13.10.2008

L'AUTHENTIQUE N°776 du 13 octobre Interview de Mohamed Sidi Dellahy

Interview de Mohamed Sidi Dellahy Président du PMDE

et Président en exercice des Partis de la Convergence Nationale (P.C.N.)

 

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L'AUTHENTIQUE N°776 du 13 octobre 2008

L’on se souvient des appels à la démission lancés à l’ancien Président Sidi Ould Cheikh Abdallahi, par le Président du Parti Mauritanien pour la Défense de l’Environnement (PMDE) et Président en exercice des Partis de la Convergence Nationale (P.C.N.), Mohamed Sidi Dellahy.

Et c’est naturellement qu’on l’a retrouvé aux avant postes des soutiens au HCE et à son Président le Général Mohamed Ould Abdellaziz, au lendemain du mouvement rectificatif.

Deux mois après nous l’avons rencontré pour tenter de décrypter la situation telle qu’elle se présente aujourd’hui dans notre pays.

 

 

 

 

L’AUTHENTIQUE : Quelle analyse faites vous de la situation politique dans notre pays ?

Mohamed Sidi Dellahy : D’abord je vous remercie de m’avoir donné l’occasion de m’exprimer dans votre journal.

Depuis l’arrivée au pouvoir du HCE, nous assistons à un autre mode de gouvernance, une gouvernance de proximité. Nous avons vu par exemple le Président rendre visite et s’enquérir des conditions de soins des malades à l’hôpital, et dans les quartiers pauvres qu’il a visité, il a pris le temps d’écouter les doléances des populations. En ce concerne les rapatriés, nous avons vu une nette amélioration de leurs conditions de vie avec la distribution de denrées alimentaires durant le ramadan et à la veille de la fête de aid al fitr.

Nous avons des hommes proches des populations, des hommes qui écoutent et qui ouvrent leurs bureaux à tous les mauritaniens.

Nous avons des hommes qui préparent des journées de concertations pour permettre à tous les mauritaniens d’exprimer leurs opinions sur la durée de la transition et sur le modèle qui peut protéger notre démocratie contre les tentations de ceux qui s’accaparent le pouvoir pour leurs intérêts personnels. En conclusion nous sommes sur la bonne voie n’en déplaise aux nostalgiques de l’Etat-tribu.

 

 

L’AUTHENTIQUE : , Que pensez-vous de  l’agitation qui semble s’être emparée du groupe de soutien au Président déchu connu sous le nom du FNDD ?

 

Mohamed Sidi Dellahy : La constitution même du FNDD (épaves communistes, islamistes, grosses pointures de l’ancien système et nassériens de l’APP promoteurs de la démocratie « directe » du livre vert libyen) est une curiosité en soi. Si les islamistes défendaient les préceptes de notre sainte religion nous serions tous avec eux, mais le fait de les voir aux cotés de communistes et de transfuges du PRDS, leur enlève, malheureusement tout crédit. A mon avis les islamistes sont victimes des positions prises par certains de leurs dirigeants qui les éloignent de leurs bases et des idéaux qu’ils défendent. Quant aux rescapés communistes, ils sont connus pour être champions de toutes les compromissions. Pour les autres Roumouz El Vassad , créatures du système déchu, il devaient à mon avis se faire tout petit, car il peuvent parler de tout sauf de la démocratie. Ceci est aussi valable pour l’aile nassériste de l’APP qui prône la démocratie version libyenne qui est totalement incompatible avec la démocratie que nous défendons pour ce pays

 

L’AUTHENTIQUE :  Voulez-vous nous donner votre avis sur l’enquête concernant la fondation Katou?

 

Mohamed Sidi Dellahy : Tout d’abord j’ai beaucoup de respect pour Katou qui est une parente, mais personne n’est au dessus de la justice et il faut attendre de voir les conclusions de cette enquête. Si j’ai un conseil à donner à ma cousine, c’est celui de se méfier de ces vieux loups de la politique politicienne qui tenteront par tous les moyens de la manipuler, non pas pour ses intérêts à elle, mais pour les leurs.

 

L’AUTHENTIQUE :  Que pensez-vous de l’ultimatum de l’UA?

 

Mohamed Sidi Dellahy : L’UA doit savoir que la Mauritanie n’est pas une République bananière et qu’une majorité écrasante des mauritaniens soutient le mouvement rectificatif, que cette même majorité considère cet ultimatum comme une ingérence inacceptable dans ses affaires internes. Si l’UA veut vraiment aider la Mauritanie, alors qu’elle commence par écouter et aider les mauritaniens à régler leurs propres problèmes par le dialogue qui est la seule voie pour trouver des solutions.

PROPOS RECUEILLIS PAR MOMS

 

 

 

 

29.07.2008

Ville de Sélibaby: Scandale autour de la distribution du "Guemhé" dans un des quartiers

 

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Décidément, il se passe des choses incroyables dans notre société malgré cette crise économique aiguë qui gangrène nos foyers. D'autres pourtant ne semblent pas être inquiets de cette situation vu les pratiques auxquelles ces gens s'adonnent.

Pendant que notre administration exécute le fameux programme de "Vivres contre travail" pour parer à la hausse des prix des denrées de première nécessité, à la ville de Sélibaby il se passe autre chose autour la distribution de ces vivres. On apprend le lundi soir tard dans la nuit que des responsables d'un quartier de la ville dit "kocci nkhollé" sont dans les locaux du commissariat.

Il s'agit entre autres tenez vous bien du chef de quartier, de l'imam, du trésorier ainsi qu'une quatrième personnalité tous responsables de la distribution du blé destiné à notre pauvre population. Que reproche-t-on à nos fameux chefs ? Il semblerait que ces derniers auraient détourné des dizaines des sacs de blé. Nos chefs sont ils devenus des "cheef" ?

Si ces accusations sont fondées, il est à déplorer ces genres de comportements irresponsables de nos "élus" de quartier. Hier c'était autour de la distribution injuste du poisson par notre chère commune, aujourd'hui c'est le tour de nos chefs de quartier qui nous déshonorent surtout quant il s'agit des nos imams qui s'adonnent à de telles pratiques honteuses.

En attendant la suite de l'enquête de notre brave commissaire, nous lançons un avis de vacance de poste pour imam de mosquée de notre quartier.

Maroufa Diallo
Sélibaby

Mauritanie: Plusieurs défections de parlementaires du PNDD

 

Plusieurs députés du Pacte National pour la Démocratie et le Développement (PNDD-ADHIL), principal parti de la majorité, ont annoncé leur démission au cours des dernières heures à l’occasion de différentes réunions entre élus, a appris mardi la PANA de sources parlementaires.

Parmi ces députés figurent notamment Mohamed Ali Chérif, président du groupe parlementaire du parti, Kaba Ould Elewa, Mohamed Mokhtar ould Zamel.

Le principal parti de la majorité qui compte actuellement 48 députés au Parlement, se retrouverait avec un contingent réduit à une quinzaine d’élus fidèles. En fait, avec ce mouvement, on assiste à une véritable implosion du parti au pouvoir sous l’effet d’une crise politique et institutionnelle qui secoue la Mauritanie depuis plus d’un mois.

Mohamed Ali Chérif, qui était président du groupe parlementaire du PNDD jusqu’à sa démission explique les différentes défections par "une absence de concertation" entre le Premier ministre, Yahya Ould Ahmed Waghf, et les différents segments de la majorité, dans une déclaration faite mardi à la PANA.

Il cite la nomination récente du président et des membres du Conseil économique et social (CES), considérée comme une véritable "provocation" de la part d’un pouvoir exécutif dont l’un des piliers importants, le Premier ministre "ne tient pas ses engagements" vis-à- vis de la majorité.

Ce sentiment d’exclusion de la frange la plus importante de la majorité est à l’origine de l’élargissement des rangs des députés frondeurs. Ainsi, 32 parlementaires parmi lesquels de nouveaux venus chez les élus contestataires ont signé une lettre demandant la tenue prochaine d’une session extraordinaire du Parlement.

Les députés veulent créer une commission d’enquête sur le Programme Spécial d’Intervention (PSI), en cours d’exécution et dont l’objectif est d’aider le pays à faire face à la menace de l’insécurité alimentaire.

Autre point dont l’inscription à l’ordre du jour de la session spéciale du Parlement est préconisée par les députés, une loi organique portant désignation des membres et fixant les règles de fonctionnement de la Haute Cour de Justice (HCJ).

Cette juridiction est chargée de juger le président de la République (en cas de Haute trahison), le Premier ministre et les autres membres du Gouvernement (en cas de crime ou délit commis dans l’exercice de leurs fonctions).

La reprise de la fronde des Parlementaires en Mauritanie devrait aboutir prochainement à la création d’un nouveau parti politique qui aurait la majorité des élus et parviendrait ainsi à gouverner en éjectant l’actuel Premier ministre, très contesté 15 jours après la formation de son nouveau gouvernement.

Nouakchott - 29/07/2008

Pana

28.07.2008

Adil au bord de l’éclatement

De sources généralement bien informées, la démission de plusieurs députés d’Adil de leur parti, ne serait plus qu’une question d’heures.
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Ces sources indiquent que le Président de ce groupe parlementaire Mohamed Ali Chérif a fait part de la décision de son groupe de se retirer du parti de Ould El Waghef dans les 48 heures qui suivent.

Cette décision s'expliquerait par la volonté des députés frondeurs de  marquer leur totale désapprobation vis-vis des dernières décisions prises par le premier ministre avec la nomination d’un gouvernement jugé non représentatif auquel vient s’ajouter les dernières nominations  jugées arbitraires et impopulaires.

Les nouvelles forces du changement qui viennent de sortir d’une réunion de concertation viennent de rendre public un communiqué de presse dans lequel, elles déclarent leur soutien aux députés frondeurs et leur ferme volonté d’adhérer à la nouvelle formation politique qui verra le jour sur les cendre du parti de Ould Waghef.

27.07.2008

Les sénateurs réagissent aux propos tenus par la première dame en Espagne

Au ImgNew_27_07_2008_18_10_55.jpgcours d’une conférence de presse organisée, aujourd’hui au sénat, les sénateurs initiateurs du projet de mise en place d’une enquête concernant les fonds accumulés par la fondation KB, ont réagi en réponse aux propos tenus, il y a de cela plus de trois jours en Espagne par l’épouse du Président de la République.

Les sénateurs ont qualifié la déclaration de Mme Khattou Mint Elboukhari de « propos orduriers à la fois outrageants, injurieux et diffamatoires », soulignant, en même temps, que ces propos tenus en présence de son époux, le Président de la République constituent «des faits graves et un cumul d’infractions pénales distinctes».

Nous publions, ci-joint, le texte intégral de la déclaration que les sénateurs ont rendu publique en marge de leur conférence de presse :

                                                     Déclaration

Le mardi 22 juillet 2008,  la  Dame Khatou mint El Boukhary a délibérément choisi le sol étranger (Espagne) pour proférer publiquement à l’endroit des Sénateurs de la République en présence de son époux, Son Excellence Monsieur le Président de la République des propos orduriers à la fois outrageants, injurieux et diffamatoires.
En effet, au cours de l’entretien accordé par le Président de la République aux représentants de la colonie mauritanienne à Madrid et en présence de la presse nationale et internationale la Dame Khatou mint El Boukhary a, sans gêne et en violation de toutes les règles élémentaires de politesse et de courtoisie humaine, qualifié certains sénateurs mauritaniens « de menteurs », « d’usurpateurs », et « d’imposteurs ».
Ces faits graves forment un cumul d’infractions pénales distinctes :
-         Le délit d’outrage envers les dépositaires de l’autorité publique, fait prévu et puni par l’article 204 et suivants du Code Pénal ;
-         Le délit de calomnie, de diffamation et d’injure, faits prévus et punis par les articles 348 et 349 du Code Pénal.
Mais en application de la lettre de l’esprit de l’article 5 du Code Pénal qui dispose « qu’en cas de confusion de plusieurs crimes ou délits, la peine la plus forte est seule prononcée » et par souci de concision nous retenons comme infraction principale le délit d’outrage envers les dépositaires de l’autorité publique.
L’article 204 du Code Pénal dispose : « lorsqu’un ou plusieurs magistrats de l’ordre administratif ou judiciaire, lorsqu’un ou plusieurs jurés auront reçu dans l’exercice de leurs fonctions ou à l’occasion de cet exercice quelque outrage par paroles, par écrit ou dessin non rendus publics, tendant, dans ces divers cas, à inculper leur honneur ou leur délicatesse, celui qui leur aura adressé cet outrage sera puni d’un emprisonnement de quinze jours à deux ans. »
La substance de cet article décline clairement les éléments constitutifs de cette infraction pénale qui sont au nombre de cinq :
1.      Il faut en premier lieu que l’outrage soit adressé à l’une des personnes que la loi protège. Ces personnes sont d’une manière générale les divers citoyens exerçant une fonction publique ou remplissant un service public.
Aujourd’hui, le droit positif et la jurisprudence sont unanimes pour considérer que le mandat parlementaire est une fonction publique dont les membres des Assemblées sont investis par l’élection et dont le contenu est déterminé par la Constitution.
« Chargés de vouloir pour la Nation », les représentants du peuple obéissent à un régime juridique fortement protecteur de leur honneur et de leur délicatesse. Immunités parlementaires apparaissent dans ce cas comme des protections pour garantir l’indépendance du parlementaire et éviter toutes les formes d’entrave qui pourraient être apportées au libre exercice de son mandat.
Ces protections, fonctionnelles et personnelles, sont instituées, no dans l’intérêt du parlementaire mais dans celui du mandat, ce qui leur confère un caractère objectif. Il s’agit donc de mesures (immunités) d’ordre public pour mettre le pouvoir législatif au-dessus des atteintes.
La notion de magistrat de l’ordre administratif, au sens de l’article 204 du Code Pénal, est englobante et la jurisprudence, nationale et internationale, est constante pour y faire inclure : le Président de la République, les Ministres, les Parlementaires, les Secrétaires d’Etat, les Conseillers à la Cour des Comptes, les Walis, les Hakem, les Conseillers des Tribunaux administratifs et les membres des Commission municipales des révisions des listes électorales.
2.      Il faut en deuxième lieu un fait matériel d’outrage. constitue un outrage, au sens de l’article 204 du Code Pénal, en réalité tout ce qui par l’un des modes déterminés par la loi, tend à déprimer et à mépriser la fonction. L’outrage par parole signifie toute expression blessante, touchant à l’honneur ou à la délicatesse de la personne visée et/ou de nature à diminuer le respect et la considération que les citoyens doivent avoir pour la fonction qu’elle exerce.
En qualifiant de « menteurs », « d’usurpateurs », et « d’imposteurs » les Sénateurs de la République, Khatou mint El Boukhary n’a-t-elle pas jeté le discrédit sur la souveraineté nationale qui, selon l’article 2 de la Constitution, appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants élus ? N’a-t-elle pas violé l’honneur et la conscience collective de tout un peuple ?
3.      Le troisième élément constitutif de cette infraction tient au fait que l’outrage doit être adressé au dépositaire de l’autorité publique dans l’exercice de ses fonctions ou à l’occasion de cet exercice. En incriminant l’outrage, le droit pénal ne veut pas créer une sorte de privilège personnel mais de faire respecter l’autorité de la fonction.
La Dame Khatou mint El Boukhary a violenté l’honneur et la délicatesse des sénateurs de la République parce que l’exercice régulier et légitime de leurs prérogatives devait amener ceux-ci à déposer auprès de leur Chambre une procédure de constitution d’une commission d’enquête devant faire la lumière sur les modes de financement de la Fondation qu’elle dirige.
C’est donc bien, à l’occasion de l’exercice de leurs fonctions que les sénateurs ont été pris à partie, vilipendés et outragés.
4.      Le quatrième élément constitutif du délit d’outrage a trait au mode de publicité par lequel les propos blessants ont été portés à la connaissance du dépositaire de l’autorité publique. La jurisprudence est constante pour admettre que l’outrage est punissable, même si les paroles injurieuses ont été prononcées hors la présence du dépositaire de l’autorité publique.
Dans le cas d’espèce, Khatou mint El Boukhary a choisi dans un monde plus que médiatisé, le mode de conférence de presse, en présence de son époux, Président de la République, pour adresser ses invectives et blesser l’amour propre des sénateurs de la République.
5.      Le cinquième élément constitutif du délit d’outrage n’est rien d’autre que l’intention coupable.
Le prévenu doit non seulement avoir connu la qualité du dépositaire de l’autorité publique mais encore avoir su que son acte tendait à amoindrir son autorité.
Par quels moyens, Khatou mint El Boukhary, au regard de son statut et des conditions matérielles de son forfait, peut-elle se défaire de son intention coupable ?

 

Date publication : 27-07-2008 16:10:55