07.06.2006
1ere réunion du Comité National de linitiative sur la transparence des industries extractives
1ere réunion du Comité National de l’initiative
sur la transparence des industries extractives
Après plusieurs mois d’attente, le Comité National de l’initiative sur la transparence des industries extractives a tenu ce jour sa 1ere réunion.
L’ordre du jour de cette réunion s’articulait autour des points suivants :
- Prise de contact et présentation des membres ;
- Désignation du comité de suivi et définition de son mandat ;
- Discussion des principaux axes du plan d’action pour la mise en œuvre de l’ITIE ;
- Approbation du règlement intérieur du Comité National ;
- Approbation des termes de référence de l’Administrateur indépendant ;
- Fixation de la date de la deuxième réunion du Comité National ;
- Divers
Dans l'ensemble cette réunion s'est tenue dans un esprit démocratique, les blocages ayant été réglés par vote à main levée .
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06.06.2006
DECLARATION DU PARTI TRAVAILLISTE MAURITANIEN
Unité/ Egalité/ Construction
Nouakchott, le 05/06/2006
DECLARATION
Nous prenons acte des déclarations faites par le Président du CMJD Chef de l’Etat à Akjoujt et à Rosso concernant l’esclavage.
Déclarations qui ont un réel écho tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.
Nous considérons cependant que cette abolition pour être effective doit être garantie par des clauses constitutionnelles. Aussi, combattre les séquelles d’un tel phénomène suppose des mesures concrètes de nature à élever le niveau de vie des anciens esclaves pour faciliter leur insertion de manière harmonieuse dans une société où les préjugés restent têtus.
Le Président
Mohamed El Hafedh Ould Denna
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05.06.2006
Interview du Président du P.M.D.E et Président du B.P.C
Mr. Mohamed Sidi Ould Dellahi
Echos-verts Mauritanie: Monsieur le Président des rumeurs font Etat d’un pacte qui aurait été conclu entre le B.P.C et le PRDR qu’en est-il ?
Tout d’abord permettez-moi de vous dire que le BPC a une feuille de route qui comporte 7 points et c’est cette feuille de route qui nous lie et nous avons le droit de nous concerter avec tout parti politique quel qu’il soit sans aucune forme de pression extérieure.
La réalité est que nous avons été sollicité, invité au siège du PRDR pour une concertation et nous avons accepté. Etaient présents le Président du Bloc et Président du PMDE Mohamed Dellahy, Mody Cissé le 1er vice président du Bloc, 1er secretaire de l’AJD, le Président du PTM Mohamed El Hafed Ould Edenne, le Président du PLEJ Ba mamadou Alassane.
Nous avons été chaleureusement accueilli et avons écouté l’exposé du Secretaire General du PRDR en presence desc membres de son bureau.Au cours de cet exposé ils ont insisté sur les plusieurs points relatifs au changement intervenu dans ce parti, dont les anciens ténors ont migré vers d’autres partis laissant place à de nouvelles figures determinées à rompre avec le passé et à apporter sa contribution au changement.
Nous les avons écouté attentivement et avons pris la parole tour à tour pour les remercier, de nous avoir invité et d’avoir exposé leurs idées ;
l‘entretien a duré 1heure environ il a été fructueux et constructif, il nous a permis de mieux connaître les orientations des dirigeants du PRDR..
Echos-verts Mauritanie: Au cours de cette rencontre êtes-vous parvenu à des accords ou avez-vous arrêté un plan d’action commun ?
Nous avons écouté l’exposé des dirigeants du PRDR et avons promis de nous concerter entre nous pour étudier ces propositions et y donner suite, tout en gardant le contact.
Deux jours après le PRDR nous a notifié qu’il souhaitait publier un communiqué faisant état de cette rencontre, nous avons consenti sous réserve de prendre connaissance du communiqué avant sa publication. Chose qui a été faite et le dit communiqué m’a été transmis et je l’ai aussitôt soumis à l’approbation du 1 er vice Président. Ceci dit, il convient de souligner qu’à ce jour il n’y a eu ni pacte ni coalition entre le BPC et le PRDR, ni d’ailleurs avec l’autre coalition des autres partis. Mais l’esprit de la concertation est toujours en vigueur avec le PRDR et avec tout autre parti qui en fait la demande.
Echos-verts Mauritanie: A votre avis la nouvelle version PRDR peut-elle être considérée comme responsable du malheur des années passées?
A mon avis il ne faut essayer de faire porter à un parti la responsabilité de ce passé sombre de la Mauritanie, on n’est pas dupe et il ne faut pas essayer de nous faire avaler n’importe quoi. La responsabilité incombe au système que nous avons combattu ce système même s’il a changé de tête est toujours là, avec sa police, ses tortionnaires et ses anciens extremistes qui l’ont poussé à commettre les exactions des années de braise, et certains partis de cette ex-opposition qui sont des couteaux à double tranchants, et pendant qu’on est : où etaient-ils ces partis au moment des ces douloureux évenements, et où sont-ils actuellement au moment où une partie de mauritaniens se trouve dans les camps de la déportation, pourquoi n’ont-ils pas crié au scandale au moment où 60% des negros mauritaniens n’ont pas été recensés, c’est pour cela que je les appelle des couteaux à double tranchants, soyons sinceres et honnetes avec nous même et le peuple mauritanien, finissons-en avec ce jeu de cache cache qui ne trompe plus personne, pourquoi ont-ils cautionné le oui à la constitution, une constitution où beaucoup de ce qui concerne les mauritaniens n'a pas été dit. Dois-je vous rappeler que nous étions 13 partis au moment de la création du bloc,il y a 8 mois de ça et quand j’ai pris parole lors de notre 1ere rencontre à l’Hotel Mercure devant la delegation de l’Union Africaine en ma qualité de 1er vice P, j’ai demandé le retour des refugiés et le reglement du passif humanitaire, ce jour là 4 partis ont déposé leur démission à cause de ce discours qu’ils ne cautionnaient pas, puis au cours de la 2 eme rencontre avec l’UE, j’ai persisté avec le même discours, 5 autres partis se sont retirés après la sortie, je vous laisse déduire vous-même les raisons de ces retraits. Depuis nous ne sommes plus à ce jour que 4 partis à composer le bloc qui reflete la diversité de notre peuple : avec un arabe, un hartani et 2 NEGROS AFRICAINS ? Encore une fois soyons sinceres avec nous même.
Je ne defend pas un parti mais je donne mon point de vue en tant qu’homme politique.
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02.06.2006
Interview de Monsieur Mohamed Ould Sidi Dellahi, Président du Parti Mauritanien pour la Défense et l’Environnement (Les Verts) et Président du Bloc des Partis pour le changement qui regroupe 4 partis :
Interview de Monsieur Mohamed Ould Sidi Dellahi, Président du Parti Mauritanien pour la Défense et l’Environnement (Les Verts) et Président du Bloc des Partis pour le changement qui regroupe 4 partis :
« Trouver un terrain d’entente pour régler le dossier du passif humanitaire qui est un problème national. N’oublions pas aussi le retour de tous les déportés Mauritaniens pour participer à ces élections. Nous devons penser à une Mauritanie et un Mauritanien et non pas à deux Mauritanies et deux Mauritaniens ».Après un long silence, le Président du PMDE nous parle.
Le Méhariste : Monsieur le Président, pouvez-vous nous donner votre point de vue sur le changement, mot-clé de la transition en cours en Mauritanie ?
MOSOD : Permettez-moi d’abord de remercier au nom de tous les partis membre du Bloc, votre journal qui m’a offert l’opportunité d’aborder certaines questions de l’heure et de livrer aux citoyens Mauritaniens la position du BPC sur certaines questions d’actualité.
Mon point de vue sur la transition est que tout au début du 3 août 2005, c’était en sorte une libération. Beaucoup de Mauritaniens et certains opposants sont revenus au bercail pour participer à cette transition. Nous avons assisté effectivement à un changement radical parmi lesquels, on peut citer la liberté d’expression, la création de commissions interministérielle, certains changements au niveau de la constitution et une loi qui stipule qu’aucun membre du CMJD ni du gouvernement, ne doit soutenir ni être candidat aux futures consultations. La création d’une CENI, même si cette structure est sous les botes et enfin un mandat présidentiel de 5 ans renouvelable une seule fois. S’agissant de l’autre revers de la médaille, à chaque fois que le temps passe, nous constatons que cette transition déraille.
En un mot, la situation depuis le 3 août 2005 est catastrophique. Les populations vivent dans la misère et l’ignorance. Il suffit de visiter certaines localités, vous constaterez que ces gens là souffrent, vous ne trouverez ni abris décents, encor moins la possibilité d’avoir accès à l’eau potable, sans compter l’éducation de nos enfants qui n’ont pas accès à la scolarité et plus grave encor le manque total de soins médicaux.
Nous ne voulons pas que les enfants de la sous région, soient plus à l’aise que les nôtres, certes. Ils ne peuvent pas être au même niveau de vie mais que les choses soient plus ou moins acceptables. Je vous donne ici un exemple :
Notre parti a eu l’occasion d’organiser un match de football auquel j’ai assisté d’ailleurs. Malheureusement durant cette rencontre amicale entre ces jeunes, il y a eu un enfant qui est blessé. Pour le soigner, il a fallu que sa mère le transporte pour l’amener au dispensaire qui se situait à 5 km ; donc compte tenu du coût que cela engendre (les frais de transport, l’achat des médicaments etc..) pour une famille pauvre qui, à peine arrive à joindre les deux bouts pour nourrir sa famille, cela pose énormément de problèmes. Voilà un futur cadre de la Mauritanie qui sera handicapé durant sa vie, par rapport à d’autres enfants. Est-ce que la transition a pensé à ces cas, par exemple ?
Nous constatons également une flambée des prix de denrées de première nécessité (thé, sucre, huile pour ne citer que ceux-là) qui ne cessent de grimper à longueur de journée.
Le poisson est devenu une denrée extrêmement rare à cause de son exportation et n’est pas à la portée de tous. Tenez vous bien, le kg de Thio coûte entre 1500 et 2000 UM, vous voyez, à, quoi cela rime pour un pays dont les côtes sont des plus poissonneuses du monde.
N’oublions pas le chômage qui concerne des milliers de cadres diplômés, des techniciens et autres qui ne savent pas à qui s’adresser ni à quel sain se vouer pour la résolution de leur situation, d’où un exil infernal de nos citoyens pour aller trouver du travail ailleurs et ça c’est une foute de cerveaux pour notre pays.
Faisons au passage un peu de statistiques, le résultat est très simple. Il y a une minorité de 1 % qui détient toutes les richesses de ce pays alors que les 99 % n’arrivent pas à se relever. Pour un pays également qui fait 1.085.000 km² de superficie et peu moins de 3 millions d’habitants, comte tenu de ses richesses à savoir : le poisson, le fer, le pétrole, je trouve cela aberrant.
J’aurais voulu que le 3 août apporte des solutions à moins si ce 3 août n’est que pluie et beau temps au Palais et aux Ministres.
Nous avons combattu un système qui était là, ce système a changé de tête mais il est toujours là avec sa police, avec ses hommes d’affaires et bien sûr ses notables des tribus, le régionalisme, donc tous ces facteurs sont restés là. Rien n’a changé.
Le Méhariste : Lors de la visite du Président du CMJD à Sélibaby et à Akjoujt vous savez, on a beaucoup parlé de tract et de l’esclavage, que pensez-vous de cela ?
MOSOD : A propos du tract, est-il vrai, existe-t-il ? N’est-il pas une fabrication de la police de l’ancien système pour tromper le Président du CMJD, comme ils l’ont déjà fait à l’époque du Grab, (Haidallah et autres…)
J’aurai voulu que le Président ignore toutes ces manigances et que l’entourage de l’ancien président soit en train de créer des problèmes entre des ethnies. En ce qui concerne les déportations et le passif humanitaire, ce sont ces mêmes extrémistes qui ont fait tambour battant pour que l’histoire se répète.
Est-ce que la police et l’entourage du président du CMJD, qui reste toujours le même entourage, n’est-il pas encore en train de le tromper ?
Concernant son discours à Akjoujt, le président du CMJD a jeté un coup d’œil sur une des banderoles de l’APP où était mentionnait, je cite : Oui pour l’abolition de l’esclavage. A travers son discours, on remarquait psychologiquement qu’il était choqué par ce petit morceau de tissu où l’APP n’a fait que répéter Oui pour l’abolition de l’esclavage et cela ne devait pas emporter le président. Un président ne doit pas faire de petites remarques inutiles. Si j’étais à sa place, j’ n’aurais pas prêté attention étant donné que nous sommes dans uns transition et dans un pays qui se dit démocratique. C’est là l’une des règles de jeu de la démocratie, c’est le respect de la pensée de l’autre.
Mohamed Ould Sidi Dellahi
“ Trouver un terrain d’entente pour régler le dossier du passif humanitaire qui est un problème national. N’oublions pas aussi le retour de tous les déportés Mauritaniens pour participer à ces élections. Nous devons penser à une Mauritanie et un Mauritanien et non à deux Mauritanies et deux Mauritaniens. “
Le Méhariste : Justement en ce qu concerne le dossier du passif humanitaire et de celui des déportations, qu’en pensez-vous ?
MOSOD : J’aurais voulu personnellement qu’il y ait une ouverture du dossier du passif humanitaire et du dossier des déportations. Le peuple Mauritanien qui se compose des Arabes et des négro-africains Mauritaniens n’est pas responsable de ce qui s’est passé dans les années 89. Nous ne voudrions pas que la Mauritanie soit entraînée dans une guerre civile ou ethnique qui sera dans l’intérêt des extrémistes de tout bord et aussi des « multinationales » étant donné que le pétrole existe.
Ce que nous voulons c’est de trouver un terrain d’entente pour régler ce dossier du passif humanitaire qui est un problème national et trouver une solution le plus vite possible pour le classer définitivement au risque de miner l’avenir de nos enfants à savoir le troisième génération. N’oublions pas aussi le retour de tous les déportés Mauritaniens, Ö combien importantes pour le peuple Mauritanien. Nous devons penser à une Mauritanie et un Mauritanien et non pas à deux Mauritanies et deux Mauritaniens.
Il y a vautours des « multinationales » avec la complicité des mafieux Mauritaniens qui ne cherchent que leurs intérêts, ils peuvent certainement s’appuyer sur les extrémistes des deux bords pour faire rentrer la Mauritanie dans une guerre qu’elle peut éviter, car cette guerre n’est pas bénéfique pour le peuple Mauritanien. Un peuple qui a besoin de la cohabitation entre les deux ethnies. Nous devons prôner les discours de dialogue et de la concertation pour régler tous nos problèmes dans un climat de paix, de respect et de compréhension mutuelle. Nous avons besoin de la paix et de la stabilité, nous avons besoin que chaque famille trouve un toit, que nos enfants soient scolarisés, qu’ils aient accès aux soins médicaux pour que le pays puisse se développer économiquement et surtout être dans un pays où chacun se retrouve qu’il soit Arabe ou négro Mauritanien.
Il y a de la place pour tout le monde. Nous sommes tous des musulmans, donc il nous est très facile de trouver des solutions à nos problèmes pacifiquement pour une Mauritanie unie et prospère.
Le Méhariste : Quel regard portez-vous pour cette nouvelle formation politique qui est la Flam/Rénovation ?
MOSOD : Je pense que depuis le 3 août, nous avons assisté à une division du Flam.
Il y a Flam/Rénovation qui sont des alliés de la Démocratie, et que nous respectons. D’ailleurs j’ai eu l’occasion de les inviter à dîner à la maison lors de leur passage à Nouakchott et dans les autres Wilayas et le constat que j’ai pu faire est satisfaisant dans la mesure où j’ai trouvé qu’il y avait de brillants cadres au sein de cette formation et un esprit de dialogue de haut niveau et qui sont prêts à mettre sur pied une vraie dynamique pour le développement de ce pays. C’est déjà un grand pas pour la réconciliation nationale. Donc nous devons faire tout notre possible Flam/Rénovation de leur côté et nous les Chefs de partis de note côté, à essayer de rassembler un petit peuple qui ne dépasse pas 3 millions d’habitants. Si nous n’arrivons pas à le faire, je pense qu’il est préférable pour les partis politiques de restituer leur récépissé au Ministère de l’Intérieur. Il y a toujours des solutions pour de problèmes.
Le Méhariste : Pouvez-vous nous donner votre appréciations sur la Constitution ?
MOSOD : En ce qui concerne la constitution, nous aimerions qu’il y ait un article pour la cohabitation, en plus de cela, qu’il y ait un article aussi qui abolit l’esclavage une fous pour toute. Vous savez, il existe deux sortes d’esclavagisme dans notre pays : l’esclavage économique où le chef de la tribu emploie tous ses moyens pour s’imposer et diriger à sa guise et l’esclavage réelle.
Par ailleurs, nous voulons un partage de pouvoir, limiter le pouvoir du président et donner un certain pouvoir au Premier Ministre. Donc nous voudrions qu’il y figure également dans la constitution, un article que stipule le partage des richesses entre tous les Mauritaniens parce que la pauvreté est la cause de tous les problèmes. Si le peuple est affamé, il est exposé à toutes idées extrémistes de tout bord, il sera un réservoir où les extrémistes auront à puiser leurs victimes.
Le Méhariste : Que pensez-vous de la lutte contre la pauvreté ?
MOSOD : Pour faire face à ce type de fléau, il y a lieu de créer de petites et moyennes entreprises pour favoriser la vie économique ses citoyens. C’est une façon de lutter contre la pauvreté et surtout créer des emplois à travers toute la Mauritanie. Nous voulons également qu’il y ait un décentralisation de toutes les usines qui se trouvent dans la capitale vers les autres Wilayas et cela pourra générer des emplois, faire tout pour favoriser l’élevage et l’agriculture à l’intérieur des Wilayas, créer des petites et moyennes industries, renforcer la santé bien sûr, l’enseignement, l’éducation etc..
Je pense que ça pourrait améliorer la situation économique de a population dans un premier temps pour barrer la route aux extrémistes affamés de tout bord, de recruter leurs victimes dans leurs sombres réservoirs.
Le Méhariste : Nous avons constaté votre absence, vus et votre bloc pendant les visites du président dans toutes les régions alors que les autres partis se trouvaient avec la délégation qui accompagnait le président. Qu’en est-il exactement ?
MOSOD : Vous savez bien dans une démocratie, quand on n’est pas content, on proteste de façon pacifique. Etant donné que nous ne sommes pas totalement contents du déroulement de la transition, c’est une façon pour nous de protester parce que nous avons jugé inutile que le Président du CMJD fasse campagne pour la constitution, pendant que ce rôle est destiné aux partis politiques. On devait doter de moyens, les partis politiques pour sillonner toute la Mauritanie et prôner le discours de Oui ou de Non pour la constitution. Et c’est ça les règles du jeu de la démocratie.
Le Méhariste : J’aimerais voir une Mauritanie unie, prospère, une Mauritanie qui sera en quelque sorte une région de ce monde avec des aspirations pour accompagner la mondialisation et aussi j’aimerais que notre pays se mette sur les rails et que nous puissions construire une Mauritanie forte économiquement où tous les Mauritaniens vivent dans la prospérité et trouvent leur honneur et leur dignité dans une Mauritanie démocratique et non pas une Mauritanie extrémiste et raciste.
Nous n’avons pas besoin d’une Mauritanie où on verrait des enfants porter des Kalachnikovs et s’entretuer dans des rues désertes où des cadavres sont éjectés par ci et par là comme nous avons l’habitude de voir dans d’autres pays.
Propos recueillis par deme
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10.02.2006
Bloc des Partis pour le Changement : Discours devant la délégation américaine
Bloc des Partis pour le Changement : Discours devant la délégation américaine
09 février 2006 : Bloc des Partis pour le Changement (BPC) -
Discours devant la délégation américaine
Messieurs les représentants de la délégation américaine,
Excellence, l'Ambassadeur des Etats-Unis, Messieurs les Présidents
et Représentants des Partis Politiques, Mesdames, Messieurs
Avant tout, permettez moi de remercier l'ambassadeur des Etats-Unis
au nom du Bloc des Partis pour le Changement, pour avoir rendu
visite aux déportés mauritaniens qui sont au Sénégal.
Les nouvelles autorités de la transition ont pris le pouvoir le 03
Août 2005 pour mettre fin selon leur propre _expression au «
totalitarisme ». Or, partout où le totalitarisme a été érigé comme
mode de gouvernement, il a engendré comme conséquences non seulement
une privation des libertés, mais aussi des drames humains d'une
grande ampleur.
- Concernant la privation des libertés, le CMJD est entrain d'y
remédier petit à petit à travers des journées nationales de
concertation organisées en Octobre et dont les recommandations sont
entrain d'être appliquées : la révision de la constitution, la mise
en place d'une commission électorale nationale indépendante, la
fixation d'un calendrier électoral pour le référendum, les élections
législatives, municipales et l'élection présidentielle.
Lorsque ces recommandations atteindront leur terme, on peut espérer
que la situation des libertés va s'améliorer.
- Concernant les drames humains crées par l'ancien régime, les
autorités de la transition les ont exclu purement et simplement de
leur agenda et ne s'orientent pas vers leur règlement à savoir le
retour des déportés, la lumière sur les exécution extrajudiciaires
de civils et militaires de 1986 à 1991, la question de l'esclavage.
Pourtant, le règlement de certains de ces problèmes aurait pu donner
davantage de crédibilité à la transition.
Dans le contexte actuel, les mauritaniens vont organiser des
élections sans les déportés, ce qui fait que ces élections seront
contestables parce qu'elles excluent une partie du peuple.
Dans le même sens, les autorités de la transition n'ont pas encore
mis en place la commission nationale chargée des droits de l'homme.
De même, de gros efforts restent à faire pour mettre fin à
l'impunité qui prévaut. Récemment, le Président du Bloc des Partis
pour le Changement a fait l'objet d'une menace de mort par deux
individus connus et identifiés et qui lui ont intimé l'ordre de ne
plus parler de politique. Ce dernier a porté plainte au commissariat
de Police de Tevragh Zeina, mais les auteurs de cette menace tout
comme les responsables des exécutions extrajudiciaires de l'ancien
régime continuent à circuler librement et ne sont nullement
inquiétés. Le Bloc a adressé une lettre aux autorités compétentes
pour demander la protection du Président du Bloc et jusqu'ici elle
reste sans suite.
Nous sommes donc devant autant de faits qui continuent de nous
préoccuper à l'intérieur d'un climat politique général caractérisé,
cependant, par une nette amélioration même si l'ancien système est
toujours là. Le Bloc des Partis pour le Changement souhaite
l'amélioration des relations entre le peuple Mauritanien et le
peuple américain et exhorte les autorités de la transition à
s'engager résolument en faveur de l'arrêt de l'impunité dans notre
pays. C'est seulement dans le cadre d'un tel engagement que notre
pays pourra lutter efficacement contre le terrorisme international.
- Alliance pour la Justice et la Démocratie (AJD)
Cissé Amadou Cheikhou
Tél. : 647 41 35
- Parti Mauritanien pour la Défense de l'Environnement (PMDE) les
Verts
Mohamed Ould Sidi Ould Dellahi
Tél. 631 40 02 / 655 42 07
- Parti pour la Liberté, l'Egalité et la Justice (PLEJ)
Bâ Mamadou Alassane
Tél. : 687 26 76
- Parti Travailliste Mauritanien (PTM)
Mohamed El Hafed Ould Denna
Tél. : 644 12 33
Le Président du Bloc des partis pour le Changement (BPC)
Mohamed Ould Sidi Ould Dellahi
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