13.04.2008
Comment Marouve a été arrêté

L’arrestation surprenante de Marouve Ould Haiba constitue un fait important dans les opérations de recherche menées par la police, visant à démanteler les cerveaux présumés du groupe terroriste en Mauritanie, même si cette capture n’a pas officiellement été assortie d’une récompense pour son auteur, ou toute autre personne qui donnera des informations utiles.
L’homme supposé être le pivot de la bande, arrêté le vendredi 10 avril, était en cavale depuis l’attaque meurtrière contre les touristes français à Aleg. Contrairement aux informations qui attribuaient son arrestation à un officier de la garde, le vrai instigateur de sa capture s’avère bien être un chauffeur de taxi. Javar Hamel Simbin Bâ nous livre dans le témoignage ci-après comment il a réussi à neutraliser un homme dangereux. Récit d’un exploit qui mérite une récompense…
"Je m’appelle Javar Hamel Simbim Bâ, natif de Bourguina (Kiffa) en 1980. La capture de Marouve Ould Haiba a eu lieu le vendredi 10 avril aux environs de 12 heures. Je sortais à pied d’un garage mécanique où je faisais l’entretien de mon taxi, quand j’ai aperçu un homme habillé en saroual basin bleu et une chemise courant à vive allure et poursuivi par un groupe de jeunes. Quand le fuyard passa à côté de moi, j’entendis des mots du genre, prenez-le, c’est un assassin en fuite.
Je me lance à mon tour à sa poursuite et le pris par derrière le col de la chemise et il se mit à se débattre de toutes ses forces pour se soustraire de mon étreinte. Quand la foule s’est formée autour de nous, certains voulaient le lyncher, le prenant pour un meurtrier qui vient de commettre un crime dans le quartier de la Socogim sans même s’assurer de la véracité de l’acte.
Grâce à l’intervention d’un homme d’âge mûr qu a dissuadé les gens, la foule s’est un peu ressaisit. C’est alors qu’il déclara à la surprise de tous, en tapant fortement sa poitrine : sachez que je suis Marouve Ould Haiba, l’auteur de l’attaque d’Aleg. La confusion était totale ! La nouvelle arrive à la police. Je continuai à l’aide d’autres personnes à le tirer jusqu’à la proximité du commissariat du Ksar, Socogim PS. C’est alors que deux policiers le conduisirent au commissariat et un troisième braqua sur lui une arme.
La capture proprement dite, l'apaisement des jeunes emportés, l’arrivée de la police, le tout aurait duré environ 10 minutes. Les habits que Marouve avaient abandonnés (une djellaba et une robe) furent aussi remis à la police. Ma surprise était grande quand la police se mit à nous brutaliser en nous sommant de quitter alors que sans moi Marouve allait échapper à cette capture. Est-ce une récompense de la part de citoyens qui ont mis à prix leur vie pour servir la nation ?
Ma deuxième surprise c’est d’entendre que c’est un officier de la garde qui est l’auteur de cette capture. Je pense qu’il est nécessaire de clarifier les choses. Tous ceux qui étaient venus ce jour-là, savent bien que je suis l’auteur de la capture de Marouve...Et je le dis modestement, mais fièrement"
Marouve, sous les verrous
Pendant que la traque policière se poursuit activement pour arrêter la bande de Ould Sidina en cavale et au moment où les avis de recherche continuent d’être diffusés à la télévision nationale, Marouve Ould Haiba, l’un des présumés tueurs des touristes français a été capturé comme un caïman loin d’une lagune. Ce cerveau du mouvement salafiste en Mauritanie avait réussi à brouiller toutes les pistes et a pu regagner le pays sans éveiller le moindre soupçon.
C’est le vendredi 10 avril aux environs de 12 heures que Maarouve a été arrêté dans le quartier de la Socogim PS alors qu’il s’apprêtait à prendre un taxi. Déguisé en femme et drapé d’une djellaba, un simple échange de mots avec le chauffeur de taxi, aurai suffit par révéler son identité masculine. Maarouve tentera alors de se soustraire des regards d’une foule qui commençait à se former. L’étau se resserra autour de lui.
Contrairement à ce qui circulait, il ne dissimulait aucune arme sous ses habits, raison qui explique sa capture sans grande peine, ni résistance. Un duel s’engagea entre lui et un taximan qui arriva à l’immobiliser sous les yeux médusés d’une meute de curieux alertés par la nouvelle. Dans la mêlée, un élève officier de la garde se réappropria l’exploit du chauffeur avant que la police ne vienne se lancer avec rage sur un homme devenu facile à ligoter.
Marouve dépossédé de son argent
Au moment où se déroulait la bataille pour mettre Marouve hors de tout état de nuire, un profiteur plongeât sa main dans la poche du saroual du travesti vestimentaire pour s’emparer d’une somme importante d’argent. Dans la confusion, le détrousseur se fondit dans la nature. S’avouant vaincu, sachant que sa cavale a pris fin, le salafiste n’opposera aucune résistance. La police le conduisit sous une haute sécurité vers une destination inconnue.
Aussitôt, la nouvelle de sa capture fit le tour de Nouakchott. Les commentaires et supputations allaient se poursuivre. Dans la même soirée, des rumeurs ont fait état de la fuite de Marouve Ould Haiba. Ce que les autorités judiciaires finiront par démentir systématiquement.
Découvert d’une cache d’armes et d’explosifs
Le vendredi 10 avril a été aussi un jour très chargé pour les services de sécurité qui n’en finissaient pas d’essuyer des revers des bandes salafistes. Une importante quantité d’armes automatiques, des munitions et des explosifs prêts à être utilisés ont été découverts dans deux villas mitoyennes aux lieux des accrochages entre les islamistes et les forces de sécurité. Le matériel dangereux avait été abandonné, une bonne partie avait été minutieusement enfouie dans une réserve d’eau.
La bande de Ould Sidina se préparait vraisemblablement à commettre des attentats monstrueux dans le pays. Certaines ambassades occidentales étaient semble t-il visées par les frappes terroristes dont le moment d’exécution était presque proche, si le réseau n’était pas démantelé in extremis. Cette quantité de matériel destructeur qui n’avait pas au départ attiré la moindre attention de la police, très occupée à retrouver les fugitifs, pouvait toujours être employé par des présumées bandes salafistes que les forces de sécurité n’arrivent pas à circonscrire et décapiter.
Décédé
Ahmed Ould Radhi, l’’un des principaux combattants djihadistes salafistes, grièvement blessé, après les violents accrochages du lundi dernier entre les forces de sécurité et les retranchés islamistes avant d’être admis à la réanimation à l’hôpital militaire, est décédé hier. Les médecins ont déployé d’énormes efforts pour le sauver.
Les services de sécurité et de renseignement comptaient beaucoup sur son rétablissement pour obtenir des informations utiles qui peuvent les aider pour démanteler le réseau islamiste dont les principaux cerveaux, par leur volatilité et discrète mobilité dans la capitale sèment la panique parmi les populations.
Cheikh Tidiane Dia
13:47 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.04.2008
Mauritanie: une cache d'explosifs découverte, les islamistes traqués

La police mauritanienne a découvert vendredi une cache d'explosifs dans une maison de Nouakchott, dans le cadre de ses recherches contre plusieurs islamistes ayant réussi à fuir après des affrontements ayant fait deux morts lundi.
La cache a été découverte à Tevregh Zeina, quartier chic situé dans le nord-ouest de Nouakchott, a précisé à l'AFP une source sécuritaire. "Nous avons découvert dans cette maison beaucoup d'explosifs entreposés, nous sommes en train de les examiner, de connaître leur nature et leur provenance", a indiqué cette source qui a requis l'anonymat.
La maison qui était encerclée depuis l'aube par les forces de l'ordre est actuellement isolée du reste du quartier "pour circonscrire les risques liés à à la présence de ces explosifs", a ajouté la même source. Selon la police, des femmes ont souvent été vues dans cette maison, "fort probablement les épouses des salafistes recherchés".
Le bâtiment se trouve dans le même quartier où les islamistes avaient été attaqués lundi dans une maison où la police a découvert un "laboratoire" d'explosifs "prêt à fonctionner".
Les recherches se sont par ailleurs poursuivies vendredi à Nouakchott pour retrouver les islamistes. "La traque continue, au nord, au sud et au centre de Nouakchott. Nous sommes sur des traces bien sûr mais nous ne négligeons aucun élément de renseignement supplémentaire qui pourrait nous guider dans le cadre de la lutte contre les terroristes", a affirmé une source sécuritaire sous le couvert de l'anonymat.
Au moins trois combattants islamistes avaient réussi à échapper aux forces de sécurité lundi soir en périphérie nord de la capitale, après des affrontements entre jihadistes et policiers, soutenus par des renforts de l'armée.
Deux des trois islamistes ont été formellement identifiés.
Il s'agit d'un des assassins présumés de quatre touristes français en décembre en Mauritanie, Sidi Ould Sidna, évadé du palais de justice de Nouakchott le 2 avril, et Al-Khadim Ould Essemman, inculpé dans le cadre de l'attaque de l'ambassade d'Israël le 1er février dans la capitale.
Selon la source sécuritaire, la police a égalerment mené dans la nuit de jeudi à vendredi des descentes "infructueuses" contre des domiciles suspects, notamment dans le centre-sud de la capitale. Ces opérations ont eu lieu dans la zone où un des trois assassins présumés de quatre touristes français en décembre 2007, Maarouf Ould Haiba, émir (chef) du groupe des salafistes, a été arrêté jeudi.
La télévision continue de son côté de diffuser les photos des personnes recherchées. La publication est assortie d'une mise en garde adressée par le parquet aux populations contre toute aide qui pourrait être donnée aux "terroristes en fuite" et des sanctions pénales qui en découleraient.
Pays en grande partie désertique, deux fois grand comme la France mais peuplé de seulement un peu plus de 3 millions d'habitants, la Mauritanie avait jusqu'à récemment été relativement épargnée par les actions terroristes.
Mais le pays a été la cible, entre fin décembre et début février, de trois attaques de la mouvance d'Al-Qaïda qui ont fait sept morts (quatre touristes français et trois militaires mauritaniens) et provoqué l'annulation du rallye Dakar 2008.
AFP / 11 avril 2008 19h39)
12:29 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11.04.2008
Nouakchott devient un lieu de prédilection pour les services de renseignements occidentaux

La France est traditionnellement présente et l’assassinat récent de touristes français en Mauritanie, n’a fait que renforcer cette présence.
La CIA est venue avec son frère jumeau le Mossad pour couvrir toute la Mauritanie. Mais que cherchent-t-ils au juste ? Le malheur est que eux seuls peuvent répondre à cette question.
Et nos services de renseignements mauritaniens à nous ! Que font-ils ? Où se forment-ils ? Quels moyens ont-ils ?
Autant de questions que se pose aujourd’hui le citoyen mauritanien, après la mise en déroute de notre système sécuritaire par une poignée de petits truands prétendant appartenir à la mouvance Salafiste, ce qui reste encore à vérifier ?
Décidemment avec un premier ministre zinzin, tout devient zinzin, y compris les renseignements eux-mêmes !
Le carnage ce Mercredi 9 Avril 2008 au sein d’une Mahadra dans la moughataa du Ksar, sur des élèves de Coran entrain de cuire paisiblement un chevreau (Jdi) pour réviser avec leur maître (guaray), est la preuve éclatante, si besoin était, de l’incompétence notoire de nos policiers qui confondent les quartiers de chevreau (adham jdi) dans une marmite avec des fusils mitrailleurs de Salafistes. Rien qu’avec l’odeur que dégage la marmite, le plus cancre des policiers, peut discerner entre la présence de bandits en fuite et celle des élèves de Mahadra à la recherche du savoir (talebetou ilmin).
Si ce genre de bavure se répète, eh bien, adieu la Mauritanie !
Et les officiers de la police, genre commissaires principaux, commissaires divisionnaires ! Où sont-ils ?
Ils seraient entrain de se chamailler à la DGSN pour le partage de crédits, comme un troupeau de chacals sur une charogne.
Pour une fois, nos députés se sont réveillés de leur long sommeil d’ignorance, ce Mardi 8 Avril 2008 pour fustiger le gouvernement zinzin pour son incapacité à garantir la sécurité pour les citoyens, ce qui est son premier devoir.
Monsieur zinzin, puisque votre incompétence est donc aujourd’hui plus d’une fois prouvée, pourquoi ne pas disparaître à la Al Thani en visite à Nouakchott ce mois d’Avril 2008 ?
En tout cas, personne ne vous regrettera, même pas Nani Ould Chrougha, votre pseudo-direcab.
Qu’allez-vous également répondre au Tout Puissant pour ce massacre des enfants de la Mahadra du Ksar, vous qui fréquentez souvent la Mosquée Al Atigh pour la prière hebdomadaire du Vendredi ?
La Mauritanie a connu d’autres premiers ministres, mais aucun n’a été aussi guignard que vous !... lol
De grâce, zinzin, disparaissez avant qu’un désastre n’efface la République Islamique de Mauritanie de la carte du monde ! Et le spectre n’est plus très loin selon les observateurs avertis.
17:55 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
assassinat à Fdérick

Le désarroi et l'inquiétude règnent au sein des populations à tel point que certains citadins ne croient plus à l'intérêt de cette nouvelle transition et même à l'avènement d'une véritable démocratie. Certains citadins trouvent refuge dans un fondamentalisme religieux importé vers une société traditionnellement connue pour son islam modéré.
D'autres regrettent le régime d'exception déposé tandis que d'autres continuent de croire aux valeurs démocratiques et au respect des droits humains. Les mauritaniens sont en phase d'initiation et notre jeune démocratie repose sur des fondements encore fragiles.
Le pays fait face à des problèmes de précarité, de paupérisation, de la montée du chômage, des inégalités sociales. Dans cette optique, le violence déjà pratiquée, dans la sous région, commence à prendre un essor croissant.
Avec les assauts de Lemghaity, les crimes abominables de Galaouiya ou d'Aleg, le terrorisme semble devenir, lui aussi, un véritable boulet pour le Gouvernement actuel. Ainsi, les viols et les assassinats ou les meurtres avec préméditation commencent à se developper.
Si, jusqu'à une époque recente, des traumatismes suite aux accidents de circulation sont la cause de nombreux décès, cela ne semble plus être aujourd'hui le cas.
Des mineurs décèdent à la suite d'un meurtre, des femmes sont violées et torturées avant d'être tuées. Les causes de la violence sont multiples et elles sont liées souvent à la jalousie, la drogue, l'alcoolisme, la détresse, la paupérisation.
Néanmoins, le plus gros problème demeure que ces jeunes, s'ils ne sont pas recrutés par des dealers ils sont vite enrolés dans des mouvements extrémistes.
La protection des citoyens doit apparaitre comme une finalité majeure pour tout système securitaire et les autorités chargées de la sureté nationale doivent oeuvrer par tous les moyens à protéger l'individu.
Aujourd'hui, l'assassinat préparé et organisé par avance par un malien, selon des sources fiables, contre deux compatriotes, dans les environs de F'derrick doit inviter les autorités et leurs partenaires à plus de vigilance.
Cet homicide n'a certes, aucun lien avec le dernier accrochage meurtrier à Nouakchott, entre les forces de l'ordre et des salafistes. Bilan: 2 morts , 3 évadés, de nombreux blessés, et la panique.
Il urge présentement et partant de tout ce qui précède, de tenir compte de la vulnérabilité des victimes, de dissauder les auteurs, de les empêcher de désorganiser le procès, d'éviter d'agir par complicité ou d'aider à l'évasion des coupables.
Notre sureté nationale doit disposer des avions de surveillance, des ressources humaines qualifées et suffisantes pour éviter que des tels incidents de parcours ne se repetent et le rôle des partenaires de developpement.

Qu'est ce qui justfie cette colère terroriste. Méditons un tout petit l'histoire de notre pays. L'histoire récente, je veux dire. Celle-là, qui a commencé le 03 août 2008. Remontons un peu vers les derniers jours de règne de Taya. Le pays était en crise, mais surtout le système était usé, la machine sécuritaire grippée.
Quelques temps auparavant, en 2003 la régime chancellait. La tentative du coup d'Etat du 8 juin 2003 a été le déclic d'un début de quelque chose. L'attaque contre la garnison militaire de Lemgheyti était véritablement la première expression d'un courroux terroriste. Mais, cela se comprenait. La démocratie s'enlisait. Et les deux pieds de la démocratie tayaienne étaient gangrénés par bien des épines.
Le passif humanitaire relatif à la question négro mauritanienne, l'incarcération des leaders islamistes, le musellement des libertés publiques, le resserrement de l'étau sur l'opposition, entre autres, étaient autant de rendez-vous critiques de cette époque.
Le révolution de palais opérée par les principaux collaborateurs de Maaouya était quelque peu injuste. Injuste parce que de facto elle a mis celui-ci dans une posture, obligée ou presque, inconfortable. Cette injustice était double. Car, elle ne faisait pas seulement porter à Ould taya la lourde responsabilité d'endossement de tous les excès, bavures et malversations qui se sont déroulés sous son règne, mais elle-et c'est là, l'une des premières impostures des maîtres de la transition- permet une nouvelle virginité à ses sbires.
Sortis drapés d'oripeaux d'ascètes. L'histoire est quelque peu arbitraire aussi. Maaouya était certes un assoiffé de pouvoir. Il l'aveuglait. Mais, aujourd'hui, il est établi que l'homme avait quelques mérites qui ont été exilés avec lui. Ould Taya n'était guère porté sur les biens, ni richesses de quelque nature matérielle. Celui qui l'a délogé était, il le demeure, obsédé par l'argent. S'il a réussi la transition politique quoique l'on ne peut oublier ses tentatives et tentations de dernières heures de demeurer un peu plus, la transition économique a été un fiasco cuisant.
Ould Mohamed Vall qui dispense ces jours-ci des leçons de démocratie, un peu partout, a dilapidé les finances publiques. En connivence avec ceux-là mêmes qui étaient comme aux premières loges sous Ould Taya, et que lui a reconduit dans le gouvernement civil.
Aujourd'hui, un an après l'installation du régime de celui qui a été le candidat des militaires la situation n'est guère reluisante. Le premier
Qu'est ce qui justfie cette colère terroriste. Méditons un tout petit l'histoire de notre pays. L'histoire récente, je veux dire. Celle-là, qui a commencé le 03 août 2008. Remontons un peu vers les derniers jours de règne de Taya. Le pays était en crise, mais surtout le système était usé, la machine sécuritaire grippée.
Quelques temps auparavant, en 2003 la régime chancellait. La tentative du coup d'Etat du 8 juin 2003 a été le déclic d'un début de quelque chose. L'attaque contre la garnison militaire de Lemgheyti était véritablement la première expression d'un courroux terroriste. Mais, cela se comprenait. La démocratie s'enlisait. Et les deux pieds de la démocratie tayaienne étaient gangrénés par bien des épines.
Le passif humanitaire relatif à la question négro mauritanienne, l'incarcération des leaders islamistes, le musellement des libertés publiques, le resserrement de l'étau sur l'opposition, entre autres, étaient autant de rendez-vous critiques de cette époque.
Le révolution de palais opérée par les principaux collaborateurs de Maaouya était quelque peu injuste. Injuste parce que de facto elle a mis celui-ci dans une posture, obligée ou presque, inconfortable. Cette injustice était double. Car, elle ne faisait pas seulement porter à Ould taya la lourde responsabilité d'endossement de tous les excès, bavures et malversations qui se sont déroulés sous son règne, mais elle-et c'est là, l'une des premières impostures des maîtres de la transition- permet une nouvelle virginité à ses sbires.
Sortis drapés d'oripeaux d'ascètes. L'histoire est quelque peu arbitraire aussi. Maaouya était certes un assoiffé de pouvoir. Il l'aveuglait. Mais, aujourd'hui, il est établi que l'homme avait quelques mérites qui ont été exilés avec lui. Ould Taya n'était guère porté sur les biens, ni richesses de quelque nature matérielle. Celui qui l'a délogé était, il le demeure, obsédé par l'argent. S'il a réussi la transition politique quoique l'on ne peut oublier ses tentatives et tentations de dernières heures de demeurer un peu plus, la transition économique a été un fiasco cuisant.
Ould Mohamed Vall qui dispense ces jours-ci des leçons de démocratie, un peu partout, a dilapidé les finances publiques. En connivence avec ceux-là mêmes qui étaient comme aux premières loges sous Ould Taya, et que lui a reconduit dans le gouvernement civil.
Aujourd'hui, un an après l'installation du régime de celui qui a été le candidat des militaires la situation n'est guère reluisante. Le premier citoyen du pays qui s'avère de plus en plus hors jeu reçoit des coups des milieux qui ne devraient pas pourtant lui consituer une source d'inquiétude. Inconcevable que le pouvoir de Sidioca soit menacé par des groupes extremistes islamistes. L'homme a reconnu deux partis islamistes. Il a construit une mosquée dans son palais présidentiel. Il accomplit ces cinq prières, en plus de celle du vendredi qui se retransmet au grand public. Il a nommé un islamiste qui a été arrêté en 94 suite à la raffle islamiste sous Taya.
Les problèmes auraient été plausible qu'ils fusent de tous les bords, sauf celui-là. Il y a lieu donc de s'interroger sur les péripéties de cette escalade terroriste. Des français tués à côté d'Aleg, des militaires tués en plein désert. Un terroriste qui prend la fuite du palais de justice. Une attaque, en pleine capitale, entre deux plusieurs policiers et cinq terroristes dont trois réssissent à s'échapper. Un autre terroriste en cavale a été arrêté en plein jour, se voilant d'une melhafa de femme ! Comme tout par hasard !???Puis, il s'évade encore !????? Ces dernières événement se sont produits alors que le Président vient de hisser deux colonels au grade de général, un troisième méritera le même titre sous peu !????
L'opinion est préparé, bien préparé aujourd'hui, en tout cas, à comprendre tous les scénarii. Est-ce que la menace salafiste, terroriste est réelle ? Quelque chose se trame, cela saute aux yeux.
Sidi ne semble pas être très inquiet de la terreur qui s'installe. Ses ministres sont dépassés. Les chefs de la sécurité obéissent visiblement à un calendrier qui leur est propre. Beaucoup d'interrogations ? Où on va ?
L'horizon distille des développements politiques. Un coup d'Etat ? Une présence constitutionnelle des militaires dans le sérail ? Sidi démissionne ? Ely devient premier ministre avec un président peu encombrant ? Et une énième transition ? Une formule ? Quelque part, une formule se concocte. Une trompérie gravissime qui nous guette.
Mohamed Ould Sidiya
Qu'est ce qui justfie cette colère terroriste. Méditons un tout petit l'histoire de notre pays. L'histoire récente, je veux dire. Celle-là, qui a commencé le 03 août 2008. Remontons un peu vers les derniers jours de règne de Taya. Le pays était en crise, mais surtout le système était usé, la machine sécuritaire grippée.
Quelques temps auparavant, en 2003 la régime chancellait. La tentative du coup d'Etat du 8 juin 2003 a été le déclic d'un début de quelque chose. L'attaque contre la garnison militaire de Lemgheyti était véritablement la première expression d'un courroux terroriste. Mais, cela se comprenait. La démocratie s'enlisait. Et les deux pieds de la démocratie tayaienne étaient gangrénés par bien des épines.
Le passif humanitaire relatif à la question négro mauritanienne, l'incarcération des leaders islamistes, le musellement des libertés publiques, le resserrement de l'étau sur l'opposition, entre autres, étaient autant de rendez-vous critiques de cette époque.
Le révolution de palais opérée par les principaux collaborateurs de Maaouya était quelque peu injuste. Injuste parce que de facto elle a mis celui-ci dans une posture, obligée ou presque, inconfortable. Cette injustice était double. Car, elle ne faisait pas seulement porter à Ould taya la lourde responsabilité d'endossement de tous les excès, bavures et malversations qui se sont déroulés sous son règne, mais elle-et c'est là, l'une des premières impostures des maîtres de la transition- permet une nouvelle virginité à ses sbires.
Sortis drapés d'oripeaux d'ascètes. L'histoire est quelque peu arbitraire aussi. Maaouya était certes un assoiffé de pouvoir. Il l'aveuglait. Mais, aujourd'hui, il est établi que l'homme avait quelques mérites qui ont été exilés avec lui. Ould Taya n'était guère porté sur les biens, ni richesses de quelque nature matérielle. Celui qui l'a délogé était, il le demeure, obsédé par l'argent. S'il a réussi la transition politique quoique l'on ne peut oublier ses tentatives et tentations de dernières heures de demeurer un peu plus, la transition économique a été un fiasco cuisant.
Ould Mohamed Vall qui dispense ces jours-ci des leçons de démocratie, un peu partout, a dilapidé les finances publiques. En connivence avec ceux-là mêmes qui étaient comme aux premières loges sous Ould Taya, et que lui a reconduit dans le gouvernement civil.
Aujourd'hui, un an après l'installation du régime de celui qui a été le candidat des militaires la situation n'est guère reluisante. Le premier citoyen du pays qui s'avère de plus en plus hors jeu reçoit des coups des milieux qui ne devraient pas pourtant lui consituer une source d'inquiétude. Inconcevable que le pouvoir de Sidioca soit menacé par des groupes extremistes islamistes. L'homme a reconnu deux partis islamistes. Il a construit une mosquée dans son palais présidentiel. Il accomplit ces cinq prières, en plus de celle du vendredi qui se retransmet au grand public. Il a nommé un islamiste qui a été arrêté en 94 suite à la raffle islamiste sous Taya.
Les problèmes auraient été plausible qu'ils fusent de tous les bords, sauf celui-là. Il y a lieu donc de s'interroger sur les péripéties de cette escalade terroriste. Des français tués à côté d'Aleg, des militaires tués en plein désert. Un terroriste qui prend la fuite du palais de justice. Une attaque, en pleine capitale, entre deux plusieurs policiers et cinq terroristes dont trois réssissent à s'échapper. Un autre terroriste en cavale a été arrêté en plein jour, se voilant d'une melhafa de femme ! Comme tout par hasard !???Puis, il s'évade encore !????? Ces dernières événement se sont produits alors que le Président vient de hisser deux colonels au grade de général, un troisième méritera le même titre sous peu !????
L'opinion est préparé, bien préparé aujourd'hui, en tout cas, à comprendre tous les scénarii. Est-ce que la menace salafiste, terroriste est réelle ? Quelque chose se trame, cela saute aux yeux.
Sidi ne semble pas être très inquiet de la terreur qui s'installe. Ses ministres sont dépassés. Les chefs de la sécurité obéissent visiblement à un calendrier qui leur est propre. Beaucoup d'interrogations ? Où on va ?
L'horizon distille des développements politiques. Un coup d'Etat ? Une présence constitutionnelle des militaires dans le sérail ? Sidi démissionne ? Ely devient premier ministre avec un président peu encombrant ? Et une énième transition ? Une formule ? Quelque part, une formule se concocte. Une trompérie gravissime qui nous guette.
Mohamed Ould Sidiya
citoyen du pays qui s'avère de plus en plus hors jeu reçoit des coups des milieux qui ne devraient pas pourtant lui consituer une source d'inquiétude. Inconcevable que le pouvoir de Sidioca soit menacé par des groupes extremistes islamistes. L'homme a reconnu deux partis islamistes. Il a construit une mosquée dans son palais présidentiel. Il accomplit ces cinq prières, en plus de celle du vendredi qui se retransmet au grand public. Il a nommé un islamiste qui a été arrêté en 94 suite à la raffle islamiste sous Taya.
Les problèmes auraient été plausible qu'ils fusent de tous les bords, sauf celui-là. Il y a lieu donc de s'interroger sur les péripéties de cette escalade terroriste. Des français tués à côté d'Aleg, des militaires tués en plein désert. Un terroriste qui prend la fuite du palais de justice. Une attaque, en pleine capitale, entre deux plusieurs policiers et cinq terroristes dont trois réssissent à s'échapper. Un autre terroriste en cavale a été arrêté en plein jour, se voilant d'une melhafa de femme ! Comme tout par hasard !???Puis, il s'évade encore !????? Ces dernières événement se sont produits alors que le Président vient de hisser deux colonels au grade de général, un troisième méritera le même titre sous peu !????
L'opinion est préparé, bien préparé aujourd'hui, en tout cas, à comprendre tous les scénarii. Est-ce que la menace salafiste, terroriste est réelle ? Quelque chose se trame, cela saute aux yeux.
Sidi ne semble pas être très inquiet de la terreur qui s'installe. Ses ministres sont dépassés. Les chefs de la sécurité obéissent visiblement à un calendrier qui leur est propre. Beaucoup d'interrogations ? Où on va ?
L'horizon distille des développements politiques. Un coup d'Etat ? Une présence constitutionnelle des militaires dans le sérail ? Sidi démissionne ? Ely devient premier ministre avec un président peu encombrant ? Et une énième transition ? Une formule ? Quelque part, une formule se concocte. Une trompérie gravissime qui nous guette.
Mohamed Ould Sidiya
17:20 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09.04.2008
الأخبار" تنشر تفاصيل العملية وأسماء الجريحين
وفى تصريح للأخبار قال سيد محمد ولد سيدي قريب أحد إن الجريحين هما :
محمد ولد أحمد باب وهو طالب في المعهد العالي للدراسات والبحوث الإسلامية وهو مصاب بجروح خطيرة بعد اصابته برصاص مباشر ،أما الثاني فهو طالب بالمدرسة الوطنية لتكوين الأساتذة ويدعى على ولد المصطفى وإصابته خفيفة ويوجدان الآن تحت حراسة أمنية مشددة.
وقال ولد سيدي في حديث لوكالة أنباء "الأخبار" المستقلة مساء اليوم الأربعاء إن الطالبين كانا يراجعان دروسهما في منزل قيد البناء بالمنقطة المعنية "صكوك" وقبل ساعات وصل إليهما شخص يعتقد أنه متعاون مع الأمن الوطني وسألهما عن أسباب تواجدهما في المنزل وابلغاه أنهما كانا يراجعان ،وطلب منهما بطاقات تعريف وطنية أو مدرسية وسلماه الأخيرة.
وبعد ساعة يضيف ولد سيدي وصلت سيارات شرطة إلى المنطقة وقامت بإطلاق النار على الطالبين بينما كانا يراجعان قبل أن تنقلهما إلى المستشفى الوطني لتلقى العلاج.
ويقول المراسل إن الشرطة المكلفة بالبحث أطلقت وابلا من الرصاص لتفريق المتواجدين في المستشفى وأجلت كافة المدنين منه ،كما شوهد عناصر من الشرطة وهم يحملون جريحا عند بوابة مركز خدمات الطوارئ وصفت حالته بالخطرة.
ويقول شهود عيان إن الجريح أدخل إلى مركز الاستطباب قبل دقائق من دخول جريح ثان حالته متوسطة ،و قالت المصادر الطبية للأخبار إنه شابين أحدهما قصير القامة اشتبهت فيهما الأجهزة الأمنية بعد تلقيها بلاغا من أحد المتعاونين معها وأنهما سقطا بعد إطلاق النار عليهما من قبل عناصر الأمن في ظروف وصفت بالغامضة.
وقال مراسل لوكالة أنباء "الأخبار" المستقلة إن الأجهزة الأمنية أبلغت بتحرك أشخاص مجهولين في محيط منزل مهجور قرب "صكوكى" (أحد الأحياء الجديدة شمال تفرغ زينه) وهو ما دفع بدورية للشرطة إلى التوجه نحو المكان قبل أن تطلق النار على شابين كانا بداخل المنزل في ظروف غامضة نقلا بعدها إلى المستشفى لتلقى العلاج.
وقال مراسل "الأخبار" انه شاهد الشاب الأخير منهما بين سبعة عناصر من الشرطة وهو يرتدى زيا محليا (دراعه) بعد دقائق من إصابته في الحي وذلك على الطريق الرابط بين تفرغ زينه و"تيارت" وهو محاط بعناصر من فرقة البحث .
وقد توغلت سيارة الشرطة داخل الحى حيث عرقلتها الرمال وأضطر عناصر الشرطة الى الإستعانة ببعض الأفراد الآخرين تضاربت الأنباء بشأن انتمائها للمؤسسة الأمنية أم أنهم مجرد متعاونين معها أبلغوا عن شبان كانوا فى منزل ذويهم الجديد طمعا فى جائزة قال بيان للنيابة العامة إنها ثمينة .
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