23.07.2008
PARTIS DE LA CONVERGENCE NATIONALE COMMUNIQUE DE PRESSE
Nouakchott, Le 22 Juillet 2008.
COMMUNIQUE DE PRESSE
Chers compatriotes,La situation politique instable dans notre pays et le désordre qu’elle a engendré apporte la preuve de la justesse et de la crédibilité des positions que nous avons exprimées récemment concernant la démission du Président de la République. Plusieurs forces vives ont rejoint nos partis pour exhorter le Chef de l’Etat à se retirer pour éviter un autre désastre au pays.
Notre vision était claire et dénotait d’une lucidité politique profonde. C’est dans ce contexte que nous avons exprimé notre rejet du Gouvernement dirigé par Ould Waqef, nous l’avons fait sur la base d’une appréciation à la fois réaliste et objective, car ce Gouvernement n’était pas en mesure de faire face aux priorités du pays. Les récents événements ont démontré clairement que notre pays a emprunté une voie hasardeuse qui nous fait craindre le pire, notamment un glissement dangereux vers la banqueroute et les conflits civils.
Il ne fait aucun doute que cette dégradation grave de la situation résulte du refus du Président de répondre aux aspirations de l’ensemble du peuple Mauritanien pour un véritable changement. Son entêtement face aux multiples appels lancés par toutes les forces vives du pays, a pour effet de consacrer une situation politique, économique et sociale devenue insupportable pour la majorité des citoyens…
Aujourd’hui, le danger qui menace le pays s’aggrave du fait de l’affaiblissement de l’Etat, de la cohésion nationale mais aussi de son institution militaire qui reste le gage de l’existence et de la sécurité de ce pays.Face à cette grave situation, les Partis de la Convergence Nationale , conscients de leurs responsabilités, expriment leur rejet du Gouvernement dirigé par Yahya Ould Waqef qu’ils considèrent comme l’un des pires « symboles de la gabegie ». Ils invitent le Président de la République à la démettre immédiatement et sans délai.
Les Partis de la Convergence Nationale sont aujourd’hui conscients que le pays traverse une situation de blocage politique sans précédent marquée par un recul dangereux de la démocratie dont le Président est supposé e, être le garant alors que tous les indicateurs montrent qu’il est le premier à avoir entamé son anéantissement.
Cette situation a eu tout son effet néfaste sur notre peuple ce qui s’est traduit par une situation de désespoir, de déception et un sentiment de révolte contre celui qu’il a élu et à qui il a confié son destin.
Les Partis de la Convergence Nationale , croient en la Mauritanie celle qui appartient à tous les mauritaniens sans distinction entre les Communautés, les groupes ou les régions…
Ils œuvrent pour que chaque citoyen puisse jouir de sa dignité et de son honneur, pour ne pas se voir réduit en citoyen de deuxième degré.
Le citoyen mauritanien est devenu une paroi facile devant les campagnes d’évangélisation, à cause de la famine, l’ignorance et les maladies. Il est désormais incapable de préserver et de protéger ce qu’il a de sacré à savoir sa religion islamique et ce à cause notamment de politiques inadaptées que mène le Président de la République.
Ils lancent un appel pressant à toutes les forces politiques et populaires afin de soutenir et d’appuyer les forces réformatrices qui commencent à s’organiser dans le pays et qui viennent de démontrer leur sens élevé de responsabilité et de patriotisme sincère.
Ils expriment solennellement leur soutien à la commission d’enquête du sénat qui mène un travail de contrôle d’inspection pour faire toute la lumière sur des affaires de détournement et de corruption, tant au niveau du sénat qu’au niveau des autres institutions publiques de notre pays.
Les Partis de la Convergence Nationale :- Parti Mauritanien de Libéraux Démocrates (PMDL)
- Parti Mauritanien pour la Défense de l’Environnement (PMDE)
- Parti de la Civilisation et de Développement (PCD)
- Parti de la Concorde Nationale (PCN)
- Alliance pour la Démocratie en Mauritanie (ADM)
- Union pour la Planification et la Construction (UPC)
Le Président Mohamed Sidi Dellahy
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Lettre ouverte au Président de la République

Lettre ouverte au Président de la République
Monsieur le Président,
Je tiens à vous exprimer, par la présente lettre, ma plus vive préoccupation au regard de récents événements qui sont de nature à remettre en cause les acquis de notre jeune démocratie.En effet, Monsieur le Président, le choix de Ould Wakef comme Premier ministre, la confiance et le soutien que vous lui avez apportés dans la constitution d'un gouvernement truffé de symboles de la gabegie est une renonciation pure et simple à l'engagement que vous avez pris et au programme pour lequel vous avez été élu.
Dans votre soutien à cet homme unanimement contesté et décrié, vous avez tenté dans votre dernier discours d'intimider les élus du peuple et de les empêcher d'exercer leur mission. Toutes ces dérives témoignent d'un retour à la période des exceptions que nous pensions avoir définitivement enterrée.
De plus, les mauritaniens sont particulièrement inquiets concernant la situation économique qui continue de se dégrader depuis votre arrivée au pouvoir. Rien n'a été fait, le chômage, la pauvreté, la dégradation du pouvoir d'achat, le mépris opposé aux grévistes, l'insécurité, le terrorisme et le trafic de drogue n'ont pas été endigués et continuent de peser sur la vie de nos populations.
Ces faits viennent notamment s'ajouter à la conjoncture internationale dont les répercussions sur le pouvoir d'achat des citoyens ont eu des effets dramatiques sur les familles.
Aujourd'hui, il est à craindre que la situation que nous vivons ne dégénère et entraîne le pays dans un cycle de violence incontrôlable qui affecterait la paix et la stabilité de notre pays.
Aussi et compte tenu de tout ce qui précède, je vous exhorte, Monsieur le Président, à démissionner dans l'intérêt suprême de la nation.
Monsieur le Président, ce pays, votre pays, a besoin d'un homme fort qui peut engager des reformes et veiller à leurs exécutions. Il a besoin d'un homme qui refuse toute compromission avec les hommes qui ont contribué à la faillite de ce pays. Un homme qui respecte ses engagements.
La situation actuelle requière votre démission et celle de votre premier ministre, l'homme qui a contribué la faillite de plusieurs établissements et sociétés publiques mais aussi qui a été incapable de gérer le parti qu'il a crée pour vous soutenir. Il vient encore de démontrer ses limites en constituant un gouvernement qui n'a même pas duré 2 mois. Ces faillites multidimensionnelles auraient dû vous convaincre d'écarter cet individu de la gestion des affaires publiques, mais vous l'avez reconduit contre la volonté de ceux qui vous ont élu.
Face à cet affront, notre parti a décidé de ne reconnaître aucun gouvernement qui serait dirigé par Ould Waqef, l'homme de toutes les faillites. Le PMDE luttera contre toute participation directe ou indirecte des symboles de la gabegie au futur gouvernement.
Le PMDE appelle tous les autres partis politiques à plus de vigilance et de fermeté.
Par ailleurs, permettez-moi d'interpeller certaines personnalités de votre entourage qui usent de la rumeur et de la démagogie pour faire porter la responsabilité de cette crise, aux vaillants officiers de notre armée républicaine, alors qu'il s'agit d'une crise qui oppose les élus du peuple à l'homme de toutes les faillites et aux barons de la délation à qui il a confié des responsabilités qu'ils ne méritent pas.
Il ne faut pas insulter l'histoire, il faut avoir le courage de reconnaitre les mérites de notre armée nationale qui a risqué la vie de ses hommes pour l'intérêt suprême de la Nation. Cette armée républicaine, mérite notre respect et notre considération.
Monsieur le Président c'est grâce à l'action de cette armée, le 3 août, que des élections démocratiques ont pu voir le jour et vous ont consacré à la tête de l'Etat. La raison voudrait qu'on la remercie plutôt que de tenter de la salir. Ceci est aussi valable aux vieux loups de la politique politicienne qui ne ratent aucune occasion pour se consacrer à cette sale besogne.
Le Président
Mohamed Sidi Dellahy
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COMMUNIQUE DE PRESSE des Partis de la Convergence Nationale
Les Partis de la Convergence Nationale (P.C.N)
Nouakchott le 05/07/2008
COMMUNIQUE DE PRESSE
- Considérant la gravité des tensions consécutives à la nomination d’un gouvernement essentiellement composé de symboles de la gabegie,
- Considérant la démarche courageuse et responsable entreprise par nos valeureux frères députés et sénateurs pour endiguer cet affront,
- Considérant les conditions de vie dramatiques de nos populations qui croupissent dans la misère et la famine ainsi que les conditions précaires des réfugiés dans leurs sites d’accueil,
- Considérant la sortie inappropriée et provocatrice du Président de la République dans son discours du 2 juillet 2008, visant à intimider les élus du peuple et les empêcher d’exercer leurs pouvoirs,
- Considérant l’insulte faite à l’intelligence de nos compatriotes, par la démission du premier ministre, l’homme de toutes les faillites, puis sa désignation quelques heures après pour constituer un autre gouvernement, attitude qui constitue à nos yeux, un message de mépris pour la volonté des mauritaniens et de leurs élus,
Les Partis de la Convergence Nationale (P.C.N) appellent toutes les bonnes volontés à se mobiliser en vue de défendrer l’Etat de droit contre toutes les manipulations et préserver les acquis garantis par la constitution,
Les Partis de la Convergence Nationale (P.C.N) invite les élus à persévérer dans leur refus de se soumettre à tout dictat ou pression et à poursuivre leur action jusqu’à l’éviction de l’homme de toutes les faillites et son remplacement par un Premier ministre n’ayant aucun antécédent,
Les Partis de la Convergence Nationale (P.C.N) invitent le Président de la République à respecter le programme électoral pour lequel il a été élu et à s’abstenir de déléguer la conduite des affaires de l’Etat à des prédateurs connus et rejetés par tous.
Enfin les Partis de la Convergence Nationale (P.C.N) s’insurge contre la diabolisation des valeureux officiers de notre armée, par des voix insignifiantes, à la solde de ces prédateurs décriés, et rappelle à ces ingrats que c’est grâce à l’action de ces valeureux officiers que notre pays vit pour la première fois une démocratie réelle.
Pour le Bureau Executif du P.C.N
Le Président Mohamed Sidi Dellahy
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19.04.2008
DEUX VIDEOS EXCLUSIVES : des militaires français ratent une chasse aux terroristes en Mauritanie

.0Trois morts, huit blessés, trois terroristes en fuite ! C’est le triste bilan de la chasse à l’homme menée en Mauritanie pour capturer les tueurs des quatre touristes français assassinés le 24 décembre au nord de Nouakchott.
Un journaliste ami de « Bakchich » a filmé la dernière fusillade, lundi 7 avril, dans la capitale, entre la police mauritanienne et les terroristes présumés. Ses images et son enquête montrent que des agents secrets français pilotaient une partie des opérations. Il raconte
Regardez bien ces images, des passants en jogging ou en boubou sont dans une rue de Nouakchott, quand soudain des coups de feu claquent. Qui tire sur qui ? Cinq hommes armés sont aux fenêtres d’une villa blanche, ils visent un terrain vague en contrebas, où six policiers de la toute nouvelle brigade d’intervention rapide de la police mauritanienne, dotée d’une trentaine d’hommes, s’abritent du feu derrière les portes de leur 4x4 à l’arrêt.
Le pick-up blanc, qu’on voit sur les images arriver en renfort, est celui du commandant de l’unité, Mohamed Salem Ould Ghallah. Lui n’a pas le temps de descendre de son Land cruiser, il se prend une rafale et décède sur le coup.
A ce moment-là, nous avons pu amener la caméra derrière un mur, d’où l’on peut voir les policiers tirer depuis leur véhicule. Les tirs s’intensifient, les balles secouent le sable, les policiers coincés, démoralisés par la mort de leur commandant, profitent d’une pause et se replient en emportant huit blessés. Dans les rues, l’information circule vite et on parle de cinq terroristes retranchés dans la villa blanche. Tout le monde sait que depuis plusieurs mois, les policiers mauritaniens sont engagés dans une chasse à l’homme contre le commando salafiste qui a assassiné quatre touristes français dans le désert, la veille de Noël.
Un mystérieux français dirige les policiers mauritaniens
Quelques minutes plus tard, comme le montre cette seconde vidéo, les policiers sont repliés à couvert derrière un mur, rejoints par des renforts. On peut voir les gradés, décapités après la mort du commandant, en plein flottement. C’est là qu’au milieu d’eux, soudain, apparaissent trois Occidentaux.
L’un deux, un beau blond athlétique en pantacourt, s’agite et donne aux forces mauritaniennes des directives de la main droite. On l’aperçoit au tout début de la vidéo, au premier plan, avant qu’il ne disparaisse derrière l’homme en boubou bleu. On le revoit au centre de l’image vers 0’33, puis marchant de dos vers 0’42.
Un répit dans la fusillade permet de traverser le champ de tir et d’approcher ces hommes, caméra à la main. Le blondinet vient aussitôt vers nous dans sa tenue de vacancier international, exception faite du pistolet qu’il tient à la ceinture en lieu et place du téléphone portable ou de la banane du touriste moyen. « Robert », appelons-le ainsi (c’est le surnom préféré des barbouzes…), nous demande en français sans accent, et
sèchement, de ne pas être filmé.
On demande à « Robert » ce qu’il fait ici, il répond qu’il travaille pour la coopération, en mission de formation pour la police mauritanienne.
- Mais que faites-vous au coeur de cette fusillade ?
- Pure coïncidence, affirme-t-il.
- C’est quand même étonnant de vous voir ici, en train de diriger une attaque sur le sol mauritanien… Vous chapeautez la brigade ?
- Je vous le répète, on est arrivés là PAR HASARD, insiste notre beau blond.
- Et par hasard, vous ne seriez pas des services de renseignement français ?
- Pas du tout ! termine l’homme qui tombe à pic, avant de nous demander de déguerpir.
vidéo
Que faisaient ces trois « coopérants » français sur la scène de la fusillade ? A l’ambassade de France, on répond d’abord à Bakchich un grand « Ah bon ? », en affirmant ne rien savoir de cette affaire. On leur mentionne une preuve filmée, et le ton change : « s’il y a eu des Français sur le terrain de la fusillade, de toute façon, ce ne serait que très anecdotique. Ici, on n’a que quatre coopérants militaires chargés de faire de l’assistance technique aux Mauritaniens ». Arrivée non prévue, donc, d’un simple coopérant militaire qui passait par hasard sur les lieux ? Si l’on en croit les policiers mauritaniens, les Français sont vraiment trop modestes !
Mardi 8 avril, au lendemain de la fusillade, des hauts gradés de la police de Nouakchott nous dévoilent en effet ce que les Français ne voulaient pas dire : la planque des Salafistes, dans la villa blanche, leur a été révélée par les Français… Comme quoi, le beau « Robert » n’était pas vraiment en train de cueillir des dattes avec son pistolet à la ceinture, quand par hasard il aurait entendu des coups de feu et se serait précipité pour estimer si tout va bien. Le même jour, l’information se précise. Un de nos contacts diplomatiques nous confie que « Robert » et ses deux amis, qu’on voit sur nos images, sont « trois agents de la DGSE qui suivent l’enquête depuis l’assassinat des quatre touristes français ». On comprend mieux !
La DGSE, déjà à l’origine de l’arrestation de deux terroristes du même groupe en Guinée-Bissau en janvier, poursuit donc sa traque en Mauritanie, et a servi d’indicateur aux Mauritaniens. Très efficace : elle a mené les policiers mauritaniens sur le quartier occupé par les terroristes. Sauf que les Français ont oublié un détail : à l’intérieur de la villa, les djihadistes étaient lourdement armés. Et parmi les policiers mauritaniens qui ont mené l’assaut, certains le gardent un peu en travers.
Un haut gradé est même un rien accusateur : « C’est sur information des Français que la brigade est partie sur les lieux pour repérer dans le quartier. Sauf qu’on ne savait pas dans quelle maison les terroristes étaient retranchés. On a reçu une information incomplète qui a conduit à la mort d’un commandant mauritanien et à 8 blessés dans nos rangs ». Autrement-dit, à tort ou à raison, des flics mauritaniens jugent que nos services tricolores ont un rien manqué de rigueur et de professionnalisme. Et qu’à cause de cela, le repérage a mal tourné et a dégénéré en fusillade.
Ce qui est sûr, c’est que le bilan de l’opération n’est pas à la hauteur du professionnalisme, reconnu, de nos espions français. Un policier mauritanien est tué, huit autres blessés. Un jihadiste est trouvé mort dans le garage de la villa, ses quatre compagnons prennent la tangente. Leur trace est retrouvée dans la nuit nouakchottoise après qu’ils aient braqué un automobiliste. L’un d’eux, blessé lors de la fusillade est ramassé mourant sur la banquette arrière. Présenté par la police mauritanienne comme l’artificier de la bande, il décèdera samedi 12 avril.
Restent trois jihadistes encore dans la nature, parmi lesquels se trouverait l’un des trois tueurs présumés des quatre touristes français, Sidi ould Sidina, alias « Abou Jendel », un jeûnot de 20 ans aspirant à faire partie des pontes de l’ancien GSPC, qui se réclame d’Al Qaida. Arrêté en Guinée Bissau grâce à la DGSE, puis extradé vite fait à Nouakchott, le gamin a fait la nique à tout le monde au début du mois. Profitant d’une pause pipi lors de son audition avec le juge chargé du dossier des quatre touristes, il s’est échappé en plein jour du palais de justice ! En dépit des affiches Wanted (13 000 euros pour sa capture) collées dimanche aux murs de la principale artère de la capitale, Sidina court toujours.
Pour vérifier nos révélations, Bakchich a joint le ministère des Affaires étrangères et celui de la Défense. Au Quai d’Orsay, on nous nous affirme qu’aucune information ne leur est remontée sur cette affaire. Au la Défense, après un temps de vérification, on nous répond ceci : "nous sommes désolés, mais pour cette fois, nous ne communiquerons pas sur ce dossier". Pas même un démenti ? Eh non. Rien de rien.
Capture d’un des tueurs présumés des quatre touristes français
Cette troisième vidéo montre la capture en plein Nouakchott d’un de ses complices présumés, trois jours après la fusillade. Cela se passe le jeudi 10 avril. Un chauffeur de taxi est alpagué pour une course. Il croit emmener une femme vêtue de l’habit traditionnel (mélhafa), quand il s’aperçoit, damned, que cette beauté porte au visage des poils peu féminins ! Une femme à barbe ? Le chauffeur n’en croit rien et tente de donner l’alerte. Vénus tente de s’enfuir mais elle se prend les pieds dans la mélhafa et ce sont des passants qui l’attrapent…
Reviennent alors les flics de la brigade d’intervention, qui d’un tissu couvrent son doux visage, la menottent sans égards et l’embarquent, pied au plancher, vers la prison de la ville. Aujourd’hui, les autorités affirment que le travesti serait en fait le troisième assassin et chef présumé de la bande, Maarouf Ould Haiba. En cavale depuis le massacre des Français, fin décembre, il a semble-t-il été bien cuisiné, car dès le lendemain, vendredi 11, deux caches d’armes sont découvertes dans le quartier où a eu lieu la fusillade lundi.
La suite de notre grande chasse à l’homme franco-mauritanienne au prochain épisode, si « Robert » et ses gars, nos limiers de la DGSE, parviennent à retrouver les trois fuyards encore en cavale.
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Mauritanie: un "coopérant militaire" français blessé par des militaires

Un "coopérant militaire" français a été "légèrement blessé à la cheville" jeudi soir à Nouakchott par des militaires mauritaniens devant le commandement de la garde présidentielle et évacué vers Dakar, a-t-on appris vendredi de source sécuritaire mauritanienne.
Dans un premier temps, la télévision mauritanienne avait indiqué que "deux étrangers" avaient été "légèrement blessés" par balles. Mais la source sécuritaire a précisé vendredi que le deuxième Français se trouvant à bord du véhicule n'a pas été blessé.
Sollicitée par l'AFP, l'ambassade de France à Nouakchott s'est refusée à tout commentaire.
A Paris, la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Pascale Andréani, a reconnu qu'un "coopérant technique" français avait été "légèrement blessé", sans donner de précisions sur ses activités. Mme Andréani a aussi fait état de "deux étrangers non-français" blessés.
Selon les premiers éléments de l'enquête, les deux Français à bord d'une voiture aux verres fumés se sont arrêtés devant le portail de la garde présidentielle. Les gardes ont ordonné au conducteur de s'en aller mais la voiture n'a pas bougé. Les militaires ont alors tiré, selon la source sécuritaire.
Mercredi, une voiture avait forcé à vive allure les barrières d'accès de l'ambassade de France à Nouakchott avant d'être immobilisée. Selon les premiers témoignages, "il semblerait que le conducteur ait été pris d'un accès de démence".
Interrogé sur la nature de ces deux événements, Mme Andréani a estimé qu'il s'agissait d'"accidents". "C'est fortuit. Nous n'en tirons pas de conclusion particulière en matière de sécurité", a-t-elle ajouté.
Ces deux incidents interviennent dans un climat sécuritaire très lourd en Mauritanie, avec des forces de sécurité mauritaniennes particulièrement nerveuses.
Le pays a connu, entre fin décembre et début février, trois attaques de la mouvance d'Al-Qaïda qui ont fait sept morts (quatre touristes français et trois militaires mauritaniens) et provoqué l'annulation du rallye Dakar 2008.
Début février, une attaque revendiquée par Al-Qaïda contre l'ambassade d'Israël à Nouakchott avait fait trois blessés, tous Français, dans un restaurant se trouvant à proximité.
Lundi, le procureur de la République de Nouakchott, Mohamed Abdallahi Ould Tiyib, a indiqué que des combattants islamistes, qui ont affrontés le 7 avril les forces de sécurité à Nouakchott, étaient "sur le point de mener" des attentats en Mauritanie.
AFP - Nouakchott
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