations de l’ensemble du peuple Mauritanien pour un véritable changement. Son entêtement face aux multiples appels lancés par toutes les forces vives du pays, a pour effet de consacrer une situation politique, économique et sociale devenue insupportable pour la majorité des citoyens…

Aujourd’hui, le danger qui menace le pays s’aggrave du fait de l’affaiblissement de l’Etat, de la cohésion nationale mais aussi de son institution militaire qui reste le gage de l’existence et de la sécurité de ce pays.

Face à cette grave situation, les Partis de la Convergence Nationale , conscients de leurs responsabilités, expriment leur rejet du Gouvernement dirigé par Yahya Ould Waqef qu’ils considèrent  comme l’un des pires « symboles de la gabegie ». Ils invitent le Président de la République à la démettre immédiatement et sans délai.

Les Partis de la Convergence Nationale sont aujourd’hui conscients que le pays traverse une situation de blocage politique sans précédent marquée par un recul dangereux de la démocratie dont le Président est supposé e, être le garant alors que tous les indicateurs montrent qu’il est le premier à avoir entamé son anéantissement.

Cette situation a eu tout son effet néfaste sur notre peuple ce qui s’est traduit par une situation de désespoir, de déception et un sentiment de révolte contre celui qu’il a élu et à qui il a confié son destin.

Les Partis de la Convergence Nationale , croient en la Mauritanie celle qui appartient à tous les mauritaniens sans distinction entre les Communautés, les groupes ou les régions…

Ils œuvrent pour que chaque citoyen puisse jouir de sa dignité et de son honneur, pour ne pas se voir réduit en citoyen de deuxième degré.

Le citoyen mauritanien est devenu une paroi facile devant les campagnes d’évangélisation, à cause de la famine, l’ignorance et les maladies. Il est désormais incapable de préserver et de protéger ce qu’il a de sacré à savoir sa religion islamique et ce à cause notamment de politiques inadaptées que mène le Président de la République.

Ils lancent un appel pressant à toutes les forces politiques et populaires afin de soutenir et d’appuyer les forces réformatrices qui commencent à s’organiser dans le pays et qui viennent de démontrer leur sens élevé de responsabilité et de patriotisme sincère.

Ils expriment solennellement leur soutien à la commission d’enquête du sénat qui mène un travail de contrôle d’inspection pour faire toute la lumière sur des affaires de détournement et de corruption, tant au niveau du sénat qu’au niveau des autres institutions publiques de notre pays.

Les Partis de la Convergence Nationale :

-                     Parti Mauritanien de Libéraux Démocrates                         (PMDL)

 

-                     Parti Mauritanien pour la Défense de l’Environnement       (PMDE)

 

-                     Parti de la Civilisation et de Développement                        (PCD)

 

-                     Parti de la Concorde Nationale                                             (PCN)

 

-                     Alliance pour la Démocratie en Mauritanie                          (ADM)

 

-                     Union pour la Planification et la Construction                      (UPC)                 

 

Le Président Mohamed Sidi Dellahy

Lettre ouverte au Président de la République

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Lettre ouverte au Président de la République

Monsieur le Président,

Je tiens à vous exprimer, par la présente lettre, ma plus vive préoccupation au regard de récents événements qui sont de nature à remettre en cause les acquis de notre jeune démocratie.

En effet, Monsieur le Président, le choix de Ould Wakef comme Premier ministre, la confiance et le soutien que vous lui avez apportés dans la constitution d'un gouvernement truffé de symboles de la gabegie est une renonciation pure et simple à l'engagement que vous avez pris et au programme pour lequel vous avez été élu.

Dans votre soutien à cet homme unanimement contesté et décrié, vous avez tenté dans votre dernier discours d'intimider les élus du peuple et de les empêcher d'exercer leur mission. Toutes ces dérives témoignent d'un retour à la période des exceptions que nous pensions avoir définitivement enterrée.

De plus, les mauritaniens sont particulièrement inquiets concernant la situation économique qui continue de se dégrader depuis votre arrivée au pouvoir. Rien n'a été fait, le chômage, la pauvreté, la dégradation du pouvoir d'achat, le mépris opposé aux grévistes, l'insécurité, le terrorisme et le trafic de drogue n'ont pas été endigués et continuent de peser sur la vie de nos populations.

Ces faits viennent notamment s'ajouter à la conjoncture internationale dont les répercussions sur le pouvoir d'achat des citoyens ont eu des effets dramatiques sur les familles.

Aujourd'hui, il est à craindre que la situation que nous vivons ne dégénère et entraîne le pays dans un cycle de violence incontrôlable qui affecterait la paix et la stabilité de notre pays.

Aussi et compte tenu de tout ce qui précède, je vous exhorte, Monsieur le Président, à démissionner dans l'intérêt suprême de la nation.

Monsieur le Président, ce pays, votre pays, a besoin d'un homme fort qui peut engager des reformes et veiller à leurs exécutions. Il a besoin d'un homme qui refuse toute compromission avec les hommes qui ont contribué à la faillite de ce pays. Un homme qui respecte ses engagements.

La situation actuelle requière votre démission et celle de votre premier ministre, l'homme qui a contribué la faillite de plusieurs établissements et sociétés publiques mais aussi qui a été incapable de gérer le parti qu'il a crée pour vous soutenir. Il vient encore de démontrer ses limites en constituant un gouvernement qui n'a même pas duré 2 mois. Ces faillites multidimensionnelles auraient dû vous convaincre d'écarter cet individu de la gestion des affaires publiques, mais vous l'avez reconduit contre la volonté de ceux qui vous ont élu.

Face à cet affront, notre parti a décidé de ne reconnaître aucun gouvernement qui serait dirigé par Ould Waqef, l'homme de toutes les faillites. Le PMDE luttera contre toute participation directe ou indirecte des symboles de la gabegie au futur gouvernement.

Le PMDE appelle tous les autres partis politiques à plus de vigilance et de fermeté.
Par ailleurs, permettez-moi d'interpeller certaines personnalités de votre entourage qui usent de la rumeur et de la démagogie pour faire porter la responsabilité de cette crise, aux vaillants officiers de notre armée républicaine, alors qu'il s'agit d'une crise qui oppose les élus du peuple à l'homme de toutes les faillites et aux barons de la délation à qui il a confié des responsabilités qu'ils ne méritent pas.

Il ne faut pas insulter l'histoire, il faut avoir le courage de reconnaitre les mérites de notre armée nationale qui a risqué la vie de ses hommes pour l'intérêt suprême de la Nation. Cette armée républicaine, mérite notre respect et notre considération.
Monsieur le Président c'est grâce à l'action de cette armée, le 3 août, que des élections démocratiques ont pu voir le jour et vous ont consacré à la tête de l'Etat. La raison voudrait qu'on la remercie plutôt que de tenter de la salir. Ceci est aussi valable aux vieux loups de la politique politicienne qui ne ratent aucune occasion pour se consacrer à cette sale besogne.






Le Président
Mohamed Sidi Dellahy

COMMUNIQUE DE PRESSE des Partis de la Convergence Nationale

image008.jpgLes Partis de la Convergence Nationale

 

 (P.C.N)

 

Nouakchott le 05/07/2008

 

 

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 

 

 

-          Considérant la gravité des tensions consécutives à la nomination d’un gouvernement essentiellement composé de symboles de la gabegie,

 

-          Considérant  la démarche courageuse et responsable entreprise par nos valeureux frères députés et sénateurs pour endiguer cet affront,

 

-          Considérant  les conditions de vie dramatiques de nos populations qui croupissent dans la misère et la famine ainsi que les conditions précaires des réfugiés dans leurs sites d’accueil,

 

-          Considérant  la sortie inappropriée et provocatrice du Président de la République dans son discours du 2 juillet 2008, visant à intimider les élus du peuple et les empêcher d’exercer leurs pouvoirs,

 

-          Considérant  l’insulte faite à l’intelligence de nos compatriotes, par la démission du premier ministre, l’homme de toutes les faillites, puis sa désignation quelques heures après pour constituer un autre gouvernement, attitude qui constitue à nos yeux, un message de mépris pour la volonté des mauritaniens et de leurs élus,

 

 

Les Partis de la Convergence Nationale (P.C.N) appellent toutes les bonnes volontés à se mobiliser en vue de défendrer l’Etat de droit contre toutes les manipulations et préserver les acquis garantis par la constitution,

 

Les Partis de la Convergence Nationale (P.C.N) invite les élus à persévérer dans leur refus de se soumettre à tout dictat ou pression et à poursuivre leur action jusqu’à l’éviction de l’homme de toutes les faillites et son remplacement par un Premier ministre n’ayant aucun antécédent,

 

Les Partis de la Convergence Nationale (P.C.N) invitent le Président de la République à respecter le programme électoral pour lequel il a été élu et à s’abstenir de déléguer la conduite des  affaires de l’Etat à des prédateurs connus et rejetés par tous.

 

Enfin les Partis de la Convergence Nationale (P.C.N) s’insurge contre la diabolisation des valeureux officiers de notre armée, par des voix insignifiantes, à la solde de ces prédateurs décriés, et rappelle à ces ingrats que c’est grâce à l’action de ces valeureux officiers que notre pays vit pour la première fois une démocratie réelle.

 

 

 

Pour le Bureau Executif du P.C.N

 

Le Président Mohamed Sidi Dellahy

 

 

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