14.07.2006

Le Bloc des Partis pour le Changement Lettre d’information

Bloc des Partis pour le Changement

Nouakchott le 13 juillet 2006-07-13


Objet : Lettre d’information

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Le Bloc des Partis pour le Changement s’est réuni le 1 juillet 2006 pour procéder au changement de son bureau conformément au principe de la rotation.


Ainsi, après avoir félicité vivement le président sortant Monsieur Mohamed Ould Sidi Ould Dellahi qui a consolidé le bloc durant son mandat, les membres du BPC ont procedé à la désignation du nouveau bureau qui se compose comme suit :





- Président : Cissé Amadou Cheikhou Premier Secretaire AJD

- 1er Vice Président : Mohamed Ould Sidi Ould Dellahi Président du PMDE

- Sécretaire Général : Dia Kalidou du (PLEJ)

Le Président : Cissé Amadou Cheikhou

04.07.2006

Nouvelles adhésions au PMDE à Arafat

Nouvelles adhésions au PMDE à Arafat

medium_Photo_023.jpgNouvelles du Parti

Le Président du PMDE  Mohamed Ould Sidi Ould Dellahy a présidé la mise en place de trois comités de base constitués chacun de 105 adhérents à Arafat. Ces groupes ont rejoint le parti par conviction pour le projet de société dont il est porteur et qui fait de la lutte contre la pauvreté et les inégalités son cheval de bataille.

Le Président a, dans un mot, remercié tous les nouveaux adhérents et promis de continuer le combat pour une Mauritanie démocratique et prospère.

01.07.2006

L'Authentique :Interview de Mohamed Ould Sidi Ould Dellahi, Président du PMDE et du BPC

L'Authentique : Interview de Mohamed Ould Sidi Ould Dellahi, Président du PMDE et du BPC

Dans le cadre de la couverture consacrée aux résultats du référendum constitutionnel du 25 juin 2006, nous avons obtenu un entretien avec M. Mohamed Ould Sidi Ould Dellahi, Président du PMDE (Parti Mauritanien pour la Défense de lEnvironnement), en même temps Président du BPC (Bloc des Partis pour le Changement regroupant PMDE, AJD, PLEJ et PTM).

Il faut rappeler que le BPC a été le seul bloc, au niveau national, à avoir boycotté le scrutin référendaire et battu campagne pour cette cause. Les partis qui le composent reprochent à la nouvelle Constitution de ne pas avoir pris en compte la cohabitation intercommunautaire, la répartition des richesses nationales et le problème de lesclavage tout en maintenant les pouvoirs excessifs du Président de la République.

LAuthentique : M. le Président, vous devez être profondément déçu par les résultats du scrutin du 25 juin dernier ?

Mohamed Ould Sidi Ould Dellahi : je vous remercie, et je salue le peuple mauritanien, je veux parler par là, des 99% de la population qui vivent dans la misère et lignorance, aux pères de famille dans les ghettos, sans eau, ni électricité, ni nourriture, à tous ses enfants qui vivent dans la rue, à cette population longtemps marginalisée.



Pour répondre à votre question, je dirai que je ne suis pas déçu, je mattendais à ce résultat. Je sais que le système de Ould Taya est toujours là. Dailleurs, à travers ce référendum, il nous a confirmé les griefs que nous avons toujours adressés à lancien régime. Les éléments du système sont toujours là, avec leurs polices, leurs tortionnaires, leurs militaires et leurs hommes daffaires maffieux. Ils continuent à tromper la Mauritanie. En quelque sorte, je ne suis donc pas déçu, car comme je viens de le dire, je mattendais un peu à ce scénario. Si déception il y a, cest peut-être le peuple mauritanien qui doit lêtre.

LAuthentique : est-ce que vous reconnaissez les résultats qui ont été annoncés ?


Mohamed Ould Sidi Ould Dellahi : pas du tout, je ne reconnais pas ces résultats. Le peuple mauritanien a été écrasé sous le poids de la machine infernale qui a poussé et parfois menacé certains cadres mauritaniens et fonctionnaires à voter OUI. Il y avait là tout lappareil de lEtat, avec sa police, ses militaires, ses hommes daffaires, ses sociétés dEtat, tous ensemble, qui poussaient le peuple à voter OUI. Malgré tout cela, nous avons vu des cas et nous avons reçu de nos représentants à lintérieur qui nous ont confirmé quen réalité, il ny a eu que 19 % de la population mauritanienne qui a réellement voté. Donc, le taux de participation exact à ce référendum constitutionnel ne dépasse pas 19 %. Les Walis, comme dhabitude, et les préfets qui sont dune école bien connue depuis 20 ans, ont fait ce quils devaient faire, et surtout, ce système qui est spécialiste dans la fraude connaît par où passer. Ils ont pris largement le temps de faire remplir les caisses et surtout que beaucoup de partis politiques nétaient pas représentés dans les bureaux de vote. Bien sûr, les observateurs internationaux nétaient pas nombreux. Ils ont peut-être assisté à Nouakchott, ou quelque part, et à Atar. Ils nont pas été jusquaux villages les plus reculés de la Mauritanie, donc les préfets étaient libres de remplir les caisses et de dire voilà nous avons voté OUI.

LAuthentique : vous qui avez décidé de boycotter le vote, quest-ce que vous reprochez exactement au déroulement de la campagne ?

Mohamed Ould Sidi Ould Dellahi : nous qui avons boycotté le vote, nous avons été soumis à des pressions qui sont extrêmement graves. Dailleurs, un communiqué a été publié dans ce sens, le gouverneur de Nouadhibou sest directement adressé à mon coordinateur ainsi quau bureau de la coordination exerçant sur eux de fortes pressions. Il a leur dit de voter OUI ou ils seront dans la rue. Mon coordinateur, qui est chirurgien dentiste ma téléphoné et sans faire allusion explicitement aux menaces du gouverneur, ma expliqué que tout le bureau, composé de fonctionnaires et dadministrateurs, se sont vus obligés de voter pour le OUI, sinon ils seront dans la rue. Donc jai préféré quils démissionnent au lieu de continuer…

LAuthentique : vous pensez que la CENI na pas joué le rôle qui lui est dévolu ?

Mohamed Ould Sidi Ould Dellahi : la CENI est sous la botte du CMJD. La CENI a participé dans le OUI. Elle a poussé les gens et transporté les électeurs à voter OUI, ce qui fait quelle na pas été neutre. Donc, les observateurs internationaux sont peu, ils ne peuvent pas couvrir toute la Mauritanie. La CENI a joué le jeu du CMJD comme une société dEtat, comme le Port de lAmitié.

LAuthentique : vous ne croyez donc plus au processus de transition ?


Mohamed Ould Sidi Ould Dellahi : nous ne croyons pas à ces élections et ce qui nous choque, cest quon est en train de tromper le peuple mauritanien pour une deuxième fois. Au début, nous avons cru au 3 août, nous avons cru aux bonnes volontés du CMJD. Mais maintenant que les dés sont jetés, on sait maintenant que lancien système est là, à côté de nous, et quil continue à nous gérer. Il a peut-être changé de tête, mais il continue à tromper le peuple mauritanien. Ce qui nous fait peur aujourdhui, cest que le CMJD est venu avec deux candidats. Le premier candidat, cétait bien sûr la Constitution, mais ce qui nous effraie cest le deuxième candidat. Si le CMJD fait encore des pressions sur les futures élections, communales, législatives, sénatoriales et présidentielles, cela veut dire que cest le faux et lusage du faux, cela veut dire quon est en train encore de tromper le peuple et que le futur président sera un otage entre les mains du CMJD. Même sil y aura un Président civil «démocratiquement élu», cette personne ne pourra rien faire, car il ne sera entouré que dhommes daffaires maffieux, de certains cadres de lancien système et certains colonels de larmée qui sont incontournables dans ce pays malheureusement.

LAuthentique : vous ne partagez donc pas lavis de ceux qui pensent que cette Constitution constitue déjà une grande avancée et quil vaut mieux prendre ce quelle offre maintenant quitte à reconquérir dautres espaces plus tard ?

Mohamed Ould Sidi Ould Dellahi : je ne nie pas quil y a eu des changements positifs dans cette Constitution. Mais le problème de la Mauritanie, depuis les années 1960, a toujours été un problème de cohabitation. Nous navons pas trouvé dans ce texte un article qui reconnaît la spécificité mauritanienne et qui prône la cohabitation entre les deux composantes, arabe et négro-aficaine. Il ny a pas aussi de disposition constitutionnelle abolissant lesclavage, ni se rapportant au partage équitable des richesses. Autre chose, nous avons remarqué que le Président de la République a des pouvoirs exorbitants par rapport au Premier ministre qui nen dispose pas. On aurait souhaité un partage du pouvoir entre le Président et le PM. Tout cela, on ne la pas vu dans cette Constitution, malgré nos revendications pour la prise en considération de ces questions.

LAuthentique : quest-ce que cela vous fait daller à contre-courant du mouvement en faveur du OUI pour la Constitution ?

Mohamed Ould Sidi Ould Dellahi : vous savez, chaque homme a ses convictions et moi, cest cela mes convictions. Je nattends pas que les gens disent oui ou font ceci, pour que moi aussi, je le fasse. Moi je suis convaincu que ces gens-là ne sont pas sur la bonne voie. La bonne voie est celle que le BPC a prise, cest cela qui est dans lintérêt de la Mauritanie. La voie de la cohabitation, du partage des richesses, du droit de lhomme, de labolition de lesclavage, dune seule Mauritanie, unie et prospère, où tous les Mauritaniens ont un toit, les trois repas par jour, des enfants scolarisés…

LAuthentique : vous ne voyez pas de contradiction quand vous réclamez dune part, une Mauritanie unie, et que dautre part, vous exigez la mention dans le corps de la Constitution, de la cohabitation entre arabes et négro-africains, alors que lactuel texte gomme justement cette compartimentation de la population mauritanienne ?

Mohamed Ould Sidi Ould Dellahi: il ne sagit pas dans notre entendement de diviser le peuple, mais au contraire de lunir. Noubliez pas que la Mauritanie, daccord, cest un pays arabe, mais il y a des Négro-africains qui ne sont pas arabes, qui ne veulent pas lêtre et quon ne peut pas obliger dailleurs à lêtre, qui sont des Mauritaniens et qui vivent dans ce pays. Si on regarde de ce côté et que lon cherche à valoriser lapport de chacune de ces communautés en donnant à chacun son droit, dans une Constitution, cette cohabitation pourra continuer et la Mauritanie pourra trouver son unité. Regardez par exemple, le cas du Soudan. Dix-neuf ans de guerre et des milliers de mort, cest maintenant que ce pays cherche à régler ce problème de cohabitation entre la population arabe et les populations négro-africaines. Nous devons éviter cela.

LAuthentique : quelles sont vos relations actuelles avec ladministration publique et comment elle vous traite ?


Mohamed Ould Sidi Ould Dellahi: très mal ! Ladministration ne me respecte pas. On minsulte, on me menace. Il y a trois ou quatre jours, jai failli être renversé par une voiture qui a pris la fuite. Durant les journées de concertation, jai été menacé de mort par certains gardes du corps dun puissant homme daffaires de la place. Je suis très mal vu au sein de ma communauté et au sein de ladministration. Il ny a que des applaudisseurs. Les gens qui applaudissaient pour lancien régime, sont les mêmes qui applaudissent aujourdhui lactuel pouvoir. Il y a des personnes qui ne voient que le Fauteuil et son occupant. Ils ne cherchent pas lintérêt de la Mauritanie et du peuple mauritanien. Par contre, moi cela mintéresse dautant plus que je considère que le changement, cest celui des conditions de vie du peuple. Ce nest pas le changement à la Présidence ou dans le Gouvernement.

LAuthentique : allez-vous porter plainte contre le scrutin du 25 juin 2006 auprès du Conseil constitutionnel?

Mohamed Ould Sidi Ould Dellahi: nous nous sommes réunis (les membres du BPC) avec un communiqué de presse à lappui, et nous allons organiser dans quelques jours une conférence de presse au cours de laquelle, nous allons annoncer à lopinion notre position.

LAuthentique

27.06.2006

COMMUNIQUE DU BLOC DES PARTIS POUR LE CHANGEMENT

COMMUNIQUE DU BLOC DES PARTIS POUR LE CHANGEMENT

(BPC)

 

 

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Les Présidents des partis membres du BPC (AJD, PMDE, PLEJ, PTM) réunis ce jour, dénoncent les graves manquements qui ont entaché la campagne électorale et les élections sur le referendum.

Ces manquements se sont traduits par :

- L’ouverture de la campagne électorale par le président du CMJD un mois avant l’ouverture officielle.

- L’absence des représentants du Bloc et de plusieurs autres partis politiques dans les bureaux de vote.

- La marginalisation du camp des partisans du boycott par les autorités administratives.

- La CENI s’est départie de sa neutralité en faisant campagne pour le vote du OUI à coté de l’administration.

- L’implication active de l’administration et de toutes les sociétés publiques dans la campagne pour le vote.

- Nos villes et villages étaient en Etat de siège par la présence imposante des forces de sécurité, une manière vicieuse d’intimider nos populations et leur forcer la main.

- La réouverture des listes de recensement à la dernière minute, une forme subtile de bourrage des urnes.

- Les fonds de l’Etat dilapidés, sociétés publiques mises à contribution, à l’image des bureaux ouverts par le Port de l’amitié, locations de voitures etc.…

- Le harcèlement continu des médias TV, Radio, presse, SMS, factures électriques politisées en vue d’influencer le vote des citoyens.

 

En conséquence le Bloc des Partis pour le Changement s’élève contre ces pratiques et dénonce avec vigueur cette mascarade. Il se réserve le droit de prendre toutes les mesures qu’il jugera utiles pour combattre ces pratiques anti-démocratiques.

Le BPC à travers une conférence de presse communiquera sa position sur le referendum dans les jours qui viennent

 

 

 

Signés pour les Partis :

Le Premier Sécretaire de l’ AJD

Le Président du PMDE

Le Président du PLEJ

Le Président du PTM

26.06.2006

Nouvelles adhésions au PMDE Coordination du Ksar

Nouvelles adhésions au PMDE Coordination du Ksar

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Mr Mohamed Ould Sidi Ould Dellahi Président du PMDE a présidé une rencontre avec un groupe composé d'une centaine de personnes ayant recemment adheré au Parti au niveau de la Coordination du Ksar.

Cette rencontre est la deuxième après celle de Dar Enaim où la section locale avait convié le Président à une rencontre avec de nouveaux adhérents qui ont manifesté leur désir d'integrer le parti.